Vos commentaires
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 06:54, par laetitia
Certainement une des choses les plus dures dans la vie de parent... Je pense bien qu'on est tous passé par là.
En général, je les préviens avant, genre " aujourd'hui, maman a eu une journée vraiment naze, alors un petit effort s'il vous plait". Et dans ces cas-là, ils sont assez compréhensifs... Mais bon, ça marche pas non plus à tous les coups.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 07:54, par Aurélie
Le plus important, je crois, c'est d'en être conscient ... Mon père fonctionnait comme ça lorsque nous étions petites avec ma soeur ; journée difficile / humeur exécrable , bonne journée / papa adorable ... Nous avons rapidement capté cet état de fait et nous sommes adaptées. Mais surtout, nous ne lui en avons jamais tenu rigueur, on ne vit pas au pays des bisounours, (même si certains voudraient nous le faire croire) la vie c'est aussi se positionner par rapport aux autres, s'adapter ... Puis je dois avouer que je suis un peu comme ça aussi, (génétique oblige !) et pour l'instant, c'est surtout mon chéri qui trinque mais dès qu'on a des enfants, promis, je lui lache la grappe !
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 07:55, par shaya
Tu les aimes, ils t'aiment... tu resteras toujours leur maman! Au fil du temps les colères s'estompent pour ne laisser la place qu'au sourire et aux bisous que tu leur auras donné... Tu es leur maman mais tu as le droit d'etre fatiguée et énervée et jamais ils ne t'en voudront!
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 08:25, par ClaireMM
Shaya : c'est sûr, mais quand même, on est pas fier de soi..
Aurélie : J'aime beaucoup ta conclusion.. ;), et pour le reste je suis bien sûr parfaitement d'accord.
Laetitia : Oui , ça ne marche pas à tous les coups. Et puis même si ça marche, je me demande toujours si ça me donne le droit de ne pas faire plus attention
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 08:29, par dam_drums
Pour ma part, j'arrive encore à prendre sur moi, mais c'est vrai que c'est pas forcément évident quand tu es naze.
Pourtant, il y a un truc dingue, c'est que quand Neela (ma fille) arrive avec un gros sourire, même si je suis naze, tout s'éclaire et tout va mieux :D
Pour Aurélie : moi, mon père, il faisait toujours la gueule. Trop de boulot, trop de stress, impossible pour lui de "lâcher prise", donc, toute ma jeunesse, c'était toujours engueulades sur cris. J'ai jamais connu autre chose. Ca finissait par être lourd.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 08:40, par laetitia
Attention Claire, ne serait-ce pas une crise de culpabilité genre je veux être une mère-plus-top-tu-meurs ??
Les enfants comprennent très bien qu'il y a des jours avec et des jours sans, pour eux c'est la même chose. Ils savent très bien qu'on n'est pas des robots toujours dispos et sourire aux lèvres en prime. C'est aussi ça, la vie, et comme le dit si bien Aurélie, le pays des Bisounours, c'est un dessin animé, pas la vraie vie.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 08:42, par zaza
Les enfants comprennent beaucoup de choses il ne faut pas l'oublier, rappelle toi quand tu étais petite...
Je suis sure qu'ils ne tiennent absolument pas rigueur de tes humeurs parce que je suis sure qu'ils ne doivent pas payer souvent... je sais pas mais j'ai comme l'impression que l'injustice n'a pas vraiment sa place chez toi, alors no soucy.
Bises
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 08:48, par Ponine
Ma mère a un peu beaucoup cette fâcheuse tendance, et le pire c'est que je me rends compte que moi aussi (et comme je n'ai ni enfants ni chéri, devine qui trinque ? Maman !)
Méfie-toi, à force de pondre des notes aussi justes et émouvantes, tu vas nuire à ta réputation : tu vas passer pour un mère top...
Bises et bonnes journées (et je suis sûre que tes enfants savent que tu les aimes...)
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 08:49, par Sophie L.L
Je crois que c'est en effet la seule chose VRAIMENT importante.
Et avec le plus de douceur possible par rapport aux autres commentaires, je dirai que l'argument "les enfants comprennent" ou "c'est ça la vraie vie", je ne suis pas d'accord du tout.
Non, les enfants ne comprennent pas qu'on se défoule sur eux -et en effet c'est injuste, et ça fait très trés mal, quant à l'argument : c'est la vie, ben la vie c'est aussi plein de choses atroces et donc c'est pas une raison.
