mere-pas-top

Mécanique d'antan


Une mère pas top, point de vue mécanique, ça se rapproche des belles automobiles de nos arrières-grand-papas.

C'est du moteur à explosion.

Avec une régulation de la mécanique qu'on ne peut pas qualifier de haute précision. Loin s'en faut.

Les explosions sont à déclenchement relativement aléatoires, d'une puissance qu'aucun vulcanologue spécialiste de la modélisation des secousses sysmiques ne peut modéliser, et d'une efficacité parfois aussi tangible qu'un joli pipi dans un stradivarius.

Bref, c'est imprévisible, pas fiable et ça ne sert souvent à rien.

Pourtant ça continue à être une mécanique trèèèès en service sous les cieux plafonesques de notre appartement familial.

Alors bien sûr, comme dans tous les moteurs à explosion, il y a une manivelle pour le démarrer.

Manivelle qui a un mode d'emploi. En quatre exemplaires. Si si, un mode d'emploi!
Le "Comment du pourquoi que le moteur parfois il part au quart de tour et que comment c'est super facile de pas le mettre en route si on est tout gentil".
En gros, tout ce qu'il ne faut pas faire si on ne veut pas me voir pousser une gueulante.

Le problème est que: si moi j'en suis restée au début du XXème siècle niveau progrès de la mécanique, mes enfants, eux, c'est carrément au début du XVème siècle qu'ils sont restés plantés.  Gutemberg ça ne leur dit rien.
En un mot comme en cent, ils n'impriment pas.

Le mode d'emploi de la manivelle déclencheuse des explosions, pour eux c'est aussi limpide qu'manuscrit latin travail de toute une vie d'un moine copiste.
Illisible.

Alors forcément, à force de ne pas en prendre soin, cette manivelle a des ratés.

L'appartement résonne donc d'explosions parfois justifiées, parfois pas, en tous cas jamais indispensables. Et régulièrement génératrices a posteriori d'auto-culpabilisation maternelle.

Surtout que reconnaissons-le, le mode d'emploi fait état de détails tels que "chiffre sur la balance" ou "courrier en retard pour la sécu" sur lesquels ils n'ont aucune influence.

Heureusement, les enfants sont des petits animaux c'est bien connu.

Les miens ont fait comme les pigeons parisiens, les mouettes dans les ports et les dauphins dans la mer (et par décence je ne rajoute pas les vautours sur l'autoroute dans cette comparaison).

Ils se sont adaptés au bruit.

Et ne se laissent troubler que très rarement par ce grondement de moteur rugissant.
Yes, une fois démarré, mon vieux moteur de De-Dion Bouton se transforme en effet en Ferrari dernier modèle et vrombit de toute sa puissance.

Pas top.

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Oh la tricheuse...?

 Quelques textes récents mis en ligne sur ces pages me font redouter que le soupçon de tromperie sur la marchandise ne s'insinue dans vos esprits. Et que soudain ne me parviennent des réclamations sous forme de demandes  pécunières:
-    "Rembourse-nous la connection internet au prorata du temps qu'on a passé à lire ici!"

 
En effet, certains se demandent peut-être comment on ose intituler un blog "mère-pas-top" alors qu'on s'interroge parfois sur les raisons de ses coups de gueule envers la marmaille? Voire même qu'on s'en excuse auprès d'elle?
Je sens une interrogation se faire jour dans vos esprits:
    -"Et si c'était une mère-trop-top, bien planquée derrière son écran, qui se défoule sur ces pages en écrivant toutes les horreurs qu'elle n'ose pas faire chez elle? "
Avec la même honnêteté que Gérard, marié, deux enfants, chauve et bedonnant, ayant dépassé la cinquantaine et qui se présente chez ce célèbre site de rencontre électronique sous le nom de Lucas, célibataire quadragénaire, brun et de belle prestance. En mettant une photo de lui prise au cours de l'été 1996.

Oui, si la mère-pas-top n'était qu'une vilaine tricheuse?

