Mercredi 21 Nov 2007
J'ai honte
Par ClaireMM, Mercredi 21 Nov 2007 à 07:33 GMT+2 dans Pas top mais mère

Aujourd'hui, court sera le post.
Parce que parfois, on fait de telles découvertes sur soi-même qu'on préfère ne pas s'étendre dessus.
Pourtant, je reconnais ma non-topitude dans beaucoup de domaines.
Nulle en brico, désastreuse en cuisine, incapable de lire une histoire sans bâiller d'ennui, lectrice en douce du journal alors que je suis censée jouer au jeu de société (je me fais immanquablement gauler quand mon tour arrive, lorsqu'ils me tirent par la manche pour que je réagisse...).
Ajoutez à cela une très légère tendance à la répétition de l'expression:
- "Mais c'est pas possible, j'y crois pas, c'est pas vrai, purée j'y crois pas ".
A chaque fois qu'un léger détail de la vie quotidienne m'exaspère...
Et vous comprendrez que je n'ai aucune chance d'être un jour contactée pas Delarue si d'aventure il produit une émission telle que : " Ces mères qu'on leur envie... "
Je reconnais qu'il aurait du boulot pour trouver le "on".
Mais tout cela n'est rien.
Aujourd'hui, j'ai atteint mes limites de l'esprit de sacrifice de la mère.
Déjà chez moi, ces limites se rapprochent dangereusement dans la situation où il ne reste plus qu'une seule part de gâteau sur la table.
Et où je la veux.
Ou bien quand ils se glissent contre moi la nuit et que le bout de couette qu'on se partage ne peut d'évidence pas couvrir nos deux corps à la fois.
Alors que j'ai froid.
Ou encore quand en voiture partis pour 14 heures de route la question de savoir si on écoute un conte ou un disque de Bénabar vient à se poser.
Et que je n'ai jamais supporté les contes.
Sans parler de ces répétitifs moments où ils se font mal alors que je papote depuis 3/4 d'heure au téléphone avec une amie.
Et qu'on n'a pas fini de tout se raconter...
Grâce à ces quelques cas concrets, sur le sujet précis sacrifice maternel, je savais déjà que ma barre était basse...
Mais hier, la dimension de la révélation fut bien supérieure...
Hier où j'ai accompagné ma fille chez le dentiste, restant tout contre elle dans cette épreuve,
Hier où il lui a passé la roulette,
Et où je me suis fait très clairement la réflexion:
"- Ben je préfère à elle qu'à moi"
Mon Dieu que j'ai honte....!