Enfin, bon, c'est personnel hein: je trouve que ton billet d'aujourd'hui c'est la colonne vertébrale à avoir. Et d'autant + que c'est pas facile.
Et donc pour moi c'est ce genre de billet qui fait de ton écriture quelque chose d'unique, de précieux.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 08:58, par laetitia
Pour Sophie L.L, en fait, quand je dis que les enfants comprennent, c'est qu'on n'est pas au top tous les jours, hein, pas qu'on se défoule sur eux. J'ai dû mal m'exprimer. Et puis le "c'est la vie", c'est juste parce qu'on ne peut pas toujours les protéger de tout, bien sûr, pas que ça doit être banalisé.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 09:04, par doudoune
Et voila je suis en larmes devant mon ordi tellement ce que tu écris c'est ce que je ressens quand il m'arrive de faire la meme chose...
C'est tellement dur de ne pas lacher prise. De garder son self controle. C'est aussi pour ca que je dit à mon homme que j'ai besoin d'un exutoire, un truc qui me permettrait de me défouler et de rentrer cool et détendue à la maison... Ne serait ce qu'une fois la semaine...
Parce que dans ces moments la je me sens tellement coupable que je ne peux m'empecher de retourner les voir en pleurant et en leur expliquant... Et pourtant ce n'est pas aux enants de secher les larmes de leur parents mais le contraire...
Je me déteste pour ca, pour ces moments de colere qu'ils ne devraient pas avoir a subir...
Bonne journée... Et encore merci grace a toi je me sens moins seule...
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 09:06, par Claire T.
Pas de honte à avoir, tu es juste... humaine ! Quand j'étais petite, j'avais une voisine dont la mère ne s'énervait jamais, absolument jamais. Eh ben crois moi ou pas, c'était chiant. On aurait dit qu'elle était morte tellement elle était stoïque en toute situation !
Ma môman elle s'énervait parfois, quand la journée avait été dure et que ses enfants en rajoutaient une couche. Mais on savait très bien faire la différence entre "je ne t'aime pas" et "mais ça suffit maintenant, vous commencez à me gonfler, dégagez de mes pattes !" Pas de panique, les enfants ne sont pas bêtes ;)
Et puis ça leur apprend que le monde ne tourne pas autour d'eux, que même leur mère peut être fatiguée et avoir besoin de calme. Aujourd'hui je sais reconnaître quelqu'un qui veut rester un peu seul parce qu'il est fatiqué/énervé/triste. Je respecte son besoin et ne lui en tient pas rigueur, parce que ça m'arrive aussi...
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 09:15, par Aurélie (la bureautière)
Tiens, j'ai une homonyme!
A partir du moment où tu t'en rends compte, je pense que c'est le plus important. Ensuite, tu n'es pas une zombie sous pillule du bonheur complètement déconnectée de la réalité, donc il est normal voire sain d'être influencée par ce qui se passe à l'extérieur. Sans compter que l'inverse est vrai : qd tout va bien, même s'ils font une ânerie, tu est plus coulante!
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 09:29, par Claire T.
ça me parle aussi, ce que dit Aurélie (haaan, laquelle ? ;) C'est aussi très dificile de se construire quand tes parents "flottent" au dessus de tout. Tu peux penser que tes colères sont un mauvais exemple pour tes enfants, mais je suis persuadée qu'elle sont instructives. Je sais que ce qui te fait culpabiliser c'est de faire subir à tes enfants un état dont ils ne sont pas responsables. Mais c'est la vie ! On subit toujours les humeurs des autres ! Et voir ses parents "heureux" alors qu'on y est pour rien (pilules magiques), c'est au moins aussi dur crois moi...
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 09:41, par mechante-maratre
Coucou Claire
Parfois c'est la caissière du supermarché qui trinque, en même c'est qu'on s'en inquiète un peu moins, mais tu/on ne peux pas toujours faire comme on voudrait. Parfois, je rentre et j'ai envie de les étriper (les gnomes comme mon chéri) alors qu'ils n'ont rien fait; alors le seul truc que j'ai trouvé, c'est de m'enfermer dans la cuisine, de fumer une cigarette, boire un thé, ou un verre de vin selon l'heure et essayer de me vider la tête. Ca ne marche pas à tous les coups mais personne n'est parfait (surtout pas moi) et parfois eux aussi sont injustes, alors c'est un partout balle au centre. je sais tu vas dire que ce sont des enfants et que bla, bla, bla :o) mais les adultes aussi peuvent en avoir marre de se comporter comme des grandes personnes...
