Bon, je préfère prévenir : aujourd'hui, ce n'est pas comique. Parce que parfois, être une mère pas top, ce n'est pas franchement drôle.
Mais promis, demain sera plus réjouissant. Enfin bon, voilà.

Des colères comme jamais elle n'en avait connu
Pourtant ce n'était pas son premier enfant, ni même son deuxième, ni même son troisième.
Mais là, depuis deux mois environ, c'était l'enfer.
Tous les jours. Plusieurs fois par jour.
Elle avait bien sûr testé tous ses anciens trucs plutôt efficaces jusque là. Puis des nouveaux. Puis des qu'on lui avait conseillé. Sans oublier le chantage et la corruption qu'elle réessayait régulièrement.
Incorruptible, imperméable au chantage et absolument pas receveur d'un quelconque essai éducatif.
Un sujet de thèse de pedo-psychiatrie à lui tout seul.
Auparavant, ce petit bout de 2 ans et des bananes était normalement colérique. Sa petite crise de temps en temps et il passait à autre chose. Heureux d'aller à la crèche, heureux d'aller chercher ses soeurs le soir, acceptant la baby-sitter de temps en temps pour cause de travail maternel un peu plus long que d'hab ou de sortie des parents.
Mais depuis deux mois, depuis ce déménagement...
Tout s'était pourtant bien passé : les grands s'étaient immédiatement adaptés à leur nouvelle école, des histoires de copains-copines s'étaient mise en place dès le premier jour...
Assez fière d'elle, la mère, d'avoir si bien préparé l'atterrissage du transbordement familial.
Sauf que lui....
Il était pénible point barre.
En plus n'ayant pas trouvé de place en crèche, elle l'avait tout le temps avec elle. Courses, ménage, linge et aucun moment pour s'éloigner puisqu'elle n'avait pas retrouvé de travail.
Jusqu'au jour...
X-ième colère, elle l'apprend de la bouche du père en récupérant une petite boule rouge, hurlante et se débattant.
A bout de force, d'idées, d'energie elle s'assied à côté de lui, sur le trottoir, au pied de la porte qu'il n'a pas voulu franchir et ne peut qu'écouter ses cris.
A bout de force, d'idées, d'energie elle comprend enfin ces pleurs et cris sans parole
A bout de force, d'idées, d'energie, d'une voix presque chuchotée elle demande :
- "Tu te souviens de ta crèche où tu allais avant qu'on vienne habiter ici?".
Et d'une voix calme, avec un visage où instanément disparait toute trace de colère, en la regardant droit dans les yeux, le petit bonhomme répond:
- "Oui"
Et sur ses joues à elle les larmes se mettent à couler.
Elles coulent pendant qu'elle lui raconte sa vie à lui, sa vie d'avant. Elles coulent pendant qu'elle lui promet que lui aussi retrouvera des occupations pour lui, en lui expliquant que quitter n'est pas abandonner, en lui racontant pourquoi ils sont partis. Elles coulent de reconnaître chez lui tellement de sa propre peine à elle.
Elles coulent en lui disant qu'il faut que sa tristesse s'arrête.
Elles coulent de honte de ne pas avoir senti plus tôt la souffrance de son fils
Elles coulent de soulagement de l'avoir enfin comprise.
Edit : Au vu des premiers comms, j'ai un peu l'impression de "tromper mon monde". Cette scène est déjà vieille de plusieurs mois, et ce texte a été écrit il y a plusieurs semaines. Je n'osais pas le mettre en ligne. Et puis hier quelque chose a fait remonter tout ça. Alors aujourd'hui je me suis lancée
Par ClaireMM, Mardi 6 Nov 2007 à 06:24 GMT+2 dans Pas top et pas drôle (article, RSS)
Vos commentaires
Le Mardi 6 Nov 2007 à 06:47, par Missgavotte
Et oui... pas facile d'être parent... on veut protéger, mais hélas on n'a pas toujours la méthode pour le faire. C'est livré sans mode d'emploi ces petites choses là... et y'en a pas deux pareil ! Et pour couronner le tout, les épisodes de la vie ne sont pas identiques non plus. Tes aînés n'ont pas gérer ce déménagement au même âge.
