mere-pas-top

Pas du tout d'accord

 


Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, un vrai coup de gueule (enfin pas coutume pour vous, pour mes enfants bien sûr, c'est une autre histoire...). Pas original, pas à la pointe de l'actualité, mais nécessaire de mon point de vue.

Parce que la dernière trouvaille de notre grand chef m'a effarée. Une de plus.
Je sais j'arrive un peu tard, mais je ne voulais pas mettre en ligne sans avoir le temps de répondre aux comms, et je savais qu'hier ce serait compliqué.

Alors oui, ceux qui lisent fidèlement (au fait, dois-je vous rappeler que je vous baise les pieds?) savent que ce grand chef là, je m'en serais volontiers passée et c'est un euphémisme. Et qu'entre les deux, j'aurais préféré la grande chef. Même si je ne suis inconditionnelle de personne.

Mais même d'un grand chef aimé, je n'aurais pas supporté cette proposition.

L'idée de confier la mémoire d'un enfant de la Shoah à un enfant de CM2 me semble tout simplement atroce, dégueulasse, démago, stupide. Et j'en passe.

Je sais, depuis la conférence de presse où il a sorti cette idée de son chapeau, le concept s'est un peu transformé: désormais ce serait à une classe entière et non plus à un enfant seul que ce devoir serait fourni.
Voire même, ce concept pourrait encore se transformer. D'éminentes personnes ont été appelées en renfort. Preuve soit dit en passant que ce fut une proposition mûrement réflechie.

Reste que cette idée il l'a eue, écrite, il en a sans doute discuté avec d'autres éminents adultes qui le conseillent ou l'assistent, et l'a finalement exposée en conférence de presse.

Reste qu'il n'a visiblement pas eu la décence d'en parler à une personne qui l'a soutenu et qui est l'un des personnages publics les plus qualifiés dans notre pays pour évoquer l'atrocité du génocide juif. Il n'a pas eu la décence élémentaire de demander son avis à Simone Veil, laquelle à l'évocation de cette possibilité a dit :
«C’est inimaginable, insoutenable, dramatique, et surtout injuste.on ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans, on ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter…» (site de l'Express, vendredi 15 février)

Reste que je me demande si ses enfants à lui sont faits autrement que les miens, ou s'il a souvent discuté avec eux dans leur petite enfance. Evidemment je me doute fortement que la réponse à ma question est la solution numéro deux.

Car je ne suis pas spécialiste de l'enfance, encore moins évidemment de l'histoire de la Shoah. 
Je ne suis spécialiste de rien.

Mais j'ai déjà parlé de l'Holocauste à mes enfants.
Dans une conversation plus générale sur la guerre, conversation qui avait débuté par des questions sur l'enfance de leur grand-mère. Bien sûr très rapidement pour expliquer cette guerre il a fallu évoquer Hitler. Bien sûr l'évocation d'Hitler ne pouvait se faire sans l'évocation de sa haine des Juifs et sa folie exterminatrice.  Et bien sûr, vu leur tout jeune âge je ne suis entrée dans aucun détail abominable.
N'ayant aucune ascendance juive, aucune identification n'était possible pour mes enfants et ne peut expliquer la forte impression que ces quelques phrases ont eu dans leur esprit.

Dans les jours qui ont suivi, d'elles-mêmes, elles sont revenues sur le sujet, ont demandé des explications que je continuais à présenter de manière la moindre traumatisante possible, autant que faire ce peut dans ce contexte.

Alors je suis effarée à l'idée qu'on puisse leur demander vers leurs 10 ans de prendre en charge la mémoire d'un enfant de leur âge, de leur école. Ce qui reviendrait à créer une sorte de "lien affectif" entre cet enfant mort et l'écolier en charge de sa mémoire.

Il est indispensable que la mémoire de cette abomination soit dans toutes les têtes, il monstrueux d'en charger des jeunes enfants de cette manière là.

Et pour que vous puissiez si vous le désirez lire un avis nettement plus intéressant que le mien, je vous renvoie au blog de Serge Hefez (
Psychiatre et psychanalyste, responsable de l'unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris) à ce sujet.
Je recopie ici juste les phrases qui m'ont le plus marqué
e:

"Si certains pourront sans aucun doute s’emparer de  l’histoire singulière d’un jumeau disparu, se l’approprier pour comprendre et pour grandir, pour s’inscrire dans une morale collective, d’autres ne rencontreront que les tourments de la culpabilité ou la terreur de l’innommable. Or la culpabilité est puissamment contre-productive, elle a vite fait de transmuter l’amour en haine. Ce projet produirait alors exactement l’inverse de ses objectifs : la haine de l’autre, le mépris du juif, l’exacerbation de l’antisémitisme. Nul ne sait en outre comment la famille de chaque enfant est en mesure d’accompagner ce travail."