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 09:45, par ClaireMM
Aurélie la bureautière : Oui tu as une homonyme mais tu restes unique :). Eh oui, bien sûr que ma bonne humeur est un plus pour eux aussi, mais cela est-il suffisant pour excuser les "défoulements" pour lesquels ils ne peuvent mais?
Claire T: Là je suis tout à fait d'accord avec toi sur le fait de leur "apprend que le monde ne tourne pas autour d'eux", mais quand même, le risque d'injustice est très gros. Et pour moi c'est terrible pour un enfant.
Doudoune : Oh que non tu n'es pas la seule. Et je pense qu'il est INDISPENSABLE d'avoir un truc qui te fait oublier la maison de temps en temps. Je pense très profondément que c'est pour le bien de nos enfants qu'il faut que parfois on les "oublie".
Sophie L.L: Comment te dire à quel point ton comm me paraît juste et précieux? J'ai l'impression que tu exprimes la pensée que je n'ai pas su exprimer. Et pour le compliment merci car avec ce texte là, j'ai eu l'impression d'enfoncer une porte ouverte, et (une fois de plus), j'ai craint d'ennuyer.
Ponine : Bon ben si c'est ta maman qui trinque ce n'est que le juste retour des choses non? Ah non? Elle ne voit pas ça comme ça? ;))
Zaza : A vrai dire je crois que être injuste avec eux est la chose qui m'angoisse le plus.
Laetitia : tu as raison, ça doit être ma crise annuelle ;)). Mais quand même je crois qu'il faut faire gaffe.
Dam-drums : oui ils ont un sacré pouvoir sur nous, et ça c'est génial. Et je te trouve très doux de seulement exprimer "Ca finissait par être lourd", cela montre que malgré tout tu comprenais non?
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 09:48, par DO
oh que c'est culpabilisant de se laisser aller parce qu'on est fatiguée, souffrante, triste ou énervée ... on a honte, on s'en veut, on voudrait rembobiner la cassette et réagir autrement mais voilà... nous ne vivons pas dans un monde parfait ! et nos petits apprennent que nous sommes des êtres humains, pas des robots, que nous ne sommes pas infaillibles.
D'un certain côté, je pense que c'est rassurant pour eux, de savoir que leur mère à des limites, ça leur apprend que personne n'est parfait et qu'ils ont droit eux aussi à une marge d'erreur ... ça leur apprend à être à l'écoute des autres et à respecter leurs états d'âme ...
En ce qui me concerne, les jours sans, je les préviens, " je suis fatiguée ce soir ou j'ai mal à la tête, soyez sympa, laissez moi tranquille ... " évidemment quand ils étaient plus petits, ils s'en foutaient royalement et ça finissait souvent par un " ça suffit !!! allez dans vos chambres !" Sauf que, ça a porté ses fruits car maintenant, ils comprennent quand je les avertis et ils me laissent tranquille ! Bon ... ils ont tendance à jouer à l'infirmière, ou à la maman qui va bien et qui soigne son petit malade ...
Accessoirement, certains jours, ils sont grognon patachon et ils m'envoient bouler en me disant " laisse moi tranquille un p'tit peu ! pffffffffffff on peut pas avoir la paix ici ! " le juste retour des choses !
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 09:54, par ClaireMM
Méchante-marâtre : bien sûr que eux ne sont pas des anges, ce qu'il y a c'est qu'on a l'avantage de l'autorité, et qu'il faut faire gaffe de ne aps en abuser je crois. Pas mal ton truc, (sauf que faut pas être énervée 10 fois par jour, parce que sinon le litron y passe, ou on fait un nombre de pipis démesuré ;)
ClaireT : Effectivement, j'espère ne jamais avoir besoin des pillules magiques
Do: je crois que tu as parfaitement raison sur l'importance de savoir que ses parents ne sont pas infaillibles. ça aide à accepter ses faiblesses adultes. Ceci dit il reste ce risque d'injustice, mais sans doute les prévenir est la solution.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 10:16, par Dom
Faute avouée...
Bien sûr qu'on fait tous pareils, sauf qu'entre répondre par une monosyllabe (je te laisse vérifier dans le dico, j'ai la flemme) et faire payer, vraiment, y a une sacré différence.
Pardonnable la mère qui soupire, souffle, réponds un 'j'ai pas le temps', ou répond pas.