Hmmm que ça a dû être pénible ces dernières semaines ! j'imagine la tension pour toute la famille ! Bon, maintenant que tu as réussi à faire dire à ton loulou ce qui n'allait pas, je suppose que tu vas tout mettre en place pour que ça aille ? une halte-garderie de temps en temps par exemple à défaut de crèche ? en attendant la rentrée bientôt ?
Je connais parfois les larmes de culpabilité : de l'élever seule, de ne pas tout assurer, d'être égoïste en voulant plus de temps pour moi alors que lui n'y est pour rien dans tout ça...
Dur dur le métier de maman !
Le Mardi 6 Nov 2007 à 07:51, par ange
tout va aller mieux maintenant. les déménagements étant petit, j'ai connu et j'en ai fait baver à ma mere aussi dans ces cas la. (en fait, ma crise d'ado, je l'ai faite vers 5ans ;-)) et puis une fois que c'est sorti, ca va mieux et on finit par accepter le déménagement.
courage, tu vois bientot le bout du tunnel avec ton petit bout, tt va s'arranger. bisous affectueux pour toi petite marraine (et hop, encore un billet qui fait pleurer..alors ca mérite plein de bisous pour te réconforter :-))
Le Mardi 6 Nov 2007 à 08:03, par F@bF@b
Grand moment d'emotion Claire (tes talents sont nombreux) !
N'aies pas honte, tu a ete beaucoup plus TOP que tu ne le penses sur ce coup-la !
Une Maman qui, il y a 17 ans a cette precise, mettait au monde sa seconde bibiche !
Le Mardi 6 Nov 2007 à 08:12, par ClaireMM
F@b-F@b : C'est super émouvant ton comm... BON ANNIVERSAIRE A TA FILLE!
Ange : Ton point de vue d'enfant-déménageant me parle beaucoup. Mais jne t'inquiète pas, le petit va mieux (j'ai écrit un edit pour expliquer).
Missgavotte : Mrci de tes encouragements, ça y est il a retrouvé une petite vie à lui.
Et pour les larmes de culpabilité : non il n'est pas responsable mais toi non plus. Une séparation n'est pas le "désir" de quelqu'un mais un conséquence de plein de faits. Donc si je peux me permettre de donner un conseil, ne culpabilise pas. Ton petit ressent cette culpabilité qui lui fait mal (c'était ma séance psy à 2 sous).
Le Mardi 6 Nov 2007 à 08:14, par chantal
Je te lis en silence depuis quelques temps et ton post d'aujourd'hui m'a touchée.
Bizarrement, il n'y a pas d'âge pour ce genre de choses. On protège les petits en se disant qu'ils sont plus fragiles ou bien parce qu'ils extériorisent leur chagrin et un jour on s'aperçoit que la grande pleure en cachette dans son lit ses copines laissées derrière elle. Nous sommes en Suède depuis janvier et ce n'est que depuis septembre que ma fille de quinze ans a passé le cap du déménagement... et j'ai honte d'avoir mis autant de temps à m'apercevoir de son mal-être.
Le Mardi 6 Nov 2007 à 08:16, par kmille
Tu as bien fait d'avoir ressorti ce billet, il est super. Et un gamin qui arrive à pleurer quand il est vraiment triste c'est déjà que sa maman a fait une gorsse partie du boulot... Moi je voudrais bien plus tard être une mère pas top comme toi.