PS1 : comme le sujet peut prêter à polémique, j'aimerais qu'il soit clair pour tous ceux qui veulent mettre un comm que mon coup de gueule n'est pas : "Faut-il évoquer la Shoah avec les enfants au cours de leur scolarité"? La réponse est mille fois oui, d'ailleurs la question ne se pose même pas. Le sujet est "Faut-il l'évoquer de cette manière-là"? Et là ma réponse est mille fois non.

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Mon combat


J'y crois pas!

C'est de la provocation pure!

Se ballader comme ça sous mes yeux, avec tout ce que j'ai fait pour éviter ce genre de scène.

Plusieurs mois sont passés depuis que j'ai commencé ce combat, et à l'époque il m'avait demandé beaucoup d'effort. J'avais, au bout d'un certain temps, pu finalement  le considérer comme gagné.

Je m'étais alors, je l'avoue, un peu reposée sur mes lauriers.

Ma vigilance s'était endormie, mon attention relâchée.

Jusqu'à la semaine dernière, ce coup de semonce.

Plus le moyen de me cacher la vérité, il fallait reprendre le problème à bras le corps.

Je l'ai repris, en puisant pour cela au plus profond de mes ressources de patience et d'énergie, pour ce travail de fond.

Mais cela en valait la chandelle: le résultat est là, j'ai gagné la bataille.

Dernière petite confirmation ce matin, vérification enfant par enfant, il semble qu'il n'y ait plus rien à craindre.

Jusqu'à ce que...
Au détour d'un coup d'oeil négligent j'aperçoive ce spectacle incroyable parfaitement écoeurant et que je n'avais encore jamais observé:

Un pou!!! Folâtrant sur le dessus du crâne de mon enfant chérie!!!.

Je l'ai presque vu me tirer la langue et éclater d'un rire sardonique tel Fantomas jamais vaincu ou le Rastapopoulos de Tintin qui jamais ne se meurt.

Mère-ma-soeur je te le dis, le pou, cet être malfaisant, est capable de se tenir en embuscade, accroché par une patte à l'oreille la plus proche, en attendant que la menace disparaisse. Car put* de bord* de merd*, j'ai passé consiencieusement le peigne fin il y a moins d'une demi-heure!!!

Epilogue: pour la n-ième fois de l'année: 15 lessives, 6 heures cumulées de pose lotionesque exterminatrice, 5 changements complet de literie et 6 ensembles bonnets/écharpes/anoraks à passer à la machine et à sécher en un temps record (entre deux sorties).

Je crois que le pou aura ma peau...

 PS1: Encore une fois je joue les mères-de-l'air et le blog buissonnier.  Je ne serai pas au rendez-vous de lundi, ni sans doute de mardi. A bientôt.
 

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J'ai les mêmes à la maison

 


Aujourd'hui chère nullipare, je m'adresse à toi. Oui, si tu n'as pas d'enfants c'est comme ça qu'on dit. Désolée, ce n'est pas moi qui ait inventé cette désignation si sexy.
En même temps quand tu as plusieurs enfants tu deviens une mutipare. Pour peu que tu aies dépassé grosso modo les 35 ans, tu deviens une multipare âgée. Ce n'est pas glorieux non plus je te le dis.
Heureusement, rien ne nous oblige à nous définir selon l'une ou l'autre de ces caractéristiques. Sinon les présentations pourraient devenir étranges:

-    "Bonjour, ClaireMM, multipare âgée."

    "Enchantée, moi c'est Germaine, nullipare jeunette."

Quand tu fais le tour de ta nouvelle boîte pour être présentée à tes futurs collègues, ça fait tout de suit très chic.