T'en as d'autres, et j'ai connu, qui parce que la journée a été mauvaise, ou que la visite ne plait pas, prennent pretexte de tout, de rien, pour frapper.
Moi, quand j'envoie péter mes gosses parce que pas dispo, je le leur dis pourquoi, je présente mes excuses, je leur dis que c'est pas bien, et que je regrette. Et je le pense.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 10:16, par dam_drums
En fait, Claire, je comprends maintenant, avec le recul. Jusqu'à mes 17 ou 18 ans, rien que de dire "Papa", j'avais des frissons de peur, parce que pour moi, c'était de toute façon synonyme de cris, d'engueulades et de reproches. Maintenant, je ne lui pardonne pas, mais je comprend aussi que de partir tous les jours, toute l'année, à 6h du matin au taff' et de rentrer à 20h à la maison, sans compter les nombreux déplacement à l'étranger à longueur d'années, ça pèse sur les nerfs. Mais cette monstrueuse somme de travail qu'il a effectué nous a permis, à mes frères et mes soeurs, de ne jamais être dans le besoin et d'avoir une mère au foyer qui s'occupait bien de nous.
Mais parfois, j'aurai voulu un père plus présent, plus aimant, moins stressé et moi gueulard.
Anecdote un peu triste : juste après Noël, on débarque chez mes parents. Neela avait eu une dinette et était toute fière de distribuer les petites tasses et les petites assiettes. Manue (ma femme) et moi, ainsi que mon petit frère et ma petite soeur, nous jouons le jeu. Neela arrive et donne une tasse à mon père. Il la regarde, lui sort "qu'est ce que tu veux que je fasse avec ça" (pas agressif du tout, hein) et pose sur la table basse la tasse. Neela continue sa distribution, et redonne la tasse à mon père, avec une assiette. Il la garde 30 sec et repose le tout. Neela, pas franchement en âge de comprendre, continu de jouer. Je vais voir ma mère, vexé par l'attitude de mon père envers ma fille, et lui raconte l'anecdote. Réponse de ma mère "bah tu sais, il a jamais eu la fibre paternel". Réponse de ma part "bah on le sait tous depuis qu'on est né". On est 6 enfants...
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 10:25, par Chocoline
très émouvant ton billet, et en lisant les commentaires, on se rend compte qu'on se reconnait tous dans tes mots.
Difficile de se pardonner dans ces cas-là et je crois que rien peut arrêter de nous faire culpabiliser. Reste juste à les aimer, à leur montrer et à leur dire.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 10:29, par veroalb
Oui, tu as raison, c'est bien ce qui est le plus dur... Ce qui a été le plus terrible depuis la naissance de ma première, puis de ma deuxième, quand le couple partait à vau-l'eau, que j'étais à la maison, assistant au désastre et essayant de les tenir à bouts de bras en les épargnant de tout autant que faire se peut... J'ai pu constater que j'avais réussi à les protéger mais pas de tout , hélas, comme je l'aurais voulu...
Mais au moins, en les regardant chaque jour, j'ai pu avoir un regard différent sur ce que je vivais, et savoir que non, je ne devais pas tout endurer pour leur papa, que ce n'était pas un exemple pour des filles, de tout accepter par amour à mon propre détriment et au leur.
Aujourd'hui, je me sens tellement mieux, et elles me le rendent bien...
donc, oui c'est difficile mais on ne peut pas toujours faire aussi bien que ce qu'on voudrait, mais il ne faut pas les élever en les protégeant de tout, ils doivent aussi comprendre que c'est ça aussi, la vie, que c'est parfois difficile et impossible, mais que quand tout va bien, alors on est tellement là pour eux, que ça compense largement les mauvais jours...
Amen !
;o)
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 10:34, par MissBrownie
Oh oui, parfois, c'est dur de ne pas leur faire subir notre énervement...
Fatalement dès qu'ils fontun pas de travers, on s'enerve pour rien...
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 10:55, par so
Merci Claire pour ce texte qui n'enfonce aucune porte ouverte, cette culpabilité que tu évoques est tellement difficile à porter, qu'on a parfois tendance à leur renvoyer pour se décharger ...