Le Mardi 6 Nov 2007 à 09:24, par doudoune
ca me remonte quelques mois en arrière cette histoire... nous aussi nous avons déménagé, (a 700km de la ou nous étions) et bien que ma petite puce de 2 ans n'aie jamais été en creche, elle avait ses habitudes. ajoute à ca que j'étais enceinte de 8 mois... bref, on s'était dit que tout allait bien se passer, parce que de toute facon, elle allait voir plus de monde vu qu'on se rapprochait de la famille, mais elle a mis un moment a s'y habituer et je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite (pipi au lit, ne mangeait presque plus alors que jusque la elle avait toujours eu bon appétit, crise de colere alors que c'est une petite fille plutot calme)... tout le monde me disait "elle grandit", mais en fait non, c'était le déménagement + la naissance de son petit frere...
bref c'est un billet tres émouvant et ou je me suis reconnue parce que quand j'ai pu parler avec elle de ce qui n'allait pas, moi aussi j'ai pleuré et moi aussi je culpabilise de ne pas m'en etre rendu compte avant...
bises tendres maman Caire, pas top, certes mais top quand meme!
Le Mardi 6 Nov 2007 à 09:41, par shaya
Coucou Claire... Il était beau ton texte et tu as bien fait de te lancer et de nous le faire partager... Etre mère ce n'est pas tous les jours droles et tu as le droit de nous faire partager les moments marrants comme ceux où ca ne l'est pas... Tout dépend de toi et l'emotion reste intacte!
Quand mon père et ma belle-mère ont déménagé ça a été très dur pour mon petit frère et ma petite soeur (pour moi aussi... je les avais souvent au téléphone qui pleuraient... :'( ). Ma petite soeur était très stressée et très triste de quitter ses copines (en plus c'était en cours d'année) mais elle s'en est mieux sorti que mon petit frère qui avait l'air de s'en moquer de partir...
Je suis contente que ton petit bout aille mieux!
Bonne journée
Le Mardi 6 Nov 2007 à 09:47, par alicia
Ouh la la, on a envie de vous prendre dans les bras tous les deux....
Les déménagements sont très stressants, pour les adultes et les enfants!! mais on pense souvent que les enfants s'adaptent et on y pense plus... c'est vrai qu'ils s'adaptent en général, mais à eux aussi il leur faut du temps!
Sans changer de ville, nous avons changé de quartier il y a 2 ans. Et il a bien fallu plus d'un an pour que ma fille de 7 ans à l'époque se sente bien! Mais il est vrai qu'elle était en âge de s'exprimer.
Le Mardi 6 Nov 2007 à 09:57, par ClaireMM
Chantal : Si tu savais ce que ton comm me touche en retour… Je me reconnais tellement dans ce « passer à coté de la plaque pour l’un d’entre eux » et cette culpabilité qu’on a alors.
Kmille : merci. J’avoue que je n’étais pas très sure de moi ce matin
Doudoune : Alors là, on est vraiment sœur ;-)
Shaya : Etre grande soeur c'est aussi du boulot. Consoler les petits, ce n'est surement pas facile non plus...
Alicia : Comme quoi il ne faut sous-estimer aucun changement, bon sans les dramatiser non plus hein, on finit toujours par s’adapter…
Le Mardi 6 Nov 2007 à 09:58, par Marie-Hélène
Tu as compris ce qu'il te disait avec ses colères, mais peut-ête que lui aussi avait compris ce que tu ne disais pas, ton chagrin ravalé, et l'exprimait pour vous deux.
J'espère que vous avez tous deux complètement retrouvé vos marques aujourd'hui.
Souvent pour avancer, il faut assumer des renoncements.
Pour une mère, un des renoncements les plus déchirants, c'est de ne pouvoir matelasser le monde pour que ses enfants ne s'y blessent pas.
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:03, par ClaireMM
Marie-Hélène : J'adhère à 200% à ton comm
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:03, par Valérie
Quelle maman formidable !
Tu ne veux pas m'aider avec mon p'tit bout de 2 ans et des bananes (lui aussi) qui vient d'avoir un petit frère et qui ne trouve pas sa place entre son grand frère et son bébé frère ?!? Je n'ai pas encore trouvé le bon moyen de communication...
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:05, par Mamzelle Maupin
C'est tellement difficile d'être mère, parfois si dur de comprendre ce que nos enfants n'expriment que par des cris ...
