mere-pas-top

Holidays


Je sens que je ne vais pas oser.
Très légèrement peur que la révélation que j'ai à vous faire n'induise un profond sentiment de rejet à mon égard...

Et je ne vais pas oser vous dire que les vacances,euh...
Je m'interroge...
Est-ce-vraiment le bonheur?

Je pourrais me faire lyncher, moi qui suis à la tête de 14 semaines de vacances par an, avec la possibilité de me dépayser un peu.

Néanmoins j'ai quelques arguments...
Peut-être est-ce plus simple que chacun se fasse une opinion par lui-même? Pour ce faire, je présenterai ma démonstration de manière simple, sous forme d'exemples.
A gauche du tableau nous avons Madame Quidam en vacances. Heureuse, béate détendue. En vacances quoi.
A droite du tableau nous avons Madame mère-pas-top. Sentiments indéfinis sur le visage.

Comptons les points "bien-être"

En les mettant les en situation.

Madame Quidam:
Les doigts de pieds couverts de sable, un roman passionnant, le bruit des vagues, le soleil qui chauffe son corps bronzé à travers le parasol, la gentille brise bienvenue qui combat la trop grande chaleur...
La détente toute entière de son corps qui lézarde...

Madame Mère-pas-top:
Les doigts de pieds couverts de sable, un roman passionnant, le bruit des vagues, le soleil qui chauffe son corps bronzé à travers le parasol, la gentille brise bienvenue qui combat la trop grande chaleur...
... Avec en bonus....
Un petit corps glacé et mouillé qui se jette soudain joyeusement sur elle.
Aaarrggh

Madame Quidam one poïnnt... - Mère-pas-top ziwo poïnnt...

Il me semble cependant percevoir dans l'assistance quelques mouvements de scepticisme. Je sens que cette démonstration n'a pas convaincue. Sous le fallacieux prétexte que je serais de mauvaise foi vu que ce sont les vacances de Noël qui démarrrent. Et que ce genre de scène est assez peu fréquente sous nos contrées en cette période.

Objection retenue, nous allons prendre un autre exemple:
Dehors le froid et la bise (oui, c'est mieux pour l'ambiance) qui souffle aux fenêtres, le retour d'un promenade qui a mis le chaud au coeur et le froid au corps.
Madame Quidam se défait de ses  couches successives et profite de la douce chaleur de son foyer. Se prépare une boisson chaude.
Se love dans un fauteuil, sous un plaid, un roman à la main, de la musique dans les oreilles.

Madame Mère-pas-top, avec la même bise et le même froid. Comme Madame Quidam, commence à se défaire des couches successives. Très incomplètement puisqu'elle est demandée pour une fermeture récalcitrante. Puis pour tirer des chaussures trop serrées à cause des deux paire de chaussettes. Puis pour retirer les gants. Défaire le tortillon d'une écharpe. Porter le petit dernier en urgence sur le siège des toilettes.
Tout ça avec son équipement prévu pour les -10°C actuellement mesurés à l'extérieur.
Rouge et transpirante, elle trouve la chaleur de son foyer insupportable.

Madame Quidam two points... - Mère-pas-top ziwo point...

Néanmoins le moment de la boisson chaude lovée dans le fauteuil sous un plaid,  bouquinage  à gogo, est envisageable
Sans le plaid qu'on lui a piqué pour faire une cabane.
Il reste la boisson chaude et le roman.
Dont une petite main anonyme a perdu la page.
Il reste la boisson chaude.
Qu'un petit corps qui se jette sur elle en tentant d'échapper à ses soeurs lui fait renverser au deux-tiers sur ses genoux.
Aaaaaaïïïe

Madame Quidam three points - Mère-pas-top: ziwo point

L'assistance de salariées à 5 semaines de vacances par an reste cependant difficile à convaincre, je le sens.
Il me faut donc frapper un grand coup. Et aborder le problème universel des grasse matinées.

Premier jour: Madame Quidam ouvre un oeil à 9 h42. S'étire, remonte la couette.  Un instant d'éternité dans le bien-être:  premier matin de vacances...
Premier jour: Mère-pas-top ouvre un oeil à 7 h36. Aidée en cela par une petite voix qui la questionne:
-       "Tu dors?"
Se traîne dans la cuisine aider à la préparation des petits-dej, un oeil ouvert, l'autre encore fermé...

Madame Quidam four points - Mère-pas-top: ziro point

Deuxième jour : Madame Quidam... mais ai-je besoin de continuer?

Vous avez bien compris, à la fin Mère-pas-top aura engrangé autant de points "bien être" qu'un concurrent de Malte au concours de l'Eurovision.  
D'où son expression indéfinie quand on lui parle vacances...
D'autant plus que je suis pudiquement passée sur la préparation des deux repas par jour, le linge, le minimum syndical de ménage etc etc...

Une mère-pas-top en vacances, comment dire, ce qui la dépayse le plus c'est d'avoir changé d'évier...

Allez, d'accord salariés-à-5-semaines-mes-amis, j'en rajoute un peu...

Ce soir c'est les vacances. Et c'est quand même le bonheur.
Je me réjouis pour eux.

Et puis quand je me lève à 7h36 pour dire la vérité, je frôle la grasse mat...


Et...

 BONNES VACANCES ET BONNES FÊTES A TOUS... 

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Ma lettre au Père Noël

 

Cher Père Noël

J'ai bien réfléchi, je sais précisément ce que je veux pour Noël.

Je voudrais du temps. Du temps. Et du temps.

Du temps pour être mère.
Pour m'occuper d'eux. Les écouter un par un. Leur parler seul à seule.
Les observer, les aider à approfondir une passion naissante, faire les fous à deux, à quatre, à six. M'installer près d'eux au retour de l'école et entendre leurs récits. Avec mes deux oreilles. Et mon esprit tout à eux.
Du temps pour sortir avec eux tout d'un coup, sur un coup de tête, sans calculer l'heure de retour en fonction des devoirs, du lait à acheter avant la fermeture du super-marché et du réveil qui sonnera trop tôt le lendemain matin. Aller admirer le coucher de soleil ou les lumières de Noël. Puis revenir et avoir le temps.  Le temps de partager. Le temps de transmettre tout ce que j'aime, à petite doses, leur faire entrevoir des mondes inconnus. En prenant notre temps.

J'aimerais du temps pour vivre ma vie de femme amoureuse. Autant que je le désire. Du temps pour aimer et pour être aimée. En le prenant, le temps.

Du temps pour mes amis, mes ami-e-s. Sortir, papoter, écouter, partager, aider si je peux. Tenir mes promesses d'aide.

Du temps pour me cultiver. Voir des spectacles, écouter de la musique, lire lire lire. Pas seulement ce qui se lit vite, les romans qui n'exigent pas trop d'efforts, et donc peu de temps.
Je veux me plonger dans de bouquins qui demandent réflexion. Des livres qu'on pose pour mieux s'en imprégner. Et puis qu'on reprend. Puisqu'on a le temps.
Du temps pour étudier. Les premières civilisations, la mythologie grecque, les secrets de la botanique, la magie du monde animal, comment fonctionne un moteur de voiture et comment je peux réparer mon ordinateur... Et tant encore.

Du temps pour aider.  Sans compter mon temps.