Comme souvent, je suis assez d'accord avec Sophie LL. Rien ne justifie qu'on se défoule sur nos enfants des tristesses , du stress et des contrariétés de la journée. C'est trop lourd pour eux et trop injuste d'assumer mes contrariétés d'adulte et de chercher à m'en protéger. Parce que fatalement , si je dis " je suis fatiguée, fichez-moi la paix " les plus grands prennent en charge les plus petits , pour éviter les cris et pour que je me repose et s'inquiètent de mon état. Les rôles sont alors inversés et c'est là que je culpabilise le plus.
Quand je " sens venir le coup", je les avertis que pour une mystérieuse raison aujourd'hui, mon capital de patience est proche de zéro, et que c'est une journée d'injustice qui se profile à l'horizon. J'avertis que je vais faire des efforts , mais que sans doute ca va rater ... En général, spontanément, ils se tiennent à distance.
Et pourtant, mon enervement égard est bien souvent démesuré . Souvent aussi ce n'est qu'après que je mesure à quel point ce n'étaient pas eux la cause. Dans ce cas je leur demande pardon d'avoir été injuste, mais jamais je ne me justifie par la fatigue ou le stress, car comment ensuite leur expliquer que leur colère à eux, ils vont la faire dans leur chambre ? Que toute la famille n'a pas à payer pour leur frustration/fatigue/mal au ventre?
ouh lala, j'ai été longue ... pardon
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 10:58, par so
D'accord avec toi Vérolab, on ne peut pas les protéger de tout, ca ne leur rendrait pas service , mais on ne peut pas inverser les rôles et chercher auprès d'eux un défoulatoire, un réconfort, une absolution qui ne devraient venir que nous mêmes ou de notre chéri .
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 10:58, par mechante-maratre
claire, je te confirme que certains we, je bois près de 2 litres de thé... Et il n'y a qu'un pipi-room pour 5 :o)
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 11:03, par orac
Cette fois, je ne résiste pas, je rends les armes et je poste pour la première fois malgré plusieurs mois de lectures assidues. Trop de justesse dans tes propos, trop d'émotions qui viennent mettre à mal mon canal lacrymal (j'ai pas l'air conne maintenant dans mon bureau...)
Moi aussi parfois, je me "déculpabilises" en me disant que mon fiston me découvre imparfaite et qu'il serait trop lourd plus tard pour lui (et pour sa future moitié) d'avoir été élevé dans une pseudo perfection. Alors, ça me rassure...un peu...La top attitude quoi...
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 11:39, par Altaïr - Cécile
Bon allez défoules toi sur le tag que je t'ai laissé ici : altaircliclac.free.fr/wor...
Si tu as envie et le temps ;) Ça fera des vacances à tes enfants...;
Aïe, pas taper... Je sors et reviendrais cet après midi j'aurais plus de temps
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 11:49, par ClaireMM
Orac : bienvenue et merci pour ce premier comm. Désolée pour ton canal lacrymal ;). je crois qu'on a la même "top attitude", le tout c'est de ne pas abuser de notre position dominante je crois.
Méchant-marâtre : au moins au pipi-room t'es peinarde ;)
So : non non, et ce que tu dis sur "l'inversion des rôles" me touche beaucoup, car moi aussi je me rends compte que parfois ça se met en place et ça me fait d'autant culpabiliser. Ceci dit, je trouve que justement, "la colère ils doivent la faire dans leur chambre, Que toute la famille n'a pas à payer pour leur frustration/fatigue/mal au ventre".
Nous restons avec eux car nous ne pouvons pas nous isoler. Eux qui ont le choix doivent épargner les autres. Enfin c'est mon avis.
Missbrownie : oui, mais c'est justement le côté "fatalement" qui fait culpabiliser.
Veroalb : ton dernier mot résume les comms d'aujourd'hui, qu'est ce qu'on philosophe aujourd'hui ;)). Et comme tu dis, en même temps grâce à eux on essaye de trier nos émotions et ça permet d'ouvrir les yeux sur des "couacs" de notre vie
Chocoline : comme tu dis, dans ces cas là... "reste plus", c'est déjà beaucoup.
Dam-drums : ton témoignage est très émouvant, surtout qu'on n'y sent aucune rancoeur ou agressivité, ce qui le rend plus fort.
Dom : tu as raison, tant que ça reste verbal et pas physique.... mais je pense quand même qu'on est dans le même registre, juste à mon avis c'est parce que nos barrières mentales sont plus fortes et nous permettent d'analyser, de garder une certaine mesure et au besoin de nous excuser auprès de nos enfants
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 11:50, par ClaireMM
Dites heureusement qu'une bienvenue maladie enfantine me bloque à la maison, parce que vos comms ils me font carburer aujourd'hui.
