mere-pas-top

En vacances avec une mère-top (1)


Chapitre 1 : Où il est prouvé que la cuisine et moi...

J'ai vécu l'expérience ultime, celle qui, si elle ne vous tue pas vous rend plus forte comme dirait ce bon vieux Nietzsche.

J'ai passé des vacances avec une mère top.
Et j'ai voulu être à la hauteur, quelle folie...
A l'arrivée quel traumatisme..

Mais grâce à Jack Bauer je connais l'importance des séances de débriefing pour évacuer un traumatisme, je m'en va donc me débriefer. 

En relatant une scène au hasard. Celle où autour d'une table conviviale, j'ai déposé le plat préféré de mes enfants afin de nourrir l'assistance.

Or ce jour là, par un amusant phénomène chimique et physique que je ne m'explique toujours pas, ce plat au sortir du four avait l'aspect d'un vomi frais et la consistance de la colle à papier peint.
Et je n'exagère pas.
Mais il était quand même bon (j'avais goûté, il y a des limites à ma non-topitude, si si).
Il était quand même bon, mais pas folle, en découvrant la chose supposée comestible sur la table, ma marmaille a fait front commun et opposé une résistance en bloc à la dégustation de ce petit plat mitonné. Lequel leur semblait d'évidence relever de la guerre bactériologique.

C'est là que j'aurais du renoncer, oui, j'aurais du. Errare humanum ist, perseverare ...

La présence de la témointe-top m'a fait me lancer un défi insensé : leur faire manger quand-même...

J'ai pris mon air le plus bécasse et mon ton le plus enjoué en espérant faire illusion:

-    "Mais si mes chéris, c'est votre plat préféré, vous savez bien..."

A-t-on vu phrase plus bête?
Oui, arrêtons-nos une minute sur la pertinence de cette phrase à ce moment précis où je cherche à convaincre la témointe de la scène de mes réussites éducatives.

Présenter comme "plat préféré" une mixture que même le cochon de la ferme d'à côté dédaignerait à la vue, c'est laisser la témointe-top de la scène rêveuse quant à l'aspect des autres plats qui ne sont pas "préférés"

Insister lourdement sur le fait que c'est le "plat préféré" alors qu'à l'évidence aucun de mes descendants n'acceptera de plonger une des dents de sa fourchette dans la mixture, c'est laisser la témointe de la scène rêveuse quant à l'attitude de ma marmaille lorsque je leur présente un aliment nouveau.

Bref, s'enfoncer d'avantage dans cette situation que je ne le fis en répétant cinq fois cette phrase, je pense que c'est impossible.

Mais... plonger encore plus au fond du trou, c'était possible.

Il suffisait d'attendre un peu. Attendre le moment où la situation s'est inversée et où la mère-top a servi ce même plat à ses enfants:
Même premier refus de ses enfants, jusque là, tout va bien.
Même phrase standard:

-    "On ne dit pas qu'on n'aime pas sans avoir goûté"

Oui, jusque là, ça va, je sais dire aussi.

Mais là ça a dérapé grave. Et pas à mon avantage. J'ai vu des assiettes se tendre, ses enfants goûter, apprécier, et en redemander.
Trois fois!!!

Dois-je préciser que cela n'a en rien troublé ma progéniture qui est restée intègre dans son absolu refus de goûter?

Dois-je préciser que je fus liquéfiée de honte et traumatisée de culpabilité?
Et pleine de questionnement pour savoir comment refiler discrétos des bouts de pains à mes gamins afin qu'ils n'aient pas le ventre vide en se levant de table? Me doutant bien que cette façon de nourrir mes enfants ne pouvait rentrer dans aucun schéma de topitude?

Sainte-patronne des mères-pas top, pourquoi m'as-tu abandonnée?

 

PS1 : Merci à toutes celles qui m'ont laissé des mots pendant ces 15 jours, mots que je découvrais au hasard de mes rencontres avec un ordinateur connecté et qui sont encore et toujours des cuillérées de miel dans  mes journées.

PS2 : Qui a réglé son réveil en oubliant de le mettre à la nouvelle heure et est maintenant méchemment à la bourre (et toute la famille avec)? Qui? Eh oui, bon faut sérieusement que je m'active....

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Avis de vacances

 En la contrée exotique qui a l'heur de me servir de chez moi en ce moment, les vacances de Pâques se trouvent... à Pâques.

Le manque de fantaisie associé par des mauvais esprits à ce charmant pays aurait-il des fondements solides?

Je ne saurais répondre...

 Toujours est-il que, qui dit vacances, dit mère au boulot à plein temps.

Les gentilles maîtresses et autres dames qui ont la bonté de me les garder et de les faire manger à midi (détail non négligeable) font une pause vacacionnesque que je suis bien obligée de suivre contrainte et forcée.

Surtout que moi aussi, du coup, je suis en vacances.

Mon temps de papotage va être compté, mon temps de top shopping réduit à néant et mon temps de blog va disparaître dans les profondeurs abyssales.