Alors pour éloigner tous les soupçons de truquage me concernant, j'ai pensé que le mieux était de vous laisser juger en vous décrivant une journée  au hasard.
Hier par exemple.
Journée où trois de mes enfants devaient faire une sortie de classe.

Pour cette sortie, le papier que j'avais signé sur un coin de table un soir à la va-vite (ben oui, j'étais déjà en heure-sup maternelle rapport à l'heure tardive), le papier donc, mentionnait qu'il fallait un en-cas.
No problemo.
Un en-cas.
Flemmarde comme je suis, on me parle d'un en-cas et je visualise immédiatement quelques biscuits secs, une pomme et roule-mimile. Et puis je n'y pense plus.
Jusqu'au matin fatidique.
Où j'y repense. Et où tout d'un coup je sens monter une sourde angoisse:

-    "Attend, quand ils parlent d'un en-cas, c'est juste un goûter ou carrément le repas de midi qu'ils veulent dire?"

Oui je suis d'accord mère-ma-soeur, une demi-heure avant le départ à l'école, c'est le moment de se poser la question. Dois-je te rappeler l'intitulé du blog?
 
Reprenons où nous en étions restés : mes sueurs froides pleines de questions.

Parce que si c'est le repas de midi qu'ils doivent avoir, mes gamines, avec leurs trois biscuits et leur pomme, ça va faire djeust.
Vous imaginez? Tous leurs copains qui sortent leurs sandwiches préparés avec amour par leur tendre mère? Laquelle a pris soin de les interroger sur la finesse des tranches de fromage et sur la qualité du jambon à poser sur cette baguette fraîchement beurrée.
Et mes pauvres petits qui les regardent avec des grands yeux tristes en mangeant leurs petits-beurres trop vite finis et leur pomme déjà fripée?

Mais c'est du Dickens! Tom Sawyer à côté, c'est Paris Hilton-enfant! Les larmes roulent sur les joues de tous ceux qui assistent à la scène!

Ya pas, je dois préparer des trucs qui fasse genre repas.
Oui mais trois??? Alors que je n'ai que des rogatons de fromage et même pas de jambon? Ça va demander de mettre en jeu toute ma capacité d'improvisation culinaire, laquelle est aussi étendue que la culture géopolitique d'un candidat moyen à la Star'Ac. Autant dire nulle.

Et puis si jamais l'en-cas demandé correspond vraiment à un goûter, le club-sandwiche de quatre étages, ça va faire un peu démesuré non? Surtout si les  autres grignotent sagement leurs biscuits secs avec une pomme.
Après un exploit pareil, je serais immédiatement cataloguée par les maîtresses "mère névrosée qui a peur que loin d'elle ses petits ne manquent et qui les bourre de nourriture pour compenser".
Faudra pas que je m'étonne si un jour où l'autre on me convie à un colloque sur les risques d'obésité enfantine.

Non, je ne peux pas préparer un pique-nique si c'est un goûter. Ni préparer un goûter si c'est un pique-nique.
Coincée, je suis coincée.
Quelle solution  choisir?

La plus mauvaise! Le milieu, l'eau tiède, le truc ni fait ni à faire, un machin qui ne ressemble à rien. Trop pour un goûter, trop peu pour un pique-nique.
La loose totale.
Et qui m'ôte tout échappatoire puisque je ne pourrais même pas me défendre en disant:
-    "Ah mais j'avais compris qu'il fallait juste le goûter! Si j'avais su, vous pensez bien..."
Ou l'inverse.

Epilogue:
Il leur fallait un repas, elles ont eu beaucoup de pain, un peu de fruit, quelques biscuits et les copains ont fourni le reste si j'en juge aux emballages divers et variés retrouvés au fond des sacs ce soir.

Ne me reste plus qu'à éviter les mères desdits copains pendant quelques jours, le temps que s'estompent de leurs mémoires les récits de leurs enfants:
-    "Tu sais ce qu'elle lui avait donné sa maman, à ma copine, comme repas?"

Je vais aller faire mes courses dans un autre quartier pendant quelques jours. Et acheter beaucoup de jambon et de fromages.
Au cas où...