Altaïr-Cécile : Merci pour mes enfants ;)
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 11:53, par Claire T.
Zut, ta fille à la santé de fer doit être jalouse !
;)
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 11:54, par so
C'est justement parce qu'on ne peut pas s'isoler que nous sommes obligées de prendre beaucoup - souvent trop - sur nous et que nous finissons par craquer. Alors parfois je m'enferme dans la cuisine ou dans mon bureau et je claque la porte en disant ( ou plutôt en hurlant ) " laissez-moi me calmer toute seule ! "
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 12:08, par Karine
Je me reconnais à 100% dans ce que tu as écrit! Ce n'est pas facile la vie de maman!
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 12:39, par ClaireMM
Karine : Oh que non!
So : ça m'arrive aussi de leur dire ;)
Claire T: ;))))
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 13:41, par DernierRégime
Je confirme : pour moi le plus dur c'est aussi de ne pas leur faire payer. Et je sais que ce serait nul que je sois une mère parfaite, mais quand même, ce serait pas mieux pour eux quand même ? D'accord, d'accord, ils auraient rien à dire à leur psy plus tard, mais ... et alors ?
Maintenant que le plus petit des trois est plus grand et que lui aussi peut comprendre que j'ai besoin de rester seule parfois parce que j'ai eu une dure journée ou que je suis triste pour une raison quelconque, c'est beaucoup plus facile, quand même. Dans ces cas là, je m'isole et j'écris jusqu'à ce que tout soit couché sur le papier, parfois je pleure un bon coup et hop, je suis de nouveau opérationnelle.
Mais pour moi le plus difficile reste d'identifier que c'est pas leur comportement la source du problème mais bien autre chose, qui n'a rien à voir avec eux. Parfois j'ai du mal à faire le tri dans mes émotions... c'est là dessus qu'est le gros du travail pour moi !
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 13:45, par Maïpi
Pourquoi devenir mère est-il synonyme de se sentir coupable ? tout le temps et à vie ?
Crotte...
Mais t'en fais pas. On ne fait pas vivre ses enfants dans une bulle édulcorée. On les fait vivre dans la vraie vie, qu'est un fleuve pas toujours tranquille... au moins, ils savent négocier les rapides aussi ;)
je sens comme un coup de blues dans ce post... alors big bisous réconfortants d'une mère pas plus top que toi mais dont les enfants ne semblent pas (encore ?) avoir contacté le SAV pour en changer :D lol !
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 14:02, par Valérie
Ah là là... Je crois que même la maman la plus bienveillante du monde a ses moments de "foutez-moi la paix, taisez-vous, filez dans votre chambre !!!!!!!!!" Effectivement on n'en est pas fières, le tout est de savoir s'en expliquer avec eux une fois l'orage retombé, qu'ils sachent que maman n'est pas infaillible !
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 14:13, par ClaireMM
Valérie : c'est sûr, n'empêche... On culpabilise toujours.
Maïpi : Merci pour le réconfort (peut-être as-tu bien senti). Et peut-être que les enfants ne contactent pas le SAV parce que finalement ils ont compris que quelle qu'elle soit, la mère sera toujours pourvu de sacrés défauts. Maintnant qu'ils se sont habitués aux notre ... ;)
DernierRégime : oui c'est ça, faire le tri dans ses émotions, et surtout se donner la peine de le faire pour réparer une éventuelle injustice.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 14:54, par mariec62
On passe toutes par là, c'est inévitable. Mais l'essentiel est, comme tu le dis très justement, d'avoir conscience d'être allée un peu trop loin et de savoir s'en excuser auprès de nos petits. Ils sont tout à fait capables de composer avec nos faiblesses, pourvu qu'on leur explique les choses clairement et intelligemment.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 15:44, par nutella
Tu as raison, c'est le plus dur !!!!
Et le pire c'est qu'en grandissant eux aussi vont nous faire payer leurs journées dures a l'école, leurs peines de coeur ou leurs soucis...
c'est pas gagné !
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 17:06, par walkyrie bleue
Moi ma maman, je ne l'appelle plus maman depuis si longtemps que j'ai oublié pourquoi/comment c'est arrivé.
Je lis tes textes, et je me dis que même dans les moments pas top, elle devait m'aimer quand même et qu'elle a surement fait ce qu'elle a pu.