Pour les deux prochaines semaines, ce blog va donc jouer à un remake de la belle au bois dormant.

Merci à celles et ceux qui lisent cette phrase avec l'ombre du début d'un soupçon d'infinitésimale sensation d'un sentiment qui s'apparenterait à quelque chose que d'aucun parfois qualifie de désappointement.

Enfin je veux dire que si d'aventure et par extraordinaire, certaines personnes en pleine phase de pre-depression, phase dans laquelle on prend tout bien trop à coeur, certaines personnes donc se sentent un minusculement tantinettement désapointée par cette absence annoncée, et bien je les en remercie.

Non c'est parce que je me dis que peut-être, d'aucun à la sensibilité exacerbée et à la digestion difficile pourraient éventuellement et si ça se trouve, dans l'hypothèse où la marée est basse et la lune montante, se sentir un tout p'tit  infimement dépité de ne pas me trouver là quand il passe dans le coin. Et que je trouve ça sympa de sa part.

Enfin bref je crois que vous avez compris...

J'ai la grosse tête...

C'est officiel.

Elle était déjà souvent comme un compteur à gaz, elle est désormais gonflée à l'Hélium ou tout comme.

Je suis donc facilement reconnaissable.

Si vous croisez un compteur à gaz du volume d'une citrouille, monté sur un corps tout sauf bombesque et entouré de quatre personnes de petites tailles, n'hésitez pas à venir me saluer, ça me fera plaisir.

-    "Mère-pas-top I presume?"

Et malgré le volume de ma tête, sachez que je vous baiserai les pieds pour vous remercier de lire ici.

Aucune idée cependant de la sensation que peut donner la vue d'une citrouille homologuée GDF déposant un baiser déférent sur les panards. Pour être honnête, je ne suis pas sûre que cela soit à classer dans les grands moments nutella...

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Gaye


Aujourd'hui je voulais vous donner des nouvelles de Gaye.
C'est le fils de Mariama.

C'est un petit bonhomme qui, avec sa maman, par un  jour froid d'hiver, a atterri ici, dans ce pays étranger. Pour emménager avec un papa dont il n'avait aucun souvenir. Un homme qui travaille dur et longtemps, avec si peu de temps pour montrer le nouveau pays à Gaye et à sa maman.

Gaye a découvert mot à mot, situation par situation, la langue et le mode de vie de son nouveau pays. Toujours un peu à part, toujours un peu perdu. Tant de différences entre sa maison et la vie à l'école.
Parfois trop petit pour comprendre la méchanceté et le mépris contenus dans certains rires,  parfois si mûr et si réceptif à la moindre forme d'attention, et la plupart du temps tout simplement heureux d'être un enfant parmi les autres.

Gaye a appris à adapter son comportement en fonction du lieu où il se trouve. A la maison, manger proprement avec sa main droite après s'être soigneusement lavé les mains, à l'école manger proprement avec une fourchette après s'être soigneusement lavé les mains.

Gaye a appris phonétiquement des chansons dont il a peu à peu compris le sens, participé gaiement à tous ces apprentissages qu'on lui proposait. Préparé son déguisement aussi bien que les copains.
Et puis il n'est pas venu le jour de la fête, parce que sa maman n'avait pas su lire le mot affiché, pas compris ce qu'on a tenté de lui expliquer avec les mains. Et que son papa, trop fatigué, n'a pas pris le temps de lire les papiers.

Tous les jours Gaye est parti heureux à l'école. Désormais il comprenait presque tout ce qu'on lui disait et savait faire la plupart des activités proposées.

Et puis Gaye est reparti vivre dans le pays d'où il venait, avec Mariama et la petite soeur qui lui était arrivée entre temps, pendant ces trois années passées ici.

Au village de ses parents, il n'y a pas d'école.

La famille s'est organisée pour qu'il puisse suivre une scolarité normale. La semaine, il habite en ville, près de l'école, chez sa tante. Une dame inconnue jusqu'alors.

Le week-end il retourne chez Mariama sa maman.

Gaye a cinq ans. C'est un petit bonhomme dont la vie a tant changé du jour au lendemain.

Il a perdu tout contact physique avec un père qu'il aura sans doute du mal à reconnaître, lorsque celui ci aura économisé le prix de son billet d'avion et assez de jours de vacances.
Il a perdu la vie quotidienne avec sa mère et sa petite soeur.
Il a perdu ses copains.
Il a perdu son univers.

Gaye a cinq ans.
A cet âge là on s'adapte vite.
Il a sans doute déjà retrouvé des copains, intégré un nouvel univers où il se sent bien et tissé des liens affectifs avec cette tante qui joue désormais le rôle de mère cinq jours sur sept.

Gaye a cinq ans.
A cet âge là on s'adapte vite.

Mais qu'aucun adulte qui n'a jamais vécu ce genre de déchirement ne vienne me dire c'est sans souffrance.