Je trouve ton histoire très belle et j'admire le fait que vous ayez trouvé avec ton fils ... je cherche toujours pour le mien :-(
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:09, par Aine
Le 1er drame de la vie d'un enfant, c'est de quitter le ventre maternel. Chaque separation le ramene a ce dechirement initial, qui un jour prendra la forme de "nostalgie" que les poetes savent si bien exploiter. Sauf qu'a 2 ans, on ne rime pas. On s'exprime comme on peut, avec les 3 mots qu'on arrive a prononcer sans zozoter. Avec toute la frustration du langage qui nous manque.... Vous aussi, vous avez sans doute regrette des choses "d'avant", mais en tant qu'adultes, elles se sont inscrites dans le patrimoine de la vie, un peu teintees de nostalgie.
... Bon, et demain, du rigolo, promis?
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:14, par Charlene
du haut de mes 21 ans je souhaite vous montrer toute mon admiration... Vous avez l'air d'etre un maman vraiment spéciale... un recit vraiment touchant... Un déménagement n'est jamais facile mais je crois que le pas de son acceptation pour tous a commencé... Bonne continuation et bon courage!
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:18, par princessevarda
Claire,
si tu pouvais venir faire un tour à la maison, y'a mon grand qui fait encore pipi au lit et mon petit qui ne comprend pas le sens du mot "NON".
Je l'ai trouvé très touchant, ton billet...
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:25, par Clyne
Que dire de plus qui n'a déjà été dit...?
Je dirais juste que je suis émue et touchée...
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:31, par MesDouDouX
C'est compliqué d'être mère mais c'est difficile d'être un enfant aussi...
Notre problème en tant que mère, c'est qu'on ne prend pas toujours de temps de comprendre nos enfants, parce qu'on court déjà dans tous les sens...
On oublie de se poser pour eux...
Mon doudou est du genre colérique aussi et l'arrivée de sa petite soeur a été très dur pour lui (il avait 18 mois)... 2 ans plus tard, ça va beaucoup mieux, mais quand je regarde en arrière, je suis passée par des moments durs...
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:50, par ange
j'ai lu ton édit et malgré le fait que ce texte ait été écrit il y a plusieurs mois, ca n'empeche pas qu'il est super émouvant.
un conseil: si tu continues à écrire des textes aussi touchants, sérieux, prends des actions chez Kl**ne*, et fais en profiter les copines (et je refais l'expression que tu connais peut etre: les copains partagent le pain, les copines partagent... la boite de kl**ne* en lisant les articles de claire! ;-))
Le Mardi 6 Nov 2007 à 10:53, par ange
wow Aine! je suis sur le cul (désolée pour le mot) parce que c'est exactement ca. t'es pas psy toi? ou tu t'es mis dolto et dumbo en perf? ;-)
Le Mardi 6 Nov 2007 à 11:03, par Apo
Ho très joli message. C'est fou comme il suffit parfois de prendre un peu de recul pour comprendre pourquoi à tel moment ils sont insupportables, on vit en urgences on résoud les crises au cas par cas mais parfois en prenant un peu de recul on comprend, soudain tout s'éclaire, et en discutant, en montrant qu'on les a compris tout s'arrange. Ton post me fait vraiment réfléchir.
J'ai trouvé la période des colères particulièrement difficile à gérer avec mon aînée. Et en fait cela a correspondu avec ma grossesse et la naissance de sa petite soeur. Et la période des colères est passée le jour où elle est devenue propre et où l'on a arrêté le bib du soir, je pense qu'elle avait besoin d'être grande, différente de sa petite soeur.
Quand on l'a compris on était comme tu le décris, tristes d'avoir mis si longtemps à comprendre ce qui pourtant pouvait sembler si évident mais contents d'avoir compris.
Comme quoi le rôle de maman s'apprend chaque jour!
Je t'embrasse bien fort
Le Mardi 6 Nov 2007 à 11:22, par mariec62
Moi aussi je suis très émue. Quelle maman n’a pas connu ces périodes éprouvantes où son petit se transforme en tyran parce qu’il n’a pas trouvé d’autre moyen pour dire ce qui ne va pas.
Quand j'en ai marre de crier, de ne plus rien comprendre, quand je suis au bord de la crise de nerfs, je me souviens d'une chose qui est finalement mon seul principe éducatif : la solution, c'est toujours l'amour.