Enfin bref laissons là cette aparté, je voulais juste dire que pour une fois, je m'adresse à toi qui n'a pas d'enfant et qui me lit. Alors que franchement j'annonce la couleur: des gambettes en bannière et mère en premier mot du titre. Je suis bien sûr extrêmement flattée mais aussi très légèrement angoisée. Quid de l'envie de procréer après avoir lu toutes les horreurs déversées sur ce blog au sujet de nos amis les bambins? Il faut aussi penser à la natalité de notre beau pays.
Par chance, notre superactif président toujours à la pointe de l'action a pris ce problème à bras le corps. Si l'on en croit les rumeur, il a décidé de s'attaquer sur le champ à ce nouveau chantier.
Enfin quand je dis chantier c'est une image. Carla, si tu me lis, ne le prends pas mal.

Tout ça pour dire qu'aujourd'hui j'ai compris pourquoi toi, mon amie nullipare, tu me lisais.

Parce qu'en fait tu as les mêmes. Pas à la maison, mais au travail. Tu te les fades comme nous toutes.

Cela m'est apparu clair comme de l'eau de roche hier, lors de la réunion convoquée en urgence pour résoudre un conflit entre deux collègues.

Malheureusement pour ma puissante envie d'avoir la paix, le conflit avait eu lieu en présence de mes oreilles déjà bien entraînées.

J'étais donc convoquée comme qui dirait en tant qu'observateur impartial des Nations Unies.

Et j'ai assisté à une petite scène qui m'a rappelé quelque chose:

Sommées de s'expliquer sur le pourquoi du comment du conflit, dans le but de mettre le doigt sur le noeud du problème, ces honorables adultes me firent penser à des personnes de ma connaissance. Des personnes qui me sont très proches et que pour tout dire j'ai enfantés.

Pour que ce soit plus clair je vous ai retranscrit les dialogues en v.o et j'en ai fait une traduction simultanée.

Madame Machin
-    "Alors que j'étudiais le dossier xy, Madame Trucmuche m'a dit"
-    "C'est elle qu'a commencé"

Madame Trucmuche
-    "Je m'excuse, mais c'est Madame Machin qui voulait savoir..."
-    "Oh la menteueuese, même pas vrai c'est elle"

Madame Machin
-    "J'ai effectivement interrogée madame Trucmuche en réponse à une de ses notes de l'autre jour..."
-    "Ouais mais c'est de sa faute aussi, c'est parce qu'elle..."

Madame Trucmuche
-    "Ma note de l'autre jour ne traitait pas du tout du sujet abordé et j'aimerais savoir pourquoi Madame Machin"
-    "Attends n'importe quoi eh, ça a rien à voir..."

Madame Machin
-    "Toujours est-il que Madame Trucmuche a de nouveau affirmé..."
-    "N'empêche que quand même t'as encore..."

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Bon nullipare-mon-amie, j'abrège, je me le suis tapée une première fois, je vais pas te l'imposer sur ces pages en entier. Tu as compris mon propos? Des gamins, il en traîne dans tous les boulots. Nul besoin de les avoir mis au monde pour les cotôyer.

Alors maintenant que cette ressemblance troublante entre nous s'est de nouveau révélées à me yeux...

Permet-moi de t'appeler "nullipare-ma-soeur".

PS: Je ne prétendrais pas pouvoir concourir pour le scoop de l'année avec mon sujet du jour. Mais j'avais envie d'en parler malgré l'aspect éminemment cliché et lieux communs. Parce que c'est toujours ahurissant d'observer des adultes en pleine régression.
 

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Mère de famille nombreuse? Yeah!

Je dédie ce post à Caro et à son pamplemousse.


Petit post court aujourd'hui. Ça fait très longtemps que ce sujet me gratouille et finalement il se confirme que quand ça me gratouille, ça ne me chatouille pas. D'où une absence assez flagrante d'humour qui me fait abréger l'écriture.

Il semblerait donc que l'arrivée d'un troisième enfant et de ses éventuels petits frères et soeurs entraîne l'heureuse génitrice dans une catégorie bien connue sous le nom de mère-de-famille-nombreuse.

Tout un concept.
Mère de famille nombreuse...

Là comme ça à froid ça vous évoque quoi? Hmmm?
Allez, avouons-le, pas le top de la séduction.
Le jean informe, la vie rangée et une absence absolue de fantaisie.
 