PS : Mariama, je l'avais présentée . Et parlé de son départ . Si vous désirez en savoir un peu plus sur elle.

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Température ressentie

  Le problème est simple et se résume en une question : comment créer une cohabitation harmonieuse avec ma marmaille, alors que d'apparence, elle est moi, nous ne vivons pas sous les mêmes latitudes?

Comment les vêtir d'une manière sensée, leur permettant d'affronter les rigueurs de l'hiver, alors que nos corps ne sont pas branchés sur le même thermomètre?

Le mien est bloqué sur la position Nord des Pays-Bas, ou quelque chose comme ça, le leur doit se ballader du côté des Antilles.

Alors forcément quand on se rencontre dans l'appartement il y en a une qui caille pour les autres.

Devinez qui?

Croiser un estivant pied-nus et dont le tee-shirt flotte sur le corps menu ne contenant aucun gramme de graisse isolante (contrairement au mien), alors qu'on est soi-même équipé pour effectuer une expédition dans le grand Nord Canadien, vous avouerez que ça fait un choc. Frigorifique le choc.
Et pour comprendre toute l'amplitude de ce choc, il semble important de souligner une évidence : dans mon appartement, quand je croise une personne de petite taille, celle-ci est quasi systématiquement la chair de ma chair.

Et quand la chair de ma chair est très légèrement vêtue, c'est ma chair à moi qui se les pèle!!!

Je sais, c'est psychologique mais je me les pèle quand même.

Je n'ai alors qu'une envie : aller me faire un bon thé chaud qui me réchauffera le corps et l'âme.
Rectification: je n'ai alors qu'une envie : lui rajouter quelques couches de laine polaire sur le dos.
Mais là même pas en rêve. Le niet est définitif. Normal : a-t-on jamais vu personne se balader avec deux polaire sur le dos sur une plage des Caraïbes en plein midi? Elle trouve ma demande complètement incongrue et d'un ridicule fini.

Refus catégorique donc. Pas de pull

D'où le thé. Pour me réchauffer moi.

Il m'arrive alors, dans un élan maternel inhabituel et avec le secret espoir de la réchauffer à l'insu de son plein gré, de proposer un lait chaud à mon enfant qui m'a suivie dans la cuisine.

-    "Oui je veux bien du lait, mais tu ne le fais pas chauffer s'il te plaît"

Résultat : je me caillais à la voir se ballader en tenue de plage, je me gèle à la regarder avaler son lait frais à point. Prête à s'éventer au moindre coup de chaleur.

Alors bien sûr: autorité maternelle... bla bla bla... imposer sa volonté quand celle-ci est pour le bien de son enfant.. bla bla bla... je suis l'adulte c'est moi qui sait mieux ce qu'il faut bla bla bla...

Oui. C'est sûr.
Mais honnêtement, il ne fait pas froid dans l'appart.
J'ai froid, nuance...

Mais purée, elle ne pourrait pas SE rajouter un pull et des chaussettes pour ME réchauffer?!

Aucune pitié de sa pôv'vieille mère. Si c'est pas malheureux...

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Incognito

  Parfois je me fais un trip.

Un vrai, un truc de ouf, je me compose un personnage et je change de vie.

Ça se passe toujours dans le même genre de lieux, où je suis assurée de rencontrer du monde. Jamais les mêmes personnes, ou parfois si. Impossible de le savoir à l'avance.

Pour ce trip, il me faut soigner ma présentation. Un maquillage un peu plus fin que d'habitude, une tenue sans trace de chocolat ou morve du petit dernier sur l'épaule, éventuellement des talons. Pourquoi pas? Soyons fous!

J'entre pleine d'assurance dans ce temple de la débauche où je vais connaître, pendant quelques instants, le plaisir de vivre une vie qui n'est pas la mienne. Pendant le moment à venir, je serais une autre. Ma vraie nature sera indétectable, je serai prise pour celle que je ne suis pas.

Oui dans ce supermarché dans lequel je viens d'entrer, ces jours-là je me permets de poser un regard dédaigneux sur la rangée de chariots avec siège enfant incorporés et... de me munir d'un panier en plastique.

Follement exotique! Grande classe...

Ainsi parée, je me la joue célibataire urbaine, sûre d'elle (?), jeune (??), jolie(???) et au pouvoir d'achat (????) qui en fait le coeur de cibles des pubs des magazines de mode féminins.

Je suis en plein dans mon trip. Je regarde les yaourts chics vendus à l'unité, j'admire les préparations culinaires sophistiquées qu'il suffit de réchauffer, j'hésite entre les différentes plaques de chocolat les plus chères du marché.
Eventuellement je glisse un petit sourire complice au beau jeune homme qui semble avoir les mêmes hésitations que moi face à ces tentantes douceurs. En espérant que mon fond de teint provenant directement de chez Leroy Merlin rayon peinture monocouche, teinte terre de Sienne camoufle suffisamment toutes ces rides, dues à l'absence quasi totale de nuit complète qui caractérise les années qui viennent de s'écouler.