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Range ta chambre


 Eh oui, au risque de passer pour une dangereuse monomaniaque, il me faut revenir sur ce problème du rangement de chambre.

Certains d'entre vous se demandent sans doute pourquoi ne pas laisser tomber cette cause qui semble définitivement perdue.

Oui pourquoi s'en faire?
Puisque les occupants des lieux se sentent trèèèèes bien dans leur foutoir, la preuve en est qu'ils le réorganisent en deux temps trois mouvements. Et que jamais au grand jamais il ne leur vient spontanément à l'idée d'y remédier en quoi que ce soit.

Pourquoi s'en faire?
Puisque, quel que soit l'état de la chambre enfantine, les occupants des lieux trouveront toujours plus simple de m'appeler pour trouver l'objet qu'ils cherchent plutôt que d'entreprendre les fouilles eux-mêmes. A quoi bon perdre ma salive à exiger un rangement alors que c'est moi qui m'y collerai
à un moment ou à un autre?
Nota Bene pour les personnes à principes qui se seraient malencontreusement égarées sur ce blog : une top-éducation exige de les laisser chercher seuls. Sauf que dans un tel chantier, soyons réalistes, ils ne trouvent pas. Or s'il ne trouvent pas leurs jeux, ils ne jouent pas. Et moi, pour gagner un quart d'heure de tranquillité solitaire, je suis prête à tous les sacrifices et à toutes les recherches!

Pourquoi s'en faire?
Et puisque la chambre est munie d'une porte, pourquoi ne pas l'équiper d'un ferme-porte avec ressort très puissant? Genre portes de saloon? La porte fermée cachant ainsi le magistral souk à côté duquel un rayon vêtement femme, le soir de l'ouverture des soldes, paraît une merveille d'ordonnancement.
Nota Bene : Pour les parents qui choisiraient cette solution et dont la mutuelle n'est pas une des plus performantes du marché, je ne saurais trop conseiller d'équiper la marmaille d'un casque de boxeur et d'air-bag portatifs. Un retour de porte à pleine puissance dans un petit corps tendre peut amener quelques frais médicaux qu'il n'est pas inopportun de prendre en compte.

Oui, franchement, pourquoi?

Pour une raison. Toute simple.
C'est une raison parfois trouée, régulièrement nauséabonde, et assez systématiquement solitaire.

La raison c'est la chaussette!
La chaussette c'est la raison!

Je me flatte en effet d'être écologiquement responsable et je ne pratique pas la politique de la chaussette à usage unique, jetable après emploi, tel un vulgaire mouchoir en papier.

Et donc, d'une manière ou d'une autre, il va falloir que du magma indéfini observable dès le pas de la porte franchi, puissent ressurgir ces pièces vestimentaires ô combien précieuses.

Or pour ça ya pas, faut s'attaquer à la masse.

Et sur ce thème, amie-lectrice, ami-lecteur, que tu sois muti- mono- ou nulli- pare (manque plus que le 2 sur 4 et on peut ouvrir un PMU tous ensemble), je sais que tu me comprends.

Petits petons de pointure 26 ou panards imposants en 44-fillette, la solitude de la chaussette est un thème récurrent qui les concerne tous.

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Jet-Lag

 Parfois, mes enfants voyagent.

Tout du moins par la pensée.

Nous voilà penchés sur le planisphère à localiser le pays d'origine du copain, ou la montagne entr'aperçue dans le film.

Nous voilà rêvant à un voyage d'exploration sur un continent qu'un film nous a rendu très proche. Vérifier que les pyramides sont vraiment dans le désert et que dans la jungle indonésienne il y a réellement des mygales.

(Nota Bene : Il est bien entendu que le jour de cette dernière vérification sera justement celui de ma journée off, où je resterai à me prélasser sur la terrasse du café le plus proche. Et ne venez pas me dire qu'il n'y a pas de "terrasse du café le plus proche" dans la jungle indonésienne, parce que ça pourrait remettre tout notre projet de vacances en question.)