La glamouritude attitude.... Pas tentante pour deux sous (pour ne pas employer un autre mot, qui rime avec tentante et qui veut dire à peu près la même chose. Vu d'un point de vue masculin. Ça commence par B. Et Brassens l'a chanté)

C'est là que je ris sous cape. Totalement out depuis 2005, les capes, soit-dit en passant. Les vrais fashionistas les ont déjà échangées contre une fourrure, qui, elle, est redevenue in depuis 2006. Petit apparté pour prouver sans avoir l'air d'y toucher qu'on peut être mère de famille nombreuse (que nous appellerons MDFN dans la suite de ce billet pour faire djeune) ET rester tendance.

Mais revenons à notre sujet.
J'aimerais savoir comment les MDFN  peuvent se coltiner une image pareille d'absolue ternitude, tout en étant fortement suspectées de ne pas savoir contrôler une sexualité débridée, seule raison plausible pour expliquer l'arrivée de tant d'éléments nouveaux dans leur descendance. Ou pour expliquer qu'elles pondent leurs lardons plus vite qu'un charcutier après l'abattage du cochon.   

Si  la montée de lait est la seule sécrétion qu'inspire à Madame-pas-top (un exemple au hasard) la vue d'un bel échantillon mâle de type Clooneysque, Grantesque ou Firthesque, alors que chez tout autre être féminin (et parfois masculin) ces sécrétions sont plutôt salivaires voire vaginales (euh, sauf chez les hommes pour ce deuxième type de sécrétions, c'est vrai), peut-on m'expliquer comment la MDFN peut avoir une telle sexualité?

Ah!!!
Alors?
Une réponse?

Alors dites voir, serait-il possible que la vision de la MDFN dans notre société moderne et néanmoins si conformiste se transformasse et qu'on arrête de nous cataloguer dans des vieux clichés surrannés, stupides et désagréables?


PS1: A vrai dire, ce billet ne vous est pas adressé vous qui venez gentiment lire ici. car j'ose croire que nous avons la même vision vous et moi, et que vous savez qu'une MDFN peut être porteuse d'un minimum de fantaisie, entre autres.
Mais si vous avez besoin un jour d'un argument face à une réflexion plus ou moins stupide...
Ou si vous avez une solution pour que j'affiche ce texte au café Coste ou que je le publie dans Elle...

PS2: Pour l'illustration, j'avais le choix entre  publier des photos d'un abattage de cochon, d'un jean informe ou de Colin Firth. Bon ben j'ai choisi Colin. Au hasard, si si... Parce qu'une photo de MDFN, franchement, quel intérêt?

PS3: Sans rapport aucun avec le sujet du jour. Pouick  m'avait fait une illustration pour le post d'hier, et je l'ai eue trop tard pour la mettre en ligne.
Alors voilà.  THE capuchon en plastique transparent par Pouick:
Et si vous n'êtes pas encore allée chez elle, n'hésitez pas, sa laïfe qu'elle prétend chiante est très drôle-ment bien dessinée.

 

PS4: Si vous trouvez que j'abuse des PS, il se peut que vous ayiez raison 

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Poste restante

Aujourd'hui on va un petit peu parler de Noêl.

Mais un petit peu hein pas d'angoisse. Loin de moi l'envie de vous détailler comment qu'il est trop beau mon appart avec tous les angelots dans tous les coins. Une description de ma déco actuelle vous inciterait trop à une franche rigolade.

Pas d'angoisse non plus, la liste des magnifiques cadeaux qui seront déballés sous le majestueux sapin vous sera épargnée. Ces objets que j'aurai tant de bonheur ensuite à ramasser trois fois par jour à des endroits divers et variés de l'appart. Enfin les jours fous où j'aurai invité quelqu'un à qui je voudrai faire bonne impression. L'inspecteur de la Ddass par exemple.

Non je ne vous fais pas la liste.
Et si je ne vous fais pas la liste, c'est pour la simple et bonne raison que je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il y aura sous le sapin.

Vous me direz:

-    "T'as qu'à leur en faire faire une, de liste."

Et bien justement parlons-en.

Pour dire la vérité, c'était même un peu le but de ce post.
Vous parler de LA liste.

Mais comme un homme politique retors de base, j'ai réussi à vous donner l'impression que la question venait de vous.
Et que j'étais prête à répondre à toute vos demandes.
Du grand art...
On n'écoute pas impunément Sarko, même à doses extrêmement homéopathiques, sans s'impregner un tant soit peu de sa maestria dans la manipulation des esprits...

Et donc maintenant, à la demande générale, nous allons parler liste de Noël et de son célèbre pendant : la lettre au Père Noël...
Tendre missive qu'écrivent nos chères têtes blondes au représentant de Coca-Cola sur terre (oui, c'est comme ça qu'il est né) et qui est censé partir au pays de la Laponie.