Voilà, mon petit trip touche à sa fin, je vais lentement redescendre sur Terre et réintégrer ma fonction de mère de famille.

Je délaisserai les yaourts à l'unité pour les prendre par 16, deux paquets que je déposerai sur le pack de lait posé au fond du panier, je finirai de faire déborder mon panier en y posant une énorme boîte de céréales et là je me dirai que non, vraiment, sans un chariot je n'y arriverai jamais.
Déjà que ramener les courses à la maison va me demander une capacité musculaire hors norme, il n'est pas question de gaspiller mon capital-énergie en refusant l'aide dudit chariot. Que j'utiliserais discretos à la manière d'une trottinette, un pied dessus un pied qui pousse quand la voie sera libre.

Mais, la vie me réservera un dernier cadeau. Comme dans une comédie romantique, je retrouverai mon beau jeune homme à la caisse, avec ses deux yaourts très chics et sa plaque de chocolat l'une des plus chère du marché. Il me regardera, me fera un sourire.

Et puis mon trip prendra définitivement fin quand au lieu de me dire:
-    "Vous auriez le temps de prendre un café avec moi un jour prochain? On pourrait goûter ce chocolat ensemble, savoir s'il tient ses promesses de douceur..."

Il utilisera son ton le plus respectueux, celui qu'il réserve à sa grand-mère en particulier et aux vielles dames en général et dira:

-    "Merci Madame"

Pour me remercier de le laisser passer devant moi, lui évitant ainsi l'attente de l'encaissement de ce chariot qui lui semble contenir un mois de provisions. Quand je sais bien moi, que déjà dans trois jours, un réapprovisionnement sera déjà nécessaire.

Oui, parfois je me fais un trip...

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Ne demande jamais


 FMDF et FPDF (Future-Mère-De- Famille, Futur-Père-De- Famille, mes frères et soeurs, dois-je encore traduire? Vous devez commencer à vous reconnaître dans cette appellation non?)
FMDF et FPDF, disais-je donc, désolée mais la liste s'allonge. Voilà encore un sujet où je pense qu'il est bon d'avoir été prévenu à l'avance pour ne pas commettre une faute lourde de conséquences. 

Pour vous, les conséquences. Et pour vos nerfs surtout, petites choses fragiles desquelles on ne prend jamais trop soin.

Je ne vais pas être longue, il s'agit juste d'une petite question à ne jamais poser. Où alors non sans avoir préalablement discrètement installé des écouteurs de lecteur MP3 au fond des tympans, permettant de ne pas entendre la réponse. Il ne reste plus qu'à feindre d'être vivement intéressé lorsqu'on voit notre progéniture bouger les lèvres. Sans avoir aucune idée de ce qu'elle raconte sans doute, mais c'est ça ou l'épreuve de tous les dangers pour nos nerfs.

Je vous explique le contexte : grâce à la bonté incroyable (rayer les mentions inutiles)  du père/de la tante/ de la mère de la copine/de la maîtresse d'école, votre progéniture est allée au cinéma. Sans vous, ô bonheur!
Personnellement je ne mets en effet qu'un pied prudent dans les salles de cinéma non-interdites au moins de 18 ans. Le risque d'ennui y est gigantesque et je voue une infinie reconnaissance à tous ceux qui se tapent la corvée pour moi.

Mais revenons à mon postulat de départ et à ce cas béni où vous n'étiez pas dans la salle à vous fader tout un film où des pingouins dansent des claquettes tout en chantant du gospel (il m'a traumatisé celui-là!)

Retour de la progéniture, vous ouvrez la bouche et vous voilà prêt à demander:
-    "Il était bien le film? Il parlait de qu..."
Nooooooooon!!! Malheureux(se), ne pose jamais cette question...!

N'interroge jamais un enfant sur le contenu d'un film. Du moins pas avant qu'il n'ait fait Hypokhâgne et appris le concept de substantifique moëlle, ou qu'il n'ait fait des étude scientifiques supérieures et appris l'usage de la clarté dans la concision.

Sache FDMF que si tu t'obstines à poser cette question stupide, malgré mon conseil donné en toute amitié, tu t'en prends pour deux heures. Au bas mot. Soit: le temps du film avec tous les rajouts que constituent les:
-    "Euh..."
-    "Et puis euh..."
-    "Et alors en fait que en vrai euh...
-    "Et il a dit...."
-    "Alors elle a dit à lui..."
-    "Non parce que aussi tu sais alors..."
Etc etc....

Eh oui, cette question, un enfant la prend au pied de la lettre.
Là où un adulte te résume La Belle-au Bois dormant en t'indiquant:
-    "C'est l'histoire d'une nénette pas douée à qui on a défendu de jouer avec un rouet et qui trouve le moyen de se piquer au seul rouet à des kilomètres à la ronde. Du coup paf elle tombe endormie rapport au sort de la sorcière, mais vu qu'il y a un type qui la trouve genre un siècle plus tard en se balladant dans le coin, il lui roule un patin d'enfer et ça la réveille. Voilà c'est fini.
Ah non j'oubliais, il furent heureux et eurent beaucoup d'enfants."