Finalement, tu as réagi comme une mère top :-)
Le Mardi 6 Nov 2007 à 11:32, par ju
Ton message de ce matin m'a fait beaucoup réfléchir. J’ai des problèmes avec ma seconde, qui est elle aussi très colérique. Chaque séparation est un enfer. Des hurlement, des pleurs, et au bout du compte un petit bout de chou au désespoir, et une maman au bout du rouleau.
J’ai du mal à mettre des mots sur son mal-être. J’ai l'impression de courir après le temps et de ne pas pouvoir lui donner toute l'attention qu'elle attend de moi.
Et puis je crois que je culpabilise pour ses premiers mois qui n'on eu rien d'idyllique, pour un allaitement raté (alors que ça me tenait vraiment a coeur), pour un boulot repris finalement un peu trop tôt.
Au final, tout le monde me dit que je vis une phase normale de son développement ; et que c’est moi qui est du mal à intégrer les changements intervenus dans nos vies. Y’a certainement une part de vrai dans tout ça.
Le Mardi 6 Nov 2007 à 11:47, par Pouick
Ca me fait un peu peur tous vos témoignages... C'est comme si tout le monde avait oublié ce qu'était l'enfance, ses problèmes, ses angoisses... J'ai un souvenir plutôt vivace de mon enfance (je suis pourtant plus si jeune) et j'espère garder tout ça à l'esprit en temps voulu.
J'ai vraiment peur qu'il y ai comme un reboot du cerveau de la femme quand elle pond son premier enfant qui fait qu'on ne sait plus rien sur sa propre enfance (ces choses qui pourraient aider avec sa descendance). :-s
*croise les doigts*
Merci Claire pour ces petites émotions. :) C'est très bien partagé.
Le Mardi 6 Nov 2007 à 13:03, par Altaïr - Cécile
Pouik, y pas un reboot non mais un tel stress et surbooking que parfois on en arrive à perdre les "bases" de vue :'( C'est là qu'on a besoin de faire un break mais pas toujours la possibilité...
Claire, le top c'est qu'il ai réussit à s'exprimer, c'est énorme qu'il ai su le faire et l'ai fait avec toi ;)
La mienne l'hiver dernier a eu une période de ce genre,pas de déménagement ni rien de visible qui pouvait expliquer la chose, elle n'a su me dire que "Je suis triste" mais pas moyen de savoir pourquoi, j'ai fait du mieux pour accompagner sa tristesse et l'aider à l 'évacuer (sans qu'elle me casse les pieds avec ses colères et caprices, enfin le moins possible ;) ) ça a été long, c'est passé, mais je ne sais toujours pas ce qui a occasionné cette tristesse... Pourtant j'ai mené l'enquête auprès de l'instit, du personnel de l'école, son père a tenté aussi mais rien n'est sorti ou apparu... Peut-être plus tard...
Le Mardi 6 Nov 2007 à 13:48, par ClaireMM
Cécile : Tu m'as oté les mots de la bouche pour répondre à Pouick, c'est exactement ce que je ressens. La tristesse des enfants..., si mystérieuse parfois.
Pouick : Si tu savais au contraire à quel point je m'aide de mes propres souvenirs d'enfant pour élever les miens, et à quel point je fais attention à ne pas répéter des erreurs... Je ne crois pas avoir subi trop de "rebootage du cerveau " (enfin j'espère) Mais Cécile a bien résumé : parfois le stress domine tout.
Ju : Surtout ne culpabilise pas pour le passé. Ce qui est fait est fait et perso j'ai du mal à croire que l'allaitement puisse tant influencer le bien-etre futur de l'enfant. Le principal c'est l'attention qu'on lui porte, contre son sein ou un biberon dans la main. (enfin ceci n'est aue mon petit point de vue)
mariec62 : tout à fait d'accord avec toi
Apo : je t'embrasse aussi
Ange : ton comm est super gentil (c'est moi qui ai besoin des kleenex maintenant ;-))
Mesdouxdoux : oui, j'imagine très bien ces moments... Heureuse pour toi que ca ait l'air plus calme désormais
Clyne : merci
princessevarda : Attends, j'en ai encore à la pelle des problèmes, juste celui-là en moins... Ne crois pas trop en mes pouvoirs ... ;-)
Charlène : merci, mais tu sais on peut se tutoyer? J'aurai l'impression d'etre moins vieille ;-)
Aine : promis
Mamzelle Maupin : En meme temps c'était simple à trouver...