Déjà là, si vous voulez mon avis, ça coince.

Alors que des millions de parents s'escriment à raconter une histoire de rennes-facteurs à bicyclette et de Père Noêl qui lit le français dans le texte, voilà-t-y pas que tous les ans, les sieurs Poivre d'Arvor, Pujadas et consort leur cassent la baraque.

En situant la capitale de la Laponie à Libourne.
Département de la Gironde.
Région Aquitaine.
Où vient d'ouvrir la poste du Père Noël

Et en faisant avec cela un sujet d'au bas mot 3 minutes 30 dans le journal du soir.

Non sans avoir quelque peu sabré dans les dernières nouvelles des attentats en Irak ou des dérives totalitaires de quelques pays avec lesquels nous entretenons de très bonnes relations commerciales.
Il faut comprendre que l'info coco, ça a une hiérarchie.

Et quand le sujet est brûlant et le scoop de valeur...

Mais moi je dis :  comment voulez-vous faire intégrer deux sous de notions de géographie à un enfant, en essayant de situer le pole Nord sur une mappemonde, si ces messieurs de la télé s'obstinent à expliquer en long en large et en travers qu'à Libourne il y a des Lapons qui s'ignorent?

Et je ne vous parle même pas des familles qui habitent Libourne.
Se dire qu'on est voisin du père Noël et qu'on le savait même pas, il y a de quoi se poser des questions sur la marche du monde quand on a 5 ans non?

Mais en réalité, tous ces petits détails qui ont l'air de m'agacer comme ça glissent un peu sur le parapet de mon indifférence.

Pas comme l'histoire de la lettre au Père Noêl

Quintessence du mensonge organisé à l'égard des enfants.

Un père Noêl qui fait le tour du monde sur son traîneau doré en une nuit pour donner des cadeaux, c'est magique comme un joli conte.

Un père Noël qui ouvre son courrier tel un commercial de La Redoute, et qui ensuite manage sa plateforme de transport tel un cadre sup de chronopost, je ne sais pas, mais je trouve ça beaucoup moins.. merveilleux.

Mes enfants ignorent donc que le Père Noël est à la tête d'une succursale de la poste. Ils n'écrivent pas de lettres au monsieur à long manteau rouge.
Je reconnais que cela donne une mère qui au 4 décembre au matin, se dit que put*** merd*, Noêl c'est dans 20 jours...
Je ne prétends pas que mon exemple soit à suivre, loin de là...

Bon, et puis comme vous m'avez lue jusqu'au bout, je crois qu'il faut que je vous livre le fond de ma pensée...

Si je suis si remontée contre la missive au gros barbu...
Très légèrement agacée aujourd'hui contre  ce symbole...

C'est parce que négligemment MAIS bien en vue sur son bureau, depuis plusieurs jours, ma collègue  laisse traîner celle de sa progéniture.
Genre ... tiens je ne savais pas que je l'avais mise là.

Dans le but évident qu'on lui demande ce que c'est. Puis qu'on s'extasie (forcément) sur comment qu'elle est trop mignone ta fille. Et qu'elle ait un bon prétexte pour nous parler encore et toujours de sa fille, et de sa fille, et de sa fille. Encore un peu plus que d'hab je veux dire. Perspective qui me fait frémir.

Mais moi je ne suis pas née de la dernière pluie.
Le piège est trop grossier. Cette lettre bien en vue sur son bureau. Où je la vois dix fois par jour.
Jamais au grand jamais je n'ai fait mine de l'avoir remarquée.

Jusqu'à hier, jour fatidique.
Où j'ai eu une absence momentannée de mon entendement.

Et où j'ai dit

-    "Tiens, c'est quoi cette lettre?"

Arrrggghhh!!!

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Catherine Zeta-Jones est-elle ma soeur?


Ou pas?

Je suis en droit de me poser cette question.

Elle est belle, elle a des enfant et un mari qui a un certain succès auprès des femmes.
(Dans la phrase ci-dessus, au moins un point commun entre elle et moi s'est caché. Saurez-vous le retrouver?)

Mais....
Elle l'a dite.
LA phrase.

Aïe Catherine, pourquoi m'as-tu fait ça?