Voilà, là où l'adulte te fait une version résumée du reader's digest, l'enfant te refait tout le film.

Tout.
Du dernier au dernier plan, avec dialogues et commentaires.
Alors bien sûr, vu que ma marmaille malgré son intelligence supérieure, n'est pas capable de mémoriser dialogue par dialogue, séquence par séquence tout le film, son récit va se révéler un petit chef-d'oeuvre de surréalisme, alliant la plus extrême précision dans la description d'un détail infime tout en zappant allègrement le coup de théâtre final qui explique l'histoire. Tout cela dans un ordre aléatoire absolument pas prévu par les scénaristes et qui explique que, même en y mettant la meilleure volonté du monde engendrée par cet amour infini que je porte à la personne qui me raconte tout ça....
Je décroche au bout de deux minutes et je m'emmerde puissamment au bout de trois.

Le film fait 1 h 20 en moyenne et l'enfant n'épargne aucun des détails qu'il a en mémoire.
Et ils sont nombreux malgré tout.

J'ai posé une petite question comme ça en passant, une heure plus tard j'ai encore un enfant qui me suit comme une ombre et à qui il reste encore les 99 dernières années de l'histoire à me raconter.

Donc FMDF, tu fais comme tu veux, mais tu comprendras que moi, s'il y a bien une question que je ne pose plus c'est :
-    "Ça parlait de quoi, tu me racontes?"

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Oh la tricheuse...?

 Quelques textes récents mis en ligne sur ces pages me font redouter que le soupçon de tromperie sur la marchandise ne s'insinue dans vos esprits. Et que soudain ne me parviennent des réclamations sous forme de demandes  pécunières:
-    "Rembourse-nous la connection internet au prorata du temps qu'on a passé à lire ici!"

 
En effet, certains se demandent peut-être comment on ose intituler un blog "mère-pas-top" alors qu'on s'interroge parfois sur les raisons de ses coups de gueule envers la marmaille? Voire même qu'on s'en excuse auprès d'elle?
Je sens une interrogation se faire jour dans vos esprits:
    -"Et si c'était une mère-trop-top, bien planquée derrière son écran, qui se défoule sur ces pages en écrivant toutes les horreurs qu'elle n'ose pas faire chez elle? "
Avec la même honnêteté que Gérard, marié, deux enfants, chauve et bedonnant, ayant dépassé la cinquantaine et qui se présente chez ce célèbre site de rencontre électronique sous le nom de Lucas, célibataire quadragénaire, brun et de belle prestance. En mettant une photo de lui prise au cours de l'été 1996.

Oui, si la mère-pas-top n'était qu'une vilaine tricheuse?

Alors pour éloigner tous les soupçons de truquage me concernant, j'ai pensé que le mieux était de vous laisser juger en vous décrivant une journée  au hasard.
Hier par exemple.
Journée où trois de mes enfants devaient faire une sortie de classe.

Pour cette sortie, le papier que j'avais signé sur un coin de table un soir à la va-vite (ben oui, j'étais déjà en heure-sup maternelle rapport à l'heure tardive), le papier donc, mentionnait qu'il fallait un en-cas.
No problemo.
Un en-cas.
Flemmarde comme je suis, on me parle d'un en-cas et je visualise immédiatement quelques biscuits secs, une pomme et roule-mimile. Et puis je n'y pense plus.
Jusqu'au matin fatidique.
Où j'y repense. Et où tout d'un coup je sens monter une sourde angoisse:

-    "Attend, quand ils parlent d'un en-cas, c'est juste un goûter ou carrément le repas de midi qu'ils veulent dire?"

Oui je suis d'accord mère-ma-soeur, une demi-heure avant le départ à l'école, c'est le moment de se poser la question. Dois-je te rappeler l'intitulé du blog?
 
Reprenons où nous en étions restés : mes sueurs froides pleines de questions.

Parce que si c'est le repas de midi qu'ils doivent avoir, mes gamines, avec leurs trois biscuits et leur pomme, ça va faire djeust.
Vous imaginez? Tous leurs copains qui sortent leurs sandwiches préparés avec amour par leur tendre mère? Laquelle a pris soin de les interroger sur la finesse des tranches de fromage et sur la qualité du jambon à poser sur cette baguette fraîchement beurrée.
Et mes pauvres petits qui les regardent avec des grands yeux tristes en mangeant leurs petits-beurres trop vite finis et leur pomme déjà fripée?

Mais c'est du Dickens! Tom Sawyer à côté, c'est Paris Hilton-enfant! Les larmes roulent sur les joues de tous ceux qui assistent à la scène!