Du temps pour m'occuper de moi. Tous les jours. Comme me le conseillent tous les magazines féminins. Devenir une femme si soignée.
Maquillage démaquillage crème de jour, crème de nuit. Contour des yeux, soin des pieds, gommage, masque pour donner de la vitalité à mes cheveux, masque détendant pour le visage, masque tonifiant pour le visage, manucure,  épilation ...
Avec le temps, peut-être comprendrais-je que ce n'est qu'une perte de temps.

Et puis plein de temps pour perdre mon temps.
Plein de temps à ne rien faire.
Quelque chose que je sais si bien faire...

Voilà petit papa Noël, tu vois ce n'est pas compliqué.
Il n'y a qu'une seule chose sur ma liste et en plus c'est  gratuit. Mais tellement précieux.

Merci d'avance

PS : Ah et puis j'allais oublier...  Si tu pouvais ajouter une bonne dose d'énergie aussi dans le paquet. Parce que mazette...
Quel programme!

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Y croire?


Bon les amis j'ai un problème.
Mais le thème est complexe, et quand je dis complexe...
J'ai peur de m'embrouiller. Tant pis je me lance

Je crains de n'avoir engendré une légère confusion dans la tête de ma marmaille.
Celle en âge de comprendre un discours de plus de trois phrases d'affilée. Pour LE reste (au singulier), il est déjà assez confus en lui-même, il n'a pas besoin de mon aide.

Ma progéniture a récemment découvert l'existence de Dieu.
Enfin sa non existence.
Euh enfin le fait que Dieu est un sujet.
Enfin un sujet dont on parle, pas un sujet qui agit
Enfin si quand on y croit il agit. Sauf si on n'y croit pas.

Vous voyez, je vous l'avais dit, c'est un sujet à embrouilles dans ma tête.

Alors vous imaginez quand ma progéniture s'en mêle, comment je suis à l'aise.

Or elle a récemment découvert, à l'occasion d'un baptême familial, qu'il y a des enfants qui sont des enfants de Dieu.
Enfin, c'est comme ça que disait le prêtre. Même qu'il a vachement insisté sur le fait que les enfants de Dieu ils ont tout bon, rapport que Dieu veille sur eux. Jour et nuit. Et peut éventuellement chasser les cauchemars (non, ça c'est moi qui le rajoute parce que le prêtre il avait oublié d'en parler).
Et puis ils ont pu constater par eux-mêmes, que côté cadeau, devenir un enfant de Dieu c'est rentable.

Et  là, ma marmaille, non baptisée, quand même, ça lui a posé un énorme problème.

Et pourquoi eux ne sont pas des enfants de Dieu?

Qu'est-ce-que c'est que cette irresponsabilité parentale qui ne leur a pas fourni cette assurance divine?

Bien sûr, une bonne mère-pas-top qui s'assume dirait:

-    "Tout ça c'est du n'importe quoi, je n'y crois pas une seconde, va te coucher"

Sauf que..., ce n'est pas si simple dans ma tête. Sans doute un peu plus dans la tête de leur père, mais c'était moi sur la sellette ce jour-là.

Alors affirmer péremptoirement:

-    "Dieu n'existe pas",
je n'ose.

Mais asséner la réflexion miroir:

-    "Dieu existe",
là je ne puis.

Et me voilà bien embêtée.

Surtout que dans un souci de culture minimale, il n'est pas question de fêter Noël sans parler de Jesus. Donc de Marie. Donc de Joseph. Donc de etc etc...
Tout se complique!

J'ai bien sûr tenté une réponse de base, pensant ainsi régler le problème:

-    "Il y a des gens qui croient que Dieu existe, il y en a qui n'y croient pas"

Simple, fin et logique. La classe.

Sauf qu'à logique, logique et demi.

D'où une réponse frappée du coin du bon sens:

-    "Ah je comprends, Dieu, c'est comme le Père Noël"

Là il m'apparut que je n'étais pas sortie de l'auberge. Quand tu en es à expliquer la différence entre Dieu et le Père Noël, c'est que tu pars de très loin. Et que tu n'es pas arrivée.

Heureusement, comprenant que sur ce coup là, se parents n'assuraient pas une cacahouète, un échantillon de ma descendance a pris le choses en main. Sans nous demander notre avis.

Elle prie donc "à Dieu". Pour lui demander qu'il fasse beau demain par exemple (elle débute dans la voie des prières, n'oublions pas).
Et quand il fait beau le lendemain, elle ne me l'envoie pas dire:

-    "Tu vois, ça marche, il fait beau"

A moi de me dépatouiller pour lui expliquer que l'expression "ça marche" en parlant de Dieu n'est peut-être pas la plus indiquée.

Mais là, je sens que ça va me demander encore de gros efforts intellectuels.
Je vous laisse, faut que j'aille y réfléchir...

 

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Enfin seul(e)?



Aujourd'hui, juste un petit détail en passant, futur(e) mère-ma soeur et père-mon-frère d'un premier enfant...

Oui, je sais, je sais, on t'a déjà fait mille conseils, donné mille recommandations et mis en garde contre mille dangers.

Ca devient très légèrement agaçant.

Considère-moi comme la mille-et-une ième. Ce nombre me plaît. Très évocateur

Parce qu'il faut savoir....Tu crois que l'arrivée de la merveille va te faire passer dans la catégorie parent? Bien sûr...

Mais elle va surtout te faire intégrer très rapidement la grande confrérie des personnes pour qui les waters closed ne peuvent plus l'être.
Closed je veux dire.
Idem pour la salle de bain.

Sous peine de vaquer à tes petites affaires sanitaires avec ce doux bruit de tambourinage de porte en fond sonore accompagné de l'incantation:

-    "T'as bientôt fini?"

Pour éviter ce désagrément, tu perdras vite le réflexe de t'enfermer.

Ce qui te permettra, à ton grand bonheur, d'avoir un public attentif.

Capable dans les cas les plus extrêmes d'amener son propre tabouret pour s'installer face à toi lorsque tu es assis sur le trône très démocratique.

Et de te regarder.

Situation qui a l'art de mettre à l'aise.

Ou bien de venir voir par derrière pour vérifier qu'il se passe bien ce qu'il pense qui est en train de se passer.

Et demander confirmation à voix haute:
-    "Tu fais caca?"

L'occupation de la salle de bain donnera lieu également à des séries de questionnements métaphysiques par ta marmaille:

-    "Pourquoi t'as des poils sur le zizi?"

Est évidemment l'une des valeurs sûres dans les questionnement incontournables.

A ce sujet, il faut être consciente que la chair de ta chair dans un élan pédagogique, ira raconter sa découverte à qui lui tendra une oreille attentive.

Malheureusement pour ta pudeur sur laquelle tu vas vite comprendre qu'il faut t'asseoir, cette oreille attentive est régulièrement madame Dugenou, ci-devant voisine d'en face. Ou la maîtresse. Ou la boulangère. Bref, rien que des intimes avec qui une petite discussion sur ta pilosité ne peut qu'être un grand moment de plaisir...

Voilà, futur(e) mère-ma-soeur ou frère-mon-père, je ne te retiendrai pas plus longtemps.

Tu as désormais toutes les clés en main pour débuter cette période magique de ta vie.
Et de nombreux futurs sujets de conversation avec madame Dugenou.

Vos rencontres dans l'escalier ne seront plus jamais les mêmes...