Parce que cette phrase-LÀ, chez moi, c'est physique.
Elle me donne une très légère réaction allergique.
Comme une envie de rugir, et pour une fois pas sur mes enfants.

 Dans Marie-Claire de ce mois-ci. Cette phrase, je vous la livre dans toute sa brutalité:

- "Je suis épouse et maman avant tout"

Ben voyons
Hé ho......
On est en 2007

- "Je suis épouse et maman avant tout"

Ôte-moi d'un doute Catherine ma chérie, ça veut dire que toi, par exemple, avant de te rendre à un dîner chez des potes,

    Puisque tu es une mère avant tout...

Tu ne cherches pas à glaner 5 minutes de tranquillité, au besoin en étant moyennement aimable avec ta descendance. Le minimum vital pour rectifier ton maquillage avant de mettre ton manteau.
Contrairement à moi mère-pas-top. Moi qui cadenasse la porte de la salle de bain. dans le but revendiqué de pouvoir tracer un trait d'eye-liner sans que personne ne me tire par la manche au moment critique où le pinceau est pile-poil en plein milieu de la paupière.


    Puisque tu es une mère consciente de ses responsabilités ...

Ce soir-là, tu n'expédies pas le menu des enfants par un concept : pâtes au beurre - petit suisses afin de récupérer un peu plus de temps pour te préparer (cadenassée dans la salle de bain, ai-je besoin de le rappeler)

Tu as composé ton menu, acheté les légumes frais au marché le matin avant de partir au turbin et cuisiné le soir sans jeter un oeil inquiet sur la pendule.
Maman avant tout, rien ne peut te distraire de cette mission sacrée : fournir à tes chérubins la quantité quotidienne nécessaire exacte de vitamines, minéraux, glucides, lipides et protéines dont leur petit corps tendre a besoin.

Contrairement à moi, mère-pas-top.
A qui même avec le concept éprouvé "pâtes-au-beurre" pose des problèmes.
Lorsque j'essaie de me rappeler si j'ai bien tous les ingrédients pour mon plat principal.

Oui, même des pâtes au beurre, ça demande de se questionner un minimum:
-     "Reste-t-il des pâtes?"
-     "Reste-t-il du beurre?"
Parce que pâtes-au-beurre, si l'un des deux ingrédients manque, c'est moyen goûtu.


    Puisque tu es une mère épanouie dans ton rôle, en te préparant ce soir là...

Tu n'as pas le dilemne de ta tenue.
Aucune importance si cela fait cinq fois que tu te rends à une soirée avec cette même tunique.
Aucune importance si, en y réfléchissant bien, tes potes, cette l'année, ils ne t'ont jamais vu sortir avec une autre tunique.
Aucune importance si, pour dire les choses comme elles sont, tu n'en as pas d'autre, de tenue pour sortir.
Mère heureuse, épouse comblée, l'idée de te faire un petit shopping perso consacré au renouvellement de ta garde-robe ne te traverse même pas l'esprit.


    Et puis  bien sûr, j'allais oublier, mère avant tout...

Le lendemain matin de cette jolie soirée où tu t'es couchée à 5 heures du mat', l'arrivée des petits-bouts dans ton lit à 6h 38 pétantes est une pure joie, un moment très fort de bonheur dans ta vie de mère.

Donc quand tu dis:

- "Je suis épouse et mère avant tout"

C'est vraiment AVANT TOUT.

100% honnête.

Dis Catherine-darling,
Tu ne penses pas que cette phrase mériterait d'être nuancée?

Histoire de ne pas continuer à colporter, en filigrane, je te l'accorde, un mythe très légèrement plombé qui veut que l'aboutissement ultime de la vie d'une femme soit de se consacrer à son mari et à ses enfants?

Ou alors c'est moi qui ai vraiment mauvais esprit de voir tant de pensées légèrement surrannées dans cette toute petite phrase?


 
PS1 : Bon, sachez chers amis, que Marie-Claire, journal paritaire, a eu la bonne idée de nous fournir dans le même entrefilet une pensée profonde de Monsieur Zeita-Jones, j'ai nommé Michael Douglas.
Lui aussi m'a comment dire... gratouillée. Et pas comme j'aime. Dommage, un si bel homme!
Je vous en parlerai à l'occasion.