Ya pas, je dois préparer des trucs qui fasse genre repas.
Oui mais trois??? Alors que je n'ai que des rogatons de fromage et même pas de jambon? Ça va demander de mettre en jeu toute ma capacité d'improvisation culinaire, laquelle est aussi étendue que la culture géopolitique d'un candidat moyen à la Star'Ac. Autant dire nulle.

Et puis si jamais l'en-cas demandé correspond vraiment à un goûter, le club-sandwiche de quatre étages, ça va faire un peu démesuré non? Surtout si les  autres grignotent sagement leurs biscuits secs avec une pomme.
Après un exploit pareil, je serais immédiatement cataloguée par les maîtresses "mère névrosée qui a peur que loin d'elle ses petits ne manquent et qui les bourre de nourriture pour compenser".
Faudra pas que je m'étonne si un jour où l'autre on me convie à un colloque sur les risques d'obésité enfantine.

Non, je ne peux pas préparer un pique-nique si c'est un goûter. Ni préparer un goûter si c'est un pique-nique.
Coincée, je suis coincée.
Quelle solution  choisir?

La plus mauvaise! Le milieu, l'eau tiède, le truc ni fait ni à faire, un machin qui ne ressemble à rien. Trop pour un goûter, trop peu pour un pique-nique.
La loose totale.
Et qui m'ôte tout échappatoire puisque je ne pourrais même pas me défendre en disant:
-    "Ah mais j'avais compris qu'il fallait juste le goûter! Si j'avais su, vous pensez bien..."
Ou l'inverse.

Epilogue:
Il leur fallait un repas, elles ont eu beaucoup de pain, un peu de fruit, quelques biscuits et les copains ont fourni le reste si j'en juge aux emballages divers et variés retrouvés au fond des sacs ce soir.

Ne me reste plus qu'à éviter les mères desdits copains pendant quelques jours, le temps que s'estompent de leurs mémoires les récits de leurs enfants:
-    "Tu sais ce qu'elle lui avait donné sa maman, à ma copine, comme repas?"

Je vais aller faire mes courses dans un autre quartier pendant quelques jours. Et acheter beaucoup de jambon et de fromages.
Au cas où...

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Le plus dur

  Le plus dur c'est de ne pas leur faire payer.

Ne pas leur faire payer l'énervement qu'a provoqué l'attente à la caisse en leur aboyant:
-    "Mais tu peux pas marcher plus vite, j'en ai marre de t'attendre"

Ne pas leur faire payer le stress que provoque ce dîner de fête à préparer, en répondant à toutes leurs demandes par un:
-    "Laisse moi tranquille, va dans ta chambre s'il te plaît"

Ne pas leur faire payer la fatigue du boulot, l'échec patent vécu dans son travail ce jour-là en hurlant:
-    "Vous allez arrêter de vous disputer sans arrêt? Allez tout le monde dans sa chambre et vous vous calmez cinq minutes"

Ne pas leur faire payer cette impression de routine ménagère,  et cette fatigue, qui tout d'un coup nous submergent et nous font répondre par des monosyllabes à leurs petites histoires enfantines. Cette routine qui rend notre quotidien si gris, oubliant que leur présence est notre soleil.

Ne pas leur faire payer cette déception de n'avoir pas eu la réponse espérée, ou le coup de fil attendu.

Ne pas leur faire payer la tristesse qui insidieusement nous ôte l'envie de parler à quelqu'un.

Oui c'est ça le plus dur.
Ne pas céder à la facilité.
Ne pas râler juste parce que ça défoule, parce que ça fait du bien et parce qu'ils sont là.

C'est tellement dur que parfois ils payent. Ils trinquent, ils subissent. Mes humeurs, mes colères et mes chagrins. Par des coups de gueule et des engueulades disproportionnées.
Qui me remplissent de honte.

Que faire d'autre que revenir vers eux? Les prendre sur mes genoux, m'excuser, et expliquer à quel point la fatigue, la contrariété ou la tristesse peuvent rendre injuste.

Ça, heureusement, ce n'est pas dur.
Heureusement pour eux.
Heureusement pour moi.

Sauf que parfois...

Même ça, je ne le fais pas...

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Des bâtons dans les roues

 

 Et pourtant il m'arrive de faire des efforts.

Que ce soit sous l'impulsion d'une phase de la lune, d'une poussée d'hormones ou d'un gros coup de culpabilisation engendrée par la rencontre fortuite avec une mère top, il y a des jours où je me lance des défis de folie.

Cuisiner par exemple.

Un plat qui nécessite plus de deux ingrédients (l'eau et les pâtes).
Un bon petit plat. Avec le secret espoir que dans trente ans ils en parleront encore avec des trémolos dans la voix, cherchant à travers toute la France un restaurateur dont la création se comparerait à la mienne. Et revenant encore et toujours dans mon antre chaleureuse déguster ce bon petit plat de "quand on était petits".

Euh, attendez... Ce n'est pas parce que, une fois comme ça un jour de grande déprime, je me prépare à une bataille homérique avec mes casseroles pour que ce moment surréaliste devienne un rituel non plus. 