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Saison de couette

 

Les amis, il est temps d'agir. Cessons de parler en rond, prenons des décisions et défendons nos valeurs communes.

Cela ne peut plus durer.
Trop de souffrances, trop de déprimes

Exigeons l'abolition de l'hiver sans fin.
Et dès à présent revendiquons l'hiver du 2 Février au 23 Mars.

Laissons là le mois de novembre déprimant, ce mois de décembre que ne réchauffe aucunement les lumières de Noêl, et ce mois de Janvier glacial. Ne gardons que le dernier mois et demi d'hiver.
En guise de souvenir.
Et afin de se féliciter tous les jours de la brièveté de ces jours abominables.
Afin surtout de continuer à ressentir cette joie toute simple apportée par les premiers signes du printemps. Continuer à pouvoir déguster un rayon de soleil qui, pour la première fois depuis de longs mois, nous chauffe et auquel on tend un visage heureux. Ou bien un chant d'oiseau un matin qu'on redécouvre avec ravissement.

Ne gardons, pour le plaisir du cycle des saisons, qu'un service minimum d'hiver.

Qui permettra à certaines de continuer à être si élégante en low-boot et en pull de cachemire. Ou si joliment emmitoufflée dans leur écharpe qui tourne trois fois autoir de leur cou et un bonnet bien enfoncée sur leurs yeux. Modèle Claudia Schiffer dans Love Actually.

Je dis bien certaines. Pas les autres. Pas celles appartenant à la grande confrérie des causes perdues de l'élégance. Dont il me faut bien avouer que je fais partie, et ce, malgré des tentatives récurrentes et desespérées de m'en extraire.
Malheureusement, force m'est de reconnaître que l'hiver pour moi, c'est la garantie de la silhouette 100% boudin.

Pas de taille, pas de hanches, pas de seins, pas d'épaules.

Juste un rectangle formé d'empilement successifs.
Et des pieds qui ont pris deux pointures.
Une pointure pour faire entrer les deux paires de chaussettes épaisses.
Une pointure purement illusion d'optique due au côté croquenot de la chaussure.

Parce que reconnaissons que la bottine fourrée, mon accessoire fétiche en hiver, passion que je partage ce me semble avec les vendeuses des étals de poissonnerie sur les marchés, ne rend pas justice à la finesse de mon pied.

Ajoutons à ce tableau déjà chargé, une propension à avoir l'air stupide avec un bonnet sur la tête, accessoire pourtant indispensable pour éviter des déclenchements de migraines dues au froid.

Voilà à quoi se réduit mon élégance l'hiver.

Sans compter le nez rouge. Et les traits tirés par le froid, grâce auxquel je gagne instantanément dix ans dès que je mets le nez dehors.
J'ai bien dit je gagne. C'est à dire en plus. Sur mon visage.

Je résume:
l'hiver, en extérieur j'appparaîs  comme un objet mouvant non identifié, de forme cubique au nez rouge, à l'air stupide et en vieillissement prématuré.

Loin, très loin de Claudia Schiffer dans Love Actually

Et malgré tout banquisifiée en 5 secondes.

Conclusion logique : je ne peux envisager qu'un seul scénario pour survivre à un week-end d'hiver.
Celui bien connu de la couette, avec une boisson chaude à ma droite, chocolatée (version régressive), ou théinisée (version raffinée), quelques douceurs à ma gauche, un bon DVD face à moi.
Dans mon cas n'importe quelle comédie romantique fait l'affaire. Rajoutons deux ou trois DVD en attente, plus un ou deux livres en solution de secours lors des scènes faibles scénaristiquement parlant. Et je peux enfin oublier le froid, le vent et la luminosité défaillante.

Mais... ils sont là!

Etres pas totalement finis, incapables de s'enquiller 3 DVDs à la suite tout en grignotant des mignardises.
Ne comprenant pas que traîner au lit une journée entière est un bonheur rare sur cette terre.
Tout au plus parfaitement d'accord avec le concept du zero-toilette et pyjama-day.

Aucune concession supplémentaire.

Sortie o-bli-ga-toi-re

Même par - 10°C!
Même sous la neige!

Il semble donc mère ma soeur, que je ne sois pas de la même famille que mes enfants. La génétique s'est amusée

Ils font partie de famille des volatiles qui sont hyperactifs l'hiver. (Hyperactifs? ça me rappelle quelqu'un).
Je fais partie de l'espèce des mamifères hibernants.

La cohabitation est rude...

Surtout pour le mammifère...

PS : Bien sûr, je suis consciente que nous, amis terriens, faisons ce qu'il faut pour que ce scénario d'hiver raccourci, voire totalement disparu, se mette en place. Et bien sûr, j'en suis extrêmement angoissée. Surtout quand je les regarde eux, et que je me dis qu'ils vivront sans doute les années 2050, 2060 etc... où les changement climatiques auront peut-être déjà fait tant de dégâts.
 

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Retour au pays

 

Je crois que ce billet se comprend mieux si on sait déjà qui est Mariama. Et puis, ça vaut la peine de la connaître, Mariama. Pour cela il faut cliquer .


Mariama repart.

Elle quitte ce pays pour rentrer dans celui où elle est née, dont elle parle la langue et dont les codes de la vie de tous les jours lui sont connus.

Elle rejoint ses amis et sa famille. Tous ceux qui n'ont pas été contraints d'émigrer.

Elle laisse là son isolement,  et trouvera de l'aide au quotidien pour s'occuper des enfants, des oreilles amies pour se confier.

Elle retrouvera un climat qu'elle comprend et pour lequel elle sait se vêtir.

Elle pourra de nouveau s'aventurer plus loin que les trois rues autour de chez elle sans l'angoisse de se perdre et de ne plus savoir demander son chemin.

Elle ne sentira plus ces regards qui se retournent sur elle.

Elle saura juger de la qualité des victuailles sur un marché et estimer la valeur de ses achats.

Mariama repart

Je suis heureuse pour elle. Son visage perdra son air de tristesse, ses enfants découvriront leur mère autrement.

Mariama repart

Je suis si triste.

Pour elle qui va laisser son mari ici. Qu'elle ne reverra plus qu'une fois tous les deux ans.

Pour son mari qui va voir s'éloigner ses enfants et sa femme dans cet aéroport ultra-sécurisé où il ne pourra pas les accompagner très loin.

Pour ces enfants qui vont quitter leur père.

Pour ce garçon et cette fille qui vont quitter leurs amis et leur pays pour s'adapter à celui de leur parents.

Pour cette mère qui devra élever ses petits dans un pays où la santé peut coûter si cher.

Pour la vie de cet homme et de cette femme, si difficile, et qui demande de faire de tels choix.

Mariama repart.

Et je ne sais pas si je dois me réjouir pour elle ou pleurer pour eux.

Mais je sais que moi, je perd une jolie présence dans ma vie.

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Pétasse, le retour

Il semble donc que j'aie engendré une pétasse .

La fille jolie dont la meilleure copine est toujours une mocheté. Mocheté qu'elle aime vraiment énormément, et à qui elle raconte tous ses malheurs. Comme quand son jean en taille 36 la serre et qu'elle sent bien qu'elle a pris 200 grammes. La mocheté est tellement peinée pour elle qu'elle n'a même pas le réflexe élémentaire de lui proposer son jean taille 44 pour qu'elle se sente plus à son aise et moins engoncée.