C'est pas grand chose peut-être pour toi, mais merci.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 18:35, par Shalima
Ce billet tombe à pic... je crois que je vais aller leur faire un gros câlin, là, tout de suite !
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 19:48, par ClaireMM
Désolée, mon ordino a eu des vapeurs cet après-midi, me revoilou enfin.
Shalima : Ah ben ça c'est du super comm top positif :)))
Walkyrie bleue : Bienvenue et merci, ton comm est sobre et émouvant.
Nutella : ouh là, tout cela nous promet d'épiques moments de crise familiale alors. Faudra gérer ;))
Mariec62: Oui, mais parfois faut vraiment y arriver et c'est là qu'on culpabilise le plus.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 20:20, par krokli
Et eux, est ce qu'ils ne nous font pas payer, parfois ?
Leurs attentes, leurs espoirs, leurs déceptions, leurs frustrations, etc ...
Les parents ne trinquent pas, ne subissent pas, ne paient pas ?
Cela viendra. Et eux ne se soucieront pas de savoir si cela nous blesse, si c'est juste. Les enfants n'épargnent pas leurs parents.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 21:06, par ClaireMM
Krokli: Bienvenue dans les comms. J'ose penser que ton comm ne concerne pas tous les enfants, loin de là, et que cette indifférence aux parents se retrouve à certaines étapes de la vie plus que d'autres.
Le Jeudi 6 Mar 2008 à 22:47, par Altaïr - Cécile
Bon ce texte une fois de plus me touche, je vis avec le père de ma fille qui a une maladie psychiatrique (il n'est pas fou, non ce n'est pas pour ça qu'il m'a épousé ;) ), c'est parfois très lourd car je dois tout porter et essayer de protéger notre fille des conséquences éventuelles de sa maladie, même s'il n'y a qu'elle qui arrive en tout moment à pénétrer la bulle que parfois il se fabrique...
Alors effectivement il y a des moments où la journée de travail pas top, le mari avec "l'araignée au plafond" et la gamine qui n'arrêtes pas malgré les avertissements je pête une durite et après je culpabilise dans mon coin.
Une fois calmée j'essaie d'expliquer le pourquoi de la chose mais bon...
En ce moment le papa va mieux, ben c'est la miss qui semble me faire payer les mauvais moments, elle est infecte en continu avec moi et adorable avec son père, j'ai beau savoir qu'il faut relativiser j'ai du mal parfois...
En tout cas j'essaie toujours de faire au mieux et je lui (et me) ménage des pauses, lors des vacances scolaires notamment, où elle va passer quelques jours chez ses grands parents où tout est bien plus calme qu'à la maison et au retour en général la situation s'est tassée et les énervements sont complétements tombés, on peut repartir sur de bonnes bases....
Je sais que ce n'est pas le top mais c'est la seule soltion que j'ai trouvé pour continuer à me regarder dans la glace, la préserver et me préserver... Pourvu que les derniers progrés de son père restent pour une fois, sinon je serais contrainte de m'en séparer pour espérer réussir à tenir mon équilibre, mais est ce que ça serai LA solution ? Vu leurs rapports j'en doute...
Je suis donc devenue une reine du jonglage ;)
Le Vendredi 7 Mar 2008 à 08:04, par ClaireMM
Altaïr-Cécile : Pourquoi pas top? Moi je trouve très sain au contraire de pouvoir se séparer afin que les tensions disparaissent faute de combattants et qu'on reparte sur des bases plus calmes. Ton comm est très touchant, je te souhaite de trouver LA solution, même si à mon avis il n'y a aucune solution parfaite, il y a seulement des solutions à éliminer d'office parce que porteuses de trop de souffrances potentielles. Puis après on prend la moins mauvaise, ce qui évite de trop culpabiliser, parce qu'on sait pourquoi on l'a prise.
Le Vendredi 7 Mar 2008 à 12:27, par Lili1978
je te lis depuis le début de ce blog sans laisser de commentaires, mais là en lisant cette article j'ai tellement l'impression de me retrouver qu'il fallait que je le dise! Et en même temps ça fait du bien de voir qu'on n'est pas la seule à penser ça et à se dire qu'on est vraiment trop nulle comme mère!! alors merci! mille fois merci! c'est un plaisir de te lire presque chaque jour!
Le Lundi 10 Mar 2008 à 10:20, par Catioucha
C'est très émouvant et très vrai ce que tu dis là... Ton écriture fait mouche...