Bon courage pour ton fils
Valérie : meme réponse qu'à princessevarda : j'ai tellement de ratés que jamais je pourrais me croire capable de solutionner le problème des autres ;-)
Le Mardi 6 Nov 2007 à 16:47, par cadc
Ah ben c'est la 1ere fois que je lis ce blog et là je me lis tout court! Je porte le même prénom et j'ai aussi des soucis du même ordre, nous venons de déménager et la petite soeur a 2 mois tout rond, et c'est très très dur avec l'ainé, colère sur colère, agressivité verbale, crises en tous genre, il n'écoute rien de rien de rien...pffff....
Le Mardi 6 Nov 2007 à 17:42, par ClaireMM
@ cadc : bienvenue Claire :-). Malheureusement pas de solution miracle pour toi. Juste si j'ose, lui, toujours revenir vers lui, après la crise si vraiment pendant t'as les nerfs trop à bout pour rester calme, et lui dire que tu l'aimes. Le câliner même s'il le refuse. Et ne pas culpabiliser : péter les plombs quand il provoque, ça arrive à tout le monde. Le tout c'est de revenir après. C'est nous les adultes, c'est à nous de faire cet effort.
Enfin, ça c'est mon avis, mais je ne prétends pas qu'il ait une quelconque valeur...
Le Mardi 6 Nov 2007 à 23:06, par sophie L.L
Il est magnifique ce billet.
Magnifique pour ce qu'il raconte, ce qu'il dit, mais aussi parce qu'on peut vraiment le lire comme un très beau "enseignement " dans le sens noble du mot - chaque fois que quelqu'un de proche ou moins, nous irrite au dernier degré...
Merci.
Le Mardi 6 Nov 2007 à 23:36, par Denis
Bonsoir Claire...
Bah ! Le p'tit doit aller beaucoup mieux depuis.
Tu l'as compris comme une Maman ressent les choses.
Mais qu'est-ce qui a fait qu'à ce moment précis, tu penses à lui poser cette question ?
Pourquoi pas un mois avant ou un mois après...Ou jamais !
Le p'tit déclic qui...
C'est ça l'instinct d'une mère, je pense.
Bisous.
Le Mercredi 7 Nov 2007 à 05:44, par Caboche
Très touchant ce billet. Merci de l'avoir publié.
La souffrance de nos enfants, leur tristesse, sont les nôtres. Et on cherche comment on pourrait panser leurs blessures.
Il arrive qu'on le fait gauchement mais toujours avec amour.
Le Mercredi 7 Nov 2007 à 10:27, par Clara.be
Alors là, pour une mère pas top, tu me sembles avoir un Doctorat es Dolto au moins... vois la bouteille pleine au lieu de la voir vide: mettre deux mois pour mettre des mots sur un mal être pareil, c'est RAPIDE, je te jure. combien de parents pourraient se vanter d'avoir été si efficaces.......?
Le Mercredi 7 Nov 2007 à 14:41, par so
t'es vraiment TOP ... si, si je te jure. Tes enfants ont de la chance de t'avoir comme maman .
Le Mercredi 7 Nov 2007 à 14:49, par Caro
A mon tour de laisser couler les larmes. Connaissant un peu ton parcours, sachant un peu ce que t'a coûté ce départ, je ne peux que saisir la portée de ces instants passés assise sur le trottoir... Il est beau ce texte.
Le Jeudi 8 Nov 2007 à 15:06, par Marionnette
Très beau texte, je le garderai en mémoire, histoire de décoder plus vite la prochaine crise de l'une ou l'autre poupoune. Merci Claire !