Celle qui raconte aussi à sa copine moche comment c'est dur que Thomas il ne l'ait presque pas regardée ce soir. Copine moche qui ne comprend pas très bien où se trouve le problème vu que les 28 autres garçons de la soirée, eux, ont passé TOUTE la soirée à se relayer à ses côtés.

Celle qui ne s'est même pas rendue compte que son super pote débonnaire et qui lui raconte des blagues en permanence tout en lui donnant la liste des devoirs qu'elle a oublié de noter, est aussi totalement raide dingue d'elle.

Je le sais bien tout ça. Je n'invente rien. C'était moi la moche.

Ma copine belle à moi, elle s'appelait Graziella.
D'accord, mon prénom n'est pas Germaine ou Mauricette, mais il faut bien admettre que, si à une soirée on présente Graziella et Claire à un garçon lambda, et que l'une des deux est sublime (et que ce n'est pas Claire), cette dernière a autant de chance d'imprimer la mémoire du jeune homme qu'Arlette Chabot de gagner le concours Miss France.

Voilà pourquoi, en matière de fille top, j'en connais un rayon. Et passée la surprise d'être en partie à l'origine de l'existence d'une telle personne, je comprends qu'il va falloir être vigilante.

Ce n'est pas parce qu'elle est pétasse que je peux la laisser faire tout et n'importe quoi.

Et hier soir, à la fête de son école, il m'est apparu qu'elle faisait tout et n'importe quoi.

Alors qu'ils étaient tous en rang d'oignons à chanter et que j'en profitais pour les observer très indiscrètement. Avec le même oeil critique qu'une actrice inspectant les portants de chez Chanel avant de choisir sa tenue pour les Césars.

Je cherchais des yeux Valentin, ci-devant tombeur de ses demoiselles et qu'une indiscrétion que j'ai juré de ne répéter à personne m'a appris être l'amoureux officiel de la demoiselle.

Et c'est là que mon sang de mère n'a fait qu'un tour.

Comment peut-on, entre tous ses soupirants, choisir Valentin-le-bellâtre alors qu'on a Corentin-le-piquant en option?

Quelle idée de choisir cet espèce de Thomas Hugues en miniature. Que je suis sûre qu'à vingt-cinq ans il se fera des brushings pour aller à son boulot de chargé de clientèle à la Société Générale.

Alors qu'on a un petit brun des plus prometteurs à disposition. Qu'on imagine dans une quinzaine d'années traîner plus de coeurs derrière lui que Keanu Reeves et Jude Law réunis.

Je suis profondément désapointée.
Et totalement déçue.

Il faut que je me rende à l'évidence! En matière de soupirant comme en matière de décoration de Noël, les goûts de ma progéniture sont complètement pourris.

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Tous les talents

Parfois ma vie me demande une accumulation de talents incroyables

Grâce auxquels je dois braver les dangers comme James Bond.
Posséder la capacité de reflexe de Jack Bauer.
Avoir la dextérité d'un prestidigitateur.
Et maîtriser mes émotions tel un ermite hindou de base.
Sans oublier de détenir l'inventivité d'une équipe de scénariste de Blockbuster américain.
Ajoutée aux talents de tragédienne de Sarah Bernhardt.

Parce que parfois...

Parfois il m'arrive de mettre un chocolat dans ma bouche à une heure parfaitement défendue par toutes les règles sacrées prévalant pour les personnes d'âge inférieur à dix ans et habitant l'appartement avec meszigues.

Je tends une oreille attentive, l'adrénaline déculpe mon audition. A cet instant précis, je SUIS James Bond

Pas de présence à moins de trois mètres de la cuisine, je m'approche du la boite de chocolats. A pas de velours.

Aïe, un bruit de pas! Vite me replacer deux mètres plus loin et prendre mon air dégagé de débarrasseuse de table. Diriger mon regard dans l'autre direction. Maîtriser l'angoisse. Là, je suis la réincarnation de Jack Bauer.

Fausse alerte, les pas s'éloignent direction les toilettes, je reprends ma progression à pas de loup.

Ouvrir la boite sans le moindre bruit, déplacer la feuille qui crisse sans laisser échapper le plus petit son. Attraper un chocolat sans créer ce crépitement révélateur du plastique froissé...
Gagné!!!
My name is More. Garci - More.

Le chocolat dans ma bouche. Un gianduja avec les pralines croquantes. Mon préféré. je fonds. Encore plus que le chocolat. J'en ferme le yeux de plaisir.

Soudain l'attaque suprise, le coup en traître. Une petite voix. Là, juste devant moi, à trois centimètres de ma bouche. Qui me demande:

-    "Le futur des verbes en E-R ,il se forme comment?."

Damned, je suis faite!

Si j'ouvre la bouche d'un demi-millimètre à ce moment présent, mon haleine chocolatée trahira immédiatement mon forfait. C'est tout un prestige maternel fruit de longues années d'effort qui est en jeu.
En même temps, ne pas répondre et rester plantée là comme une statue en faisant semblant de ne pas avoir entendu la question n'est pas une solution d'avenir pour ledit prestige maternel. Voire même peut amener un aspect risible qui lui serait fatalement préjudiciable.

De même, hocher la tête est totalement ridicule. Et parfaitement incompréhensible.
Comment voulez-vous, juste avec des hochements de tête, faire comprendre à une enfant, intelligente certes, mais pas non plus télépathe, que le futur des verbes en E-R se forme en gardant le radical auquel on ajoute la terminaison A-I ;  A-S ; A etc...?
A part me donner un air de parenté très nette avec Oui-Oui, cette solution ne peut amener très loin.

Surtout rester calme. Ermite hindou, guide-moi sur la voix de la maîtrise de mes nerfs.

Mises à part les gouttes de sueurs sur mon front, rien ne traduit mon anxiété. Je dois progresser vers la résolution de la situation.
Trouver une parade.

Scénaristes hollywoodiens, si vous avez fini votre grève, donnez-moi une idée.

Ecrire en traçant les lettres en l'air :
"les verbes en E-R font leur futur en gardant le radical auquel on ajoute etc...?
Imbitable. Et ne résout en rien problème de la stupidité de mon attitude. Idée suivante s'il vous plaît

Mettre la main comme un hygiaphone devant ma bouche avant de prononcer le moindre mot?
Très suspect. Et me donne un air particulièrement idiot.
Idée suivante.

Monter la porte d'un doigt comminatoire avec un air courroucé?
Peut sauver la situation dans un premier temps. Mais risque d'induire dans cette petite tête des troubles certains dans la compréhension du monde adulte. Très dangereux à long terme.

Non, seule et unique solution : bousculer l'enfant, me précipiter aux toilettes une main sur la bouche, l'autre sur le front. Mimer un renvoi soudain et foudroyant de mon repas de midi. Puis me rincer la bouche. Une fois. Deux fois. Trois fois.
Ces petites bêtes ont un radar à chocolat très au point, il ne s'agit pas de prendre de risque.

Enfin revenir, l'air douloureux mais digne et dire d'une voix faible:
    "le futur... des verbes en E-R ... se forme ...en gardant le radical ... auquel on ajoute... la terminaison ...  "

Tout l'art de Sarah Bernhardt par moi ainsi recrée.


Etre une mère-pas-top, je te le dis mère-ma-soeur, c'est tout un art!

