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En vacances avec une mère-top (2)

Chapitre 2 : où l'on voit la mère pas top retomber en enfance


Rien de tel que les épreuves pour se connaître soi-même.

Le stage en topitude que fut ma cohabitation avec une mère-top relève de ce genre d'épreuve.
Evidemment, j'étais dans la catégorie "grand-débutant".

J'ai observé, fascinée, cette merveille de la nature ambulante, cette mère qui fait tout comme il faut.

Bien sûr, dès qu'il m'est apparu que j'étais en face d'un de ces specimens, avec le mauvais esprit qui me caractérise, j'ai redoublé d'attention dans l'observation de ses enfants.
Cherchant la preuve flagrante de leur mal-être... Une grande souffrance intérieure non exprimée, un vide dans le regard trahissant l'être qui a renoncé à toute joie en ce bas-monde, une hyper activité ne pouvant découler que de cette pression subie par ces frêles épaules.

Tout ça avec l'énorme espoir de pouvoir me dire en mon fort intérieur:

-    "Ben voilà, la preuve en est que vaut mieux être pas top"

Malheureusement pour la mauvaise foi de mon fort intérieur, il semble qu'on puisse être élevé par une mère parfaite et être un enfant charmant, spontanné, enthousiaste et bien élevé. Je l'ai vu de mes yeux vu. J'ai pris sur moi pour avaler cette nouvelle.

Cependant cette semaine ne fut pas inutile. Si l'on considère que se connaître un peu mieux soi-même est un progrès.

Pour bien comprendre, il faut préciser qu'en plus d'être top, cette mère avait le détail en plus, celui qui en général tue.
A savoir... la manie pédagogique!!!
L'envie brûlante et permanente de faire partager à  l'entourage le fruit de son savoir et de son expérience quand il apparaît d'évidence que ledit savoir manque cruellement à cet entourage.

Pour ce faire, elle a trouvé en mes enfants des alliés de poids, des traîtres de la pire espèce.
Qui non contents de refuser absolument de goûter à ma colle à papier peint fraîchement régurgitée par le cochon de la ferme d'à côté dont je parlais hier, ont trouvé le moyen de s'écorcher pendant qu'on faisait les courses (non je n'avais pas de mini trousse de secours dans mon sac à main contrairement à elle), de se faire une méchante bosse contre le frigidaire (qui ne contenait pas de sac à glace à mettre sur une bosse pour la faire dégonfler contrairement à son frigo à elle), et de tousser comme des perdus alors que je n'avais pas de spray nasal (qui comme elle me l'a bien expliqué avec explications anatomiques à la clé, est la seule solution qui marche pour enrayer la toux).

Bref, mes enfants lui ont permis de déployer tous ses talents et de m'octroyer le petit cours ad-hoc systématique censé me faire progresser sur la voie de l'excellence maternelle.

Et c'est que je me suis sentie tout d'un coup retomber en enfance. C'est que j'ai ressenti une fraternité très forte à l'encontre de mes enfants lorsqu'ils m'entendent pour la n-ième fois râler.

Oui c'est que j'ai compris d'où ma progéniture tenait cet air stupide, ce front bas et cette mine butée qui la caractérise quand je parle de ranger la chambre.

Elle la tient de moi tout simplement...
Car j'ai fini par opposer à ce déluge de conseils le même  font bas, le même air stupide et buté. Air qui n'était pas apparu sur ma face depuis deux ou trois décennies.

Un vrai coup de jeune sur mon visage! Moins cher que le lifting, moins dangereux que le botox, je ne saurais trop vous conseiller la recette!

Et en toute amitié, je peux vous envoyer sa prochaine destination de vacances si vous voulez tester par vous-même...

PS1: Le calcul mental demandé à chaque personne désirant laisser un comm est juste l'antispam de Mabulle, plate forme qui héberge ce blog. Vous pensez bien que je n'y suis pour rien, daube que je suis face à tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à la programmation. Ceci dit, je le trouve plutôt sympa comme forme d'anti-spam.

PS2: Promis, demain j'arrête avec mes vacances.

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