 Rectifions donc et reprenons la phrase précédente :
" Et revenant encore et toujours dans mon antre chaleureuse me supplier de refaire ce plat que j'avais fait un jour. "Tu sais, une fois, il y a longtemps, quand on était petits"".

Enfin bref quoi qu'il en soit, je me retrouve parfois devant mon fourneau. Pleine de bonne volonté! No comment...

Et là, sans vouloir me chercher des excuses, il faut avouer qu'il y a des obstacles. Physiques.
Des bâtons dans les roues.
Ou plutôt des gamins dans les pattes.

Car pour réussir ce programme (rappelez-moi d'ailleurs de le soumettre aux scénariste de l'excellent feuilleton "mission impossible" tellement il en représente la quintessence), il me faut:

Ouvrir le frigidaire pour y attraper la viande et certains légumes. Saisir sur l'étagère le sel le poivre et les condiments. Chercher les patates et les oignons qui sont rangés avec les casseroles (oui parfaitement). Empoigner la cocotte en fonte héritée d'une vieille tante et qui se trouve dans le placard de l'entrée (la cocotte, pas la vieille tante voyons). Chercher l'huile, prendre le couteau de cuisine dans le tiroir, revenir sur le coin de table libre, m'apercevoir que j'ai oublié l'épluche-légumes, réouvrir le tiroir, le refermer. Avoir besoin de la farine, donc d'une cuillère pour en répartir un peu, donc réouvrir un tiroir qu'il faudra refermer.
Ne pas oublier au passage la cuillère en bois, baguette magique de la cuisinière et dont je confirme l'effet magique: c'est bien simple, dès que je l'ai en main j'ai l'impression d'être dans un spot télé pour les 5 fruits et légumes par jour.

Voilà, je suis enfin parée.
Voilà...
Voilà?
Voilà pas du tout!!!

Car toi mère-ma-soeur, tu m'as déjà comprise, mais pour tous les autres, vous avez une idée du nombre de déplacements que ce petit programme implique?
Non? Et bien moi si!!!
Chaque déplacement, chaque mouvement, chaque ouverture et fermeture de tiroir doivent être négociés pour ne pas envoyer la porte du frigo dans la tête de celui qui s'est évidemment posté pile poil devant, ne pas pincer les doigts de l'autre en refermant le tiroir sur lequel il avait posé ses petites mimines au moment où je l'ai ouvert, ne pas m'étaler de tout mon long lors d'un déplacement en arrière en raison de la présence dans mon dos d'une personne de 1 m 10 que je n'avais pas repérée, accéder à l'étagère malgré les deux personnes de petites tailles qui se sont interposées entre elle et moi etc etc...
Vous comprendrez donc que ce moment qui demande la fluidité des gestes, la souplesse des mouvements et l'endurance à l'effort d'une danseuse étoile, je ne m'y résolve que contrainte et forcée par un phénomène cosmique court-circuitant momentanément l'agencement de mes neurones.

L'arrivée de ma belle-mère par exemple

Faire des entrechats dans ma cuisine, très peu pour moi...

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101


J'ai raté le 100ème.!!!

Oui, le 100ème texte mis en ligne sur ces pages.

A cette occasion je comptais faire une petite fête, boire une coupette et faire un gros bisous à mes enfants. Ils l'ont bien mérité, vu les innombrables sujets de réflexion qu'ils fournissent à mon esprit si enclin à la bienveillance et que je soumets à votre sagacité. 

Bien entendu, j'avais aussi l'intention, comme d'hab, de baiser les pieds des fidèles lecteurs. A ce sujet, il est d'ailleurs temps que l'été arrive. Déjà ça me permettrait de redécouvrir mon corps actuellement encore bien planqué sous des épaisseurs mutiples. Et puis ça serait plus simple que vous soyez tous en tongue. Vu le nombre de fois où je vous baise les pieds, ça me ferait un gain de temps non négligeable.

Enfin bref, après l'aspect protocolaire de la chose, il aurait fallu donner du contenu à la cérémonie.
Et là, ben... je me demandais ce que j'allais pouvoir écrire à cette occasion.

En toute logique administrative ou entrepreneuriale, il me fallait faire un bilan de ces 100 textes, puis dans un esprit d'ouverture vers un avenir  toujours plus conquérant, exposer mes projets futurs.

Ah oui. Quand même. C'est du boulot!

Parce que le bilan sous quelle forme?

Nombre de fois où j'ai écrit "Put* de  Bord* de M* sur ces pages"? Je n'ose pas compter, épargnez-moi ce douloureux moment de vérité.

Nombre de de textes que j'ai imprudemment envoyés dans la blogosphère intersidérale et qui seront autant de pièces à conviction que mes enfants pourront utiliser contre moi dans le futur? Pour se défaire de leur obligation alimentaire envers leur vielle mère édentée, sourde et vivant du minimum vieillesse (s'il existe toujours d'ici là). Inutile de compter, le seul fait de tenir un blog, au lieu de concocter des bons petits plats et de bricoler avec amour des chefs-d'oeuvre en rouleau de papier-toilettes, devrait suffir au juge à qui ils feront appel.