Grâce auquel mes enfants me plaignent d'avoir l'estomac si fragile et des nausées si fréquentes... 

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Bon travail

Une journée entière sans penser à ses enfants, voilà ce dont rêve une mère-pas-top.

Quelle merveilleuse idée que cette réunion qui va me permettre de mettre ce doux rêve à exécution.

Une journée sans aucun problème logistique comme la question fondamentale de savoir s'il reste des pâtes pour aller avec le beurre et le gruyère râpé du frigo?

Une journée sans cette dépense d'energie que crée l'effort intensif de concentration nécessaire pour visualiser ce bas de pyjama qu'on a encore vu ce soir en rentrant, mais où? Et qui nous manque cruellement pour finir les préparatifs du couchage du petit.

Une journée d'où tout dilemne est absent. Tel que le choix  cornélien entre accepter de lire une histoire et obtenir ensuite un coucher facile, ou bien s'épargner l'histoire mais préparer son lot d'arguments pour convaincre que l'heure du lit c'est maintenant et tout de suite?

Une journée sans tout cela, mais ça ressemble presque à une pub Ricoré sans les enfants.
Rien que du bonheur...

J'y arrive le sourire aux lèvres. Tellement gonflée à bloc que mon envie de travailler pourrait en remonter à qui nous savons présentement chef de l'Etat.

Tiens comme c'est gentil d'avoir préparé un café et tous ces petits gâteaux pour bien démarrer cette réunion. Oh ils adorent tellement ces gâteaux. Ça me donne envie d'en mettre quatre dans une serviette pour leur rapporter. Ça compensera mon absence d'aujourd'hui.

Trois heures déjà qu'on discute. Qu'est-ce-que je m'ennuie. J'ai déjà descendu une grande partie des bonbons devant moi. J'en ai juste mis quatre de côté pour leur rapporter. C'est normal quand même, c'est bien à cause de cette réunion qu'ils ne me verront pas de toute la soirée.

Ah enfin le repas. Et dire qu'il n'y a aucun moyen de s'échapper de la vue de tous ces collègues. Ils sont sympas, ils nous ont mis des chocolats avec le café. Si j'osais. Oh ben oui, allez, mon voisin de table n'en a pas pris et moi-même j'ai longuement hésité. Si j'en mets quatre dans mon sac, franchement, ça ne fera pas une grande différence.

Mon Dieu, cette après-midi est sans fin, j'espère au moins qu'il y aura un thé, que je puisse leur ramener quelques biscuits. Ils seront si contents.

Oh quelle bonne initiative,  ce gros apéritif pour clore la réunion.  Une poignée de cacahouètes dans un gobelet, comme ça je pourrais leur raconter toute ma journée demain. Ça sera plus parlant s'ils peuvent goûter un peu de tout ce qui a été proposé aujourd'hui. Cela diminuera sûrement le sentiment d'abandon du à mon absence les pauvre chéris.

Ouf, je peux enfin partir

Derniers mètres avant la porte de l'immeuble, hâte de me poser enfin, de m'allonger, de bouquiner un peu...

Où sont mes clés? Encore tout au fond du sac je parie.

Put** mais c'est quoi ce bord**?
C'est complètement dégueu! Carrément immonde!

Mes clés, elles sont pleines de chocolat!,  Et il y en a deux qui sont collées ensemble grâce à l'action adhésive particulièrement efficace d'un ours rouge!
Oh non c'est pas vrai! Mon portable est plein de miettes. Sûrement un coup des gaufrettes qui se sont écrasées sous le poids de mon agenda.

Merdum, le cuir de l'agenda et plein de taches de gras. Je soupçonne fortement les cacahouètes.

C'est leur faute aussi...
Ils aiment tellement toutes ces petites douceurs que je me suis sentie obligée d'en prendre.
Et voilà, maintenant j'ai un sac au contenu 100% pur gras ET chocolat ET sucre.
La classe. Le concept trois en un.
Le même que celui qui est mortel pour les hanches.

Si je n'avais pas pensé à eux, je n'en serais pas là...

C'est pas possible ce qu'ils ont l'art de me compliquer la vie!

PS : M erci pour tous les comms d'hier qui fut ma douceur à moi après cette journée éprouvante

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Crise de réunionite

 

Aujourd'hui, pour cause de réunion professionnelle totalement inintéressante mais particulièrement longue, je vais de nouveau jouer les mères-de-l'air. Mes enfants passeront une journée garantie sans-rugissement.
Cette journée se terminant par le repas de Noël traditionnel, cela donne au bas mot 16 heures de fréquentation assidue de ma collègue. Pauses non comprises.

J'en bous déjà d'impatience.

Aujourd'hui promet donc d'être une journée pas comme les autres.
Car il est à craindre que cette absence n'induise une frustration chez ma marmaille qui ne me verra pas le soir. Ce qui demain me rend moralement tenue de redoubler d'efforts.

La phrase qui précède pouvant surprendre les habitués de ce blog, une rapide explication de texte s'avère sans doute nécessaire:

"Frustration chez ma marmaille qui ne me voit pas" :
Cette expression sous-entend que malgré ma parfaite mauvaise foi, mon don reconnu pour le  rugissement, ma surdité soudaine et systématique dès que certains mots tels que "bricolage", "lecture", jeu de société" sont prononcés, je leur manque.

Bluffant.

"Moralement tenue" :
Les lecteurs qui me lisent régulièrement (et dont au passage je baise les pieds pour les remercier) auront certainement tiqué sur cette formule. Sans nul doute, la lecture de ce blog ne permet pas de sentir une force morale inaltérable guidant l'âme maternelle de l'auteur de ces lignes.

Que voulez-vous, même moi j'ai mes faiblesses...

Voilà, tant de mots pour seulement signifier mon absence momentanée des programmes du jour.

Bonne journée à tous.

 
PS: Journée destinée à avoir plein d'idées de génie et à manger plein de gateaux de Noël pour se remettre de l'effort. L'un de ces deux concepts me paraît tout à fait dans mes cordes.

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Le poids des mots, le choc des photos

 Pour tous ceux qui n'osaient y croire, voici les preuves...

 Attention, post déconseillé aux âmes sensibles. 

 

Ceci n'est pas un hérisson 

 

 Le seul et unique nain-de-jardin-de-table au monde. Prix exhorbitant. Sans fonction reproductrice.

 

La métaphysique réduite à sa plus simple expression

 

 Et enfin la bêêêête hybride.... A la reflexion elle tient plus de la baleine que du pistolet puisque  l'eau ressort par le haut.
A vous de jouer pour voir si vous décrivez mieux que moi. Pingpong, à toi l'honneur...

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Fait main

Approchez, approchez, attention promo exceptionnelle!
Dépêchez vous, il n'y en aura pas pour tout le monde!

Qu'on se le dise

Aujourd'hui sur ce blog, grande vente flash....

Pour cause d'inscription irréfléchie de ma progénitureS (oui, au triple pluriel) à un cours de poterie il y a quelques mois, propose à la vente divers objets en terre cuite :

- 1 tasse.
Très légèrement de guingois et déconseillée au lèvres gercées pour cause de parois un tantinet  trop épaisse qui oblige à ouvrir la bouche en grand si on veut l'enserrer entre ses deux lèvres.

- 1 saladier.
Même problème de stabilité que la tasse sauf que les parois sont plus fines. Ce qui, pour le coup, le rend un peu fragile.