PS2 : L'honnêteté me pousse à vous dire qu'en écrivant ce billet, je me suis retournée sur moi-même (exercice extrêmement difficile, j'en suis encore toute contorsionnée) et je dois reconnaître que.., ben..., je suis souvent épouse et mère avant tout.
Mais jamais je ne le revendiquerai.
Et surtout jamais ne l'avouerai .
Parce qu'on est quand même plus que ça non?

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Collègue

 

Mère ma soeur, l'autre jour je t'ai refilé mon gourou et mes exercices de méditation transcendantale.
Mais après réflexion, je me suis dit qu'il n'y a pas de raison pour que je ne te refile que les bonnes choses de ma vie.
Une soeur c'est fait pour partager, nous allons donc partager.

Ma collègue.
Qui me gonfle

Curieusement, elle est mère, mais je ne la sens pas soeur.

Par une malheureuse coïncidence, sa marmaille a l'âge de la mienne. Sa marmaille au singulier puisqu'elle est la mère d'une fille unique.

Jusque là tout va bien, je n'ai jamais jugé et ne jugerai jamais le nombre d'enfants dans une famille
Et d'une on ne sait pas la raison du taux de natalité d'une famille : choix, impossibilité physique ou pratique, rien n'est simple
Et de deux, il n'est écrit nulle part, même chez moi, que grande fratrie est synonyme de chouette et petite fratrie de bof.
Le bonheur est où on le crée, quelque soit le nombre d'enfants.
Après cette minute café du commerce philosophico-maternel, je reviens à mon propos.

Et surtout à ma collègue qui va bientôt devenir la tienne si tu veux bien de temps en temps m'en soulager.

Parce que cette collègue est un peu une monomaniaque du sujet de conversation.
Tu le vois arriver ce sujet? Gros comme une maison de star cachée dans les collines de Saint-Tropez?
Ben oui, SA FILLE.
La vie de sa fille. Les repas de sa fille. Les progrès de sa fille à l'école. Le coucher et ses difficultés. Le temps mis à faire ses devoirs la veille.
Et les petites maladies. Sujet enthousiasmant s'il en est, chacun sait à quel point l'évocation d'une gastro à 8h45 juste après le café matinal est de nature à ensoleiller la journée.

Mère-ma-soeur, ne me fais pas l'affront de penser que je peux, même d'une manière infinitésimale, l'encourager dans sa loghorrée verbale.
Non, intègre jusqu'au bout, pas un "Ah bon?", ni un "Tiens tiens" ne franchit mes lèvres.
Et jamais au grand jamais une réplique aussi suicidaire que "C'est pas vrai, vas-y raconte" n'a franchi mes lèvres.

Mais malgré ma discipline rigoureuse dans la non-réplique et les exercices intensifs de fermage de visage indiquant une concentration extrême sur mon occupation du moment, rien ne l'arrête.

Et ma journée passe dans l'évocation régulière des mille et un moments qui constituent la journée d'une mère.
Sujet qui me passionne à la condition exclusive que ma propre marmaille soit l'héroïne de l'histoire.
Sinon ça me gonfle grave.
Ce qui est un léger détail qui a l'air d'échapper à ma collègue

Oui je sais amie lectrice qui n'est pas mère.

Tu te dis :
-"Moi j'ai la même, mais en plus comme je n'ai pas d'enfant, ça me gonfle encore plus ses histoires..."

Et bien détrompe-toi Pas-mère-ma-soeur.

Parce que si je m'épanouis parfois au boulot, c'est AUSSI parce que..
Parce que pour quelques heures dans la journée je peux utiliser mes neurones à autre chose qu'à me réciter les tables de multiplication pour voir si une erreur ne s'est pas glissée dans le devoir de ma descendance à rendre le lendemain.
Parce que pour quelques heures dans la journée je ne me demande pas s'il reste assez de couches dans le sac pour tenir jusqu'au week-end.
Parce que pour quelques heures dans la journée je ne réfléchis pas à ce qu'on va manger ce soir et si le dernier shampoing anti-poux a bien fonctionné.

Alors que grâce à ma gentille collègue atteinte de ce tic de langage qui lui fait commencer toutes ses phrases par "ma fille",  je perds toute possibilité d'oublier pour quelques heures que je suis mère.

Et ça
Franchement
Il n'y a pas pire pour une mère...

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La petite maison dans la prairie

 

Aujourd'hui, sujet qui me gratouille fortement voyez-vous...

Et quand je dis gratouille ... ben je dis gratouille

Une question que quand on me la pose....JE MORDS!
 

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