Nombre de fois où j'ai dit:
-    "Attends, non là j'ai pas le temps"
à mes enfants parce que je répondais à un comm sur le blog?
Le truc c'est que la phrase:
-    "Attends, non là j'ai pas le temps"
 je la dis tellement souvent qu'il m'est très difficile de départager a posteriori celles qui étaient en lien avec le blog de celles qui étaient en lien avec  ma puissante envie d'avoir la paix.

Nombre de fois où j'ai ri en lisant un commentaire? Ou été très émue? Vous pourriez croire que j'entre dans la flatterie la plus démagogue, et franchement je ne préfère pas.

Ou bien tout simplement le nombre de textes bien cachés au fond de l'ordinateur et qui expliquent que non, vraiment, aujourd'hui je n'arriverais pas à proposer quoi que ce soit qui prétende faire sourire ou même tout simplement intéresser. Que la fin du blog est là. Faute d'inspiration, faute de moral...

Voilà, vous voyez, rien que le bilan c'est un tel taff que je ne m'en serais pas sortie.

Les perspectives d'avenir je ne vous en parle même pas. Et puis, tout bien réfléchi, je les avais déjà proposées dans un texte où l'on évoquait les pieds de Colon Firth (aaaah, Colin), la meilleure pote de Julia Roberts et ma légère tendance à la mégalomanie. Si ça vous intéresse c'est .

 Enfin bref, non, finalement,  heureusement que j'ai raté le 100ème.

Et que je me réveille au 101ème. Ça m'épargne un sacré boulot.

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Range ta chambre


 Eh oui, au risque de passer pour une dangereuse monomaniaque, il me faut revenir sur ce problème du rangement de chambre.

Certains d'entre vous se demandent sans doute pourquoi ne pas laisser tomber cette cause qui semble définitivement perdue.

Oui pourquoi s'en faire?
Puisque les occupants des lieux se sentent trèèèèes bien dans leur foutoir, la preuve en est qu'ils le réorganisent en deux temps trois mouvements. Et que jamais au grand jamais il ne leur vient spontanément à l'idée d'y remédier en quoi que ce soit.

Pourquoi s'en faire?
Puisque, quel que soit l'état de la chambre enfantine, les occupants des lieux trouveront toujours plus simple de m'appeler pour trouver l'objet qu'ils cherchent plutôt que d'entreprendre les fouilles eux-mêmes. A quoi bon perdre ma salive à exiger un rangement alors que c'est moi qui m'y collerai
à un moment ou à un autre?
Nota Bene pour les personnes à principes qui se seraient malencontreusement égarées sur ce blog : une top-éducation exige de les laisser chercher seuls. Sauf que dans un tel chantier, soyons réalistes, ils ne trouvent pas. Or s'il ne trouvent pas leurs jeux, ils ne jouent pas. Et moi, pour gagner un quart d'heure de tranquillité solitaire, je suis prête à tous les sacrifices et à toutes les recherches!

Pourquoi s'en faire?
Et puisque la chambre est munie d'une porte, pourquoi ne pas l'équiper d'un ferme-porte avec ressort très puissant? Genre portes de saloon? La porte fermée cachant ainsi le magistral souk à côté duquel un rayon vêtement femme, le soir de l'ouverture des soldes, paraît une merveille d'ordonnancement.
Nota Bene : Pour les parents qui choisiraient cette solution et dont la mutuelle n'est pas une des plus performantes du marché, je ne saurais trop conseiller d'équiper la marmaille d'un casque de boxeur et d'air-bag portatifs. Un retour de porte à pleine puissance dans un petit corps tendre peut amener quelques frais médicaux qu'il n'est pas inopportun de prendre en compte.

Oui, franchement, pourquoi?

Pour une raison. Toute simple.
C'est une raison parfois trouée, régulièrement nauséabonde, et assez systématiquement solitaire.

La raison c'est la chaussette!
La chaussette c'est la raison!

Je me flatte en effet d'être écologiquement responsable et je ne pratique pas la politique de la chaussette à usage unique, jetable après emploi, tel un vulgaire mouchoir en papier.

Et donc, d'une manière ou d'une autre, il va falloir que du magma indéfini observable dès le pas de la porte franchi, puissent ressurgir ces pièces vestimentaires ô combien précieuses.

Or pour ça ya pas, faut s'attaquer à la masse.

Et sur ce thème, amie-lectrice, ami-lecteur, que tu sois muti- mono- ou nulli- pare (manque plus que le 2 sur 4 et on peut ouvrir un PMU tous ensemble), je sais que tu me comprends.

Petits petons de pointure 26 ou panards imposants en 44-fillette, la solitude de la chaussette est un thème récurrent qui les concerne tous.

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