- 1 cuillère.
Impossible de déterminer si elle est prévue pour être à café ou à soupe. A priori utilisable pour touiller le sucre dans son café. Totalement déconseillée pour manger du Nutella, sauf pour les personnes au régime, vu l'impossibilité de la lécher en entier. En effet, sa profondeur étant absolument disproportionnée par rapport à sa largeur, elle semble appartenir à la famille des cylindres. Seul un caméléon à longue langue déroulante est donc capable d'en lécher le fond.

- 1 porte-bague.
Que vous aurez la bonté de ne pas confondre avec un hérisson malgré sa forme bombée et les piques sur le dos. Tout potentiel acquéreur doit donc s'engager par écrit à ne pas s'ecrier d'admiration
"Oh le bel hérisson!" en présence de l'artiste. Qu'une telle exclamation poussée par sa mère peu finaude le jour de la présentation dudit porte-bague a plongé dans un profond désarroi.

- 1 chat
Enfin c'est ainsi qu'il me fut présenté. Toute réclamation quant à la tromperie sur la marchandise est à faire auprès de l'artiste.

- 1 pingouin
Même remarque que précédemment. D'ailleurs il se peut que le pingouin soit le chat et que le chat soit le pingouin. Vous suivez? Ces objets ne possédant aucune étiquette ni code barre de désignation, une confusion dans les articles a pu malencontreusement se produire. A ce stade, seul l'artiste est capable de nous assurer l'identification de l'animal modelé. Et encore.

- 1 poisson
A la nageoire latérale gauche brisée, l'artiste ayant visiblement sous-estimé le poids de la nageoire lorsqu'il a finement aplati la partie servant de connexion entre la nageoire et le corps de l'animal à écaille.

- 1 oeuf.
Oui, un oeuf. En terre cuite. Brute. Aucune décoration, aucune tentative d'embellissement. Un concept très art contemporain, qui nous renvoie à la poésie du matériau, la symbolique de la pureté, le questionnement philosophique de la poule et l'oeuf. Par une artiste d'école primaire. Ou alors c'est juste qu'elle savait pas quoi faire avec sa boule, et qu'elle l'a un peu allongée sans y penser. Hypothèse qui n'est pas à écarter..

-1 pathère pour accrocher les manteaux.
Ne peut être utilisée en HLM ou dans toute habitation connue pour la finesse de ses murs. En raison de son poids, cet objet doit être fixé au mur avec des vis d'une longueur supérieure à la moyenne. Lesquelles une fois plantée dans un mur standard d'habitation de peu de qualité, dépassent d'environ cinq centimètres de l'autre côté.

- 1 nain-de-jardin-de-table qui tient un pot à stylo.
Aucun commentaire ne sera fait sur cet objet dont la description se suffit à elle-même.

-1 objet hybride entre la trompette et le pistolet à l'eau. (Oui, ça existe. C'est actuellement exposé dans mon salon).
Cet objet est destiné à être empli d'eau par le haut, eau qui sera ensuite expulsée à une extrêmité grâce à l'action d'un souffle puissant sur l'extrêmité opposée de l'objet. Tout lecteur ayant la tentation de critiquer la description de cet objet par un péremptoire:
"J'ai rien compris" recevra, livrée en 48 heures chrono, la photo dudit objet.  Avec mission de faire mieux que moi. Non mais!

Et vous pouvez déjà passer vos commandes pour ce qui est déjà en production et en phase de peaufinage, j'ai nommé
- RE 1 tasse
- RE 1 statuette d'animal indéfini.  
- RE 1 plat à fruit
-RE 1 statuette
- RE 1 tasse
Heureusement, le nain de jardin, être asexué s'il en est, ne semble pas se reproduire. Ce qui augmente d'autant la valeur de la pièce actuellement proposée à la vente.

Pour le détail des coloris, me consulter

Ces objets ayant une énorme valeur sentimentale et étant extrêmement fragiles, la somme demandée n'est pas symbolique.

Ces objets étant extrêmements fragiles et incroyablement encombrants, la première offre sera la bonne.  Un paquet cadeau peut même être envisagé.


.... Allez, non,
Je me les garde leurs oeuvres d'art. Elles me touchent,.
Et puis voir cette fierté dans leurs yeux quand elles me les rapportent.
Non vraiment, je me les garde...
 
Mais l'an prochain : elles pourront toujours courir pour l'atelier menuiserie...

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Le syndrôme de la tortue

 

As-tu-remarqué mère-ma-soeur à quel point le syndrôme dit "de la tortue" frappait les inconnus qui nous croisent dans les trains?

Non quand je dis tortue, je ne parle pas de Christophe Willem, ci-devant ex-vainqueur de la Nouvelle Star et seule vedette de la télé-réalité que je sois capable de situer. Voire seule vedette de la télé tout-court.
Enfin avec Drucker et Jacques Martin quand même. Je ne suis pas lamentablement has been non plus.

Ah  il est mort? Oh ben mince alors, pauvre Drucker! Je l'aimais bien.

Quoi? Pas possible!
C'est Jacques Martin qui est mort?
Mais ça veut dire qu'il n'y a plus d'Ecole des Fans? Et moi qui avait tout programmé pour que mes filles aient un destin à la Vanessa Paradis.
Tout pareil, la richesse, la gloire, la beauté, et le mec le plus canon de la Terre.
Seule petite différence, c'est que moi à la fin je leur pique Johnny Depp. Ou son équivalent de dans quinze ans.
Belles, riches et célèbres comme elles seront, elles n'auront aucune difficulté pour accrocher un autre coeur.

Et bien sûr que le Johnny il voudra de moi. Car le temps n'aura eu aucune prise sur mon physique. Telle une Demi Moore moyenne, cela se fera naturellement, sans aucune intervention extérieure autre que celle de mon chirurgien esthétique. C'est pour cela que j'ai besoin qu'elles gagnent beaucoup d'argent. Parce que ça ne se mouche pas du pied, un artiste du bistouri spécial réparations-en-tous-genres.

Tout cela nous éloigne de Christophe Willem. Et de ses dents blanches. Comment  ce type fait-il pour avoir des dents si blanches? Mais laissons-là ce Monsieur.

Car nous sommes actuellement partis pour une étude comportementaliste poussée.
En effet, revenons à nos illustres inconnus soudain atteints de ce drôle de syndrôme.

Je fais une courte description pour que chacun puisse visualiser: les épaules rentrées  le dos rond, la tête dans le cou, le regard vers le sol,...
Ce que donnerait face à un danger l'attitude d'un animal issu du croisement de l'autruche et de la tortue.

Bref exactement l'attitude bien connue de l'élève  quand la maîtresse demande:
-    "Tout le monde a bien appris sa récitation? Voyons voir...."

Et qu'elle laisse son regard errer sur une assemblée d'élèves présentement figés dans la position sus-nommée. Et priant tous les dieux connus pour que rien dans la tenue ou l'attitude n'accroche les yeux de Mademoiselle la Maîtresse

Tous unis dans une communion de pensées.
-    "Faites que ce ne soit pas moi, faites que ce ne soit pas moi..."

Sauf Agnan bien sûr puisqu'il veut rester le chouchou de la maîtresse

Mais fatalement, le sort tombe sur l'une des tortues de la classe.

La maîtresse a désigné. Personne ne sait exactement qui, puisqu'elle a juste dit:

-    "Toi par exemple, tu peux me le réciter le poème?".

En se guidant au son de la voix, quelques cous se sentent autorisés à se détendre. Ceux des corps situés les plus loin du point d'impact de l'ordre donné.
Des poitrines alentours, discrètement mais distinctement, s'exhalent des soupirs de soulagement.
Peu à peu tout le monde ose reprendre une attitude plus en accord avec son moi profond : avachi sur la table.

Sauf le malheureux désigné, qui peine sous l'effort de concentration.
Sauf Agnan le chouchou, qui cette fois encore doit ravaler sa deception.

Alors voilà mère-ma-soeur, si cette scène te rappelle des souvenirs, observe bien autour de toi.

Quand tu pénètres dans un train...

Pas seule bien sûr, cela ne vaut qu'accompagnée de ta marmaille.

Regarde ces inconnus qui t'entourent. Avec lesquels tu passeras les prochaines heures de ta vie dans ce wagon.

Cette attitude, ce regard en dessous...

Bon sang mais c'est bien sûr : ils font la tortue.

Et ils incantent

-    "Faites que ce ne soit pas moi, faites que ce ne soit pas moi..."

Mais alors : la maîtresse qui fait peur... mais c'est toi!
Et la phrase fatidique qui fait frémir, c'est:

-    "Voilà mes chéris, ce sont nos sièges, vous pouvez vous installer"

Avec cette simple phrase mère-ma-soeur je te le dis : ton voisin de siège, celui qui avait sa petite pile de revues, son roman dont les premières lignes lui paraissaient si prometteuses et cette prévision de petite sieste...

Ton voisin de siège, avec cette simple phrase...

Tu viens de le ruiner moralement!

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Tout simplement


Un concours de qui arrive à faire la tête la plus stupide que je gagne haut la main, grâce à la  sacrée avance que j'ai déjà dans mon air au naturel.

Un silence inhabituel et angoissant dans l'appartement, qui se révèle n'être que la conséquence de quatre têtes plongées chacune dans un bouquin.

Une petite voix qui m'appelle viiiite, qui me fait accourir avec une boule d'angoisse- qu'est-ce-qu'il s'est passé, et qui veut juste me faire remarquer comme il est beau le coucher de soleil ce soir.

Un chantier à huit mains qui déménage des chaises dans tous les sens pour créer une cabane dans la chambre à coucher.

Un chant qui se faufile par la porte des toilettes entrouvertes, entrecoupé par des histoires et des comptines, le tout ponctués par quelques ploufs révélateurs

Une odeur nauséabonde mais familière qui parvient à mes narines, et devant mon sourcil circonspectement levé, un grand sourire et une petite bouche qui claironne joyeusement:
-    "z'est moi qu'ai fait un piout"

Des petits pieds nus à la peau si tendre qui pendent et se balancent du haut de cette chaise trop élevée.

Le tapis du salon qui se transforme en piste de danse lorsque la musique du générique de fin démarre et que le film il était trop bien.

Une petite boule toute chaude et endormie  qui vient se  lover le matin sur mes genoux.

Parfois quand même, c'est le bonheur...

 

Edit tardif  :L'illustration choisie semble déconcerter. Elle ne cherche pas à aller plus loin qu'illustrer le concours de celui qui arrive à faire la tête la plus stupide, avec lequel démarre ce billet.

Allez je reconnais, j'ai choisi la facilité, parce qu'illustrer le bonheur... woaouh c'est pas simple!!! 

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Poste restante

Aujourd'hui on va un petit peu parler de Noêl.

Mais un petit peu hein pas d'angoisse. Loin de moi l'envie de vous détailler comment qu'il est trop beau mon appart avec tous les angelots dans tous les coins. Une description de ma déco actuelle vous inciterait trop à une franche rigolade.

Pas d'angoisse non plus, la liste des magnifiques cadeaux qui seront déballés sous le majestueux sapin vous sera épargnée. Ces objets que j'aurai tant de bonheur ensuite à ramasser trois fois par jour à des endroits divers et variés de l'appart. Enfin les jours fous où j'aurai invité quelqu'un à qui je voudrai faire bonne impression. L'inspecteur de la Ddass par exemple.

Non je ne vous fais pas la liste.
Et si je ne vous fais pas la liste, c'est pour la simple et bonne raison que je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il y aura sous le sapin.

Vous me direz:

-    "T'as qu'à leur en faire faire une, de liste."

Et bien justement parlons-en.

Pour dire la vérité, c'était même un peu le but de ce post.
Vous parler de LA liste.

Mais comme un homme politique retors de base, j'ai réussi à vous donner l'impression que la question venait de vous.
Et que j'étais prête à répondre à toute vos demandes.
Du grand art...
On n'écoute pas impunément Sarko, même à doses extrêmement homéopathiques, sans s'impregner un tant soit peu de sa maestria dans la manipulation des esprits...

Et donc maintenant, à la demande générale, nous allons parler liste de Noël et de son célèbre pendant : la lettre au Père Noël...
Tendre missive qu'écrivent nos chères têtes blondes au représentant de Coca-Cola sur terre (oui, c'est comme ça qu'il est né) et qui est censé partir au pays de la Laponie.

Déjà là, si vous voulez mon avis, ça coince.

Alors que des millions de parents s'escriment à raconter une histoire de rennes-facteurs à bicyclette et de Père Noêl qui lit le français dans le texte, voilà-t-y pas que tous les ans, les sieurs Poivre d'Arvor, Pujadas et consort leur cassent la baraque.

En situant la capitale de la Laponie à Libourne.
Département de la Gironde.
Région Aquitaine.
Où vient d'ouvrir la poste du Père Noël

Et en faisant avec cela un sujet d'au bas mot 3 minutes 30 dans le journal du soir.

Non sans avoir quelque peu sabré dans les dernières nouvelles des attentats en Irak ou des dérives totalitaires de quelques pays avec lesquels nous entretenons de très bonnes relations commerciales.
Il faut comprendre que l'info coco, ça a une hiérarchie.

Et quand le sujet est brûlant et le scoop de valeur...

Mais moi je dis :  comment voulez-vous faire intégrer deux sous de notions de géographie à un enfant, en essayant de situer le pole Nord sur une mappemonde, si ces messieurs de la télé s'obstinent à expliquer en long en large et en travers qu'à Libourne il y a des Lapons qui s'ignorent?

Et je ne vous parle même pas des familles qui habitent Libourne.
Se dire qu'on est voisin du père Noël et qu'on le savait même pas, il y a de quoi se poser des questions sur la marche du monde quand on a 5 ans non?

Mais en réalité, tous ces petits détails qui ont l'air de m'agacer comme ça glissent un peu sur le parapet de mon indifférence.

Pas comme l'histoire de la lettre au Père Noêl

Quintessence du mensonge organisé à l'égard des enfants.

Un père Noêl qui fait le tour du monde sur son traîneau doré en une nuit pour donner des cadeaux, c'est magique comme un joli conte.

Un père Noël qui ouvre son courrier tel un commercial de La Redoute, et qui ensuite manage sa plateforme de transport tel un cadre sup de chronopost, je ne sais pas, mais je trouve ça beaucoup moins.. merveilleux.

Mes enfants ignorent donc que le Père Noël est à la tête d'une succursale de la poste. Ils n'écrivent pas de lettres au monsieur à long manteau rouge.
Je reconnais que cela donne une mère qui au 4 décembre au matin, se dit que put*** merd*, Noêl c'est dans 20 jours...
Je ne prétends pas que mon exemple soit à suivre, loin de là...

Bon, et puis comme vous m'avez lue jusqu'au bout, je crois qu'il faut que je vous livre le fond de ma pensée...

Si je suis si remontée contre la missive au gros barbu...
Très légèrement agacée aujourd'hui contre  ce symbole...

C'est parce que négligemment MAIS bien en vue sur son bureau, depuis plusieurs jours, ma collègue  laisse traîner celle de sa progéniture.
Genre ... tiens je ne savais pas que je l'avais mise là.

Dans le but évident qu'on lui demande ce que c'est. Puis qu'on s'extasie (forcément) sur comment qu'elle est trop mignone ta fille. Et qu'elle ait un bon prétexte pour nous parler encore et toujours de sa fille, et de sa fille, et de sa fille. Encore un peu plus que d'hab je veux dire. Perspective qui me fait frémir.

Mais moi je ne suis pas née de la dernière pluie.
Le piège est trop grossier. Cette lettre bien en vue sur son bureau. Où je la vois dix fois par jour.
Jamais au grand jamais je n'ai fait mine de l'avoir remarquée.

Jusqu'à hier, jour fatidique.
Où j'ai eu une absence momentannée de mon entendement.

Et où j'ai dit

-    "Tiens, c'est quoi cette lettre?"

Arrrggghhh!!!

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C'est instinctif


D'après l'imagerie populaire, l'instinct maternel serait un sentiment admirâââble.
Pur et noble, doux et passionné. Un sentiment qui nous élève.

Alors là, comment dire..., je suis désolée, mais je dois avouer qu'il m'arrive parfois d'en douter.

Déjà, le fait que grâce à lui, nous puissions nous trouver un lien de parenté avec une maman babouine et à ses gestes instinctifs d'épouillage de son petit m'interroge quant au qualificatif "admirable" de cet instinct.
Et par décence, je ne parle même pas de la maman chatte qui nettoie son petit (orifices compris) à grand coups de langue. Pour le coup, l'adjectif "dégueu" me semble nettement plus pertinent.

Mais surtout, en ce qui concerne l'espèce humaine occidentale du début du 21ème siècle,  trop souvent, à mon humble avis cet intinct, nous rend un tantinet stupide.

Comment expliquer sinon qu'on se préciptie VERS la chair de notre chair en train de répandre tripes et boyaux, alors que le reflexe de toute personne raisonnable et dotée d'une once d'intelligence est de s'enfuir en courant.

Ou bien que de notre PLEIN gré, nous nous dirigions vers ce lieu joliment nommé "d'aisance" lorsqu'on entend une petite vois s'écrier "J'ai fini ".
Alors que l'on sait pertinemment quel spectacle et quelle odeur nous y attendent.

D'ailleurs, par curiosité scientifique, il m'est arrivé de résister à cet instinct dans de telles occasions et de ne pas me précipiter, afin d'observer l'attitude des autres adultes.
Je puis l'affirmer et l'attester sur l'honneur, aucun autre individu n'a la moindre véllléité d'aller voir de quoi il en retourne.
Et ce, qu'il s'agisse du cercle familial restreint ou  ou d'une reception de Monsieur l'Ambassadeur (qui sont toujours un succès).
Seules nous, mère-ma-soeur, pouvons volontairement délaisser une pyramide de rochers Ferrero pour aller plonger le nez dans le caca (ou presque).

Non franchement, je te le dis en un mot comme en cent, parfois, l'instinct maternel est notre pire énemi.

Ainsi, samedi encore, il m'attaqua brusquement...

Par traîtrise dans un rayon décoration de Noêl.

Déjà, rien que d'y metttre un pied alors que j'étais parfaitement consciente d'être suivie par quatre paires de pieds, pointure maximale 32, c'était extrêmement périlleux.

Mais ensuite, mon attitude fut carrément suicidaire.

Encore un coup de mes hormones.
Sous le coup de l'émotion de voir leurs yeux briller d'émerveillement...

... Quelle phrase me fut dictée par une soudaine bouffée de quadruple tendresse qui me submergea?

Quelle phrase, alors qu'en enfants bien élevés ils ne réclamaient RIEN?!

-    "Vous pouvez chacun vous choisir une décoration qui vous plaît"

A-t-on idée d'être aussi bête!

Car il arriva ce qui devait arriver.

Avec un instinct très sûr, ils laissèrent à leur droite l'étagère avec ces délicieux et si fins petits objets en osier, dédaignèrent les sobrement  charmantes étoiles blanches, ne jettèrent pas même un coup d'oeil aux gracieuses petites bougies en forme de fleurs, et s'arrêtèrent avec ravisssement face à ...

Non!!!

Pitié, pas ça.

Pas les angelots à l'air niais ET stupide avec une lyre dans la main et des ailes jaunes pipi (une mauvaise émulision chimique de la couleur dorée d'origine) dans le dos.
Certains anges allant même par deux, l'un au violon, l'autre à la harpe.
Et je ne parle même pas du quatuor soufflant dans des trompettes censées s'élever vers des volutes célestes (et qui présentement vu la configuration du magasin, ne guident le regard que vers la publicité pour le papier toilette 4 épaisseurs).

-    "Là mes chéris je vous prie de m'excuser, mais je crois que ça ne va pas être possible"

-    "Mais pourquoi? T'avais dit qu'on pouvait choisir ce qu'on voulait, et on a regardé, c'est le prix que tu as permis"

Que faire? Que dire?

Acheter ces horreurs, c'est se condamner à ne plus recevoir un seul ami chez soi pendant toute la durée du mois de décembre.
Vous me voyez boire un apéro avec des potes sous le regard niais d'angelots joueurs de trompettes ou pinceurs de lyre. Qu'à côté d'eux, Assurancetourix pourrait passer pour un DJ de house techno?

Mais refuser péremptoirement de les acheter, c'est risquer d'induire un souvenir d'injustice profonde et traumatisante dans la malléable mémoire de ces petits bouts.

A l'évidence, il me faut rassembler l'avis de professionnels de la psychologie de la petite enfance.
Tels que Dolto, Rufo, ou Bruno Solo (ah bon, lui aussi?).
Or que nous disent ces pros?

"Seule la vérité dans toute sa pureté et sa  simplicté est garante de l'équilibre psychologique futur de votre descendance"

Dire la vérité?
Alors là aucun problème.
C'est comme si c'était fait :

-    "Excusez-moi une nouvelle fois mes chéris, je dois vous dire la vérité. Si d'aventure il est effectif que dans tout ce rayon qui comprend malgré tout quelques petits objets qui se laissent regarder, vous vous obstinez à choisir ce qu'il y a de plus immonde, et bien mes amours, il faut nous rendre à l'évidence : vous avez un goût de chiottes"

Merci Dolto.


PS : Toujours aussi scientifique, ce blog ne s'arrête pas à la superficie des éléments cités, et donne le tour complet de l'info:
Soit 100 g de rochers Ferrero à 550 kcal nous fait un rocher de 20 grammes à environ 110 Kcalories.
Oui d'accord...
Mais c'est tellement bon....


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