Nous voilà partis rencontrer les conquistadors. Toute la famille prête à défendre le premier Inca contre lequel ces méchants envahisseurs pointeraient leurs fusils, ainsi que l'a décidé ma marmaille, avec mon approbation. Ladite approbation n'étant due qu'à l'invraissemblance du scénario sus-décrit.  
J'aime beaucoup mes enfants, et leur soif de justice typique de leur jeune âme sensible me touche beaucoup, mais faut pas déconner non plus. S'il y avait le moindre risque de croiser au hasard d'un chemin junglestier une troupe de conquistadors en armes, mon approbation se transformerait illico en  refus absolu de mettre les pieds sur ce continent.

Bref, parfois mes enfants voyagent vous disais-je.

Et moi je les y prépare

Car je sais que l'adaptation de l'organisme lors d'un voyage au long cours est un phénomène biochimique très complexe. Qui se doit d'être développé et entraîné
Notamment, pour pouvoir supporter un jet-lag, aussi appelé décalage horaire.

C'est pour cela que, pour bien leur faire toucher du doigt cette totale relativité du temps qui passe et de l'heure qu'il est, j'adapte l'heure de leur coucher ou des repas à mes impératifs.

Un bon bain chaud relaxant et ce dès que possible? Hop nous avancerons quelques peu les montres comme tout bon voyageur voyageant vers l'Est. Et l'heure du coucher plus précoce me permettra de piquer une tête le plus tôt possible dans mon bain moussant.

Un polar qu'il est hors de question de lâcher avant de connaître l'assassin? Nous retarderons quelques peu nos montres, tel un homme d'affaire moyen en partance vers le grand ouest, et le repas se fera suivant l'heure d'une autre longitude.

Ainsi, petit à petit, par la grâce de mes impératifs divers et variés, mes enfants, déjà grands voyageurs dans l'âme deviennent organiquement totalement prêts. L'heure de coucher devient une notion fluctuante, leur sommeil s'adapte et ils apprennent à se nourrir d'un fruit en attendant le repas.

Comment ça mère-pas-top?

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Pourquoi tu te maquilles?

 

 

Pour des raisons indépendantes de ma volonté, rien de neuf à mettre sous la dent de ceux qui viendraient lire aujourd'hui.

Alors voici un des premiers texte mis en ligne si certains veulent lire.

Pour les autres, à demain si vous le voulez bien.


Pourquoi tu te maquilles?

LA  question.

Oui, peut-être aussi avec "Pourquoi il y a des guerres?" et "Pourquoi  la Terre tourne?"
Mais au moins dans ces cas là, on peut répondre :
- "Parce que".
Point.

Alors que " Pourquoi tu te maquilles?" demande absolument réponse. Posée équilibrée et équilibrante.
 
Et donc on va tout de suite éliminer le :
- "Mais pour être plus jolie ma chérie"
ou sa variante plus directe
- "Parce que sinon t'as vu la gueule que j'ai?"

Dolto, Rufo et Uderzo (ah bon même lui?) nous ont bien expliqué qu'on ne doit jamais dévaloriser une mère aux yeux de son enfant.
Même si c'est la mère elle-même qui s'y colle.

Et puis, après avoir répondu de la voix la plus douce et avec le plus tendre des sourires
- "Mais pour être plus jolie ma chérie"
On risque d'entendre la réponse :
- "Ben c'est raté!"

D'évidence, une autre réponse s'impose

Et là les ami-e-s,  accrochez-vous pour en trouver une qui tienne la route.
Il faudra mentir puisque la vraie réponse c'est vraiment pour être plus jolie.
Il faudra être illogique, puisque la logique c'est de vouloir vraiment être plus jolie.

Alors ci-dessous au choix un échantillon de réponses variées

    - "Parce que ça plaît à ton papa"
(ah non raté. Ne pas se soumettre au regard masculin)
    - "Parce que ça fait partie de la toilette du matin"
(ah non raté. Gros risque qu'il veuille se faire les yeux avant de partir à ses cours de maternelle, moyenne section)
    - "Parce qu'on m'a donné les produits et que je ne veux pas les laisser perdre "
(euh, moyen non, cette esquive lamentable?)
    - "Parce que je veux plaire à tous les mecs"
(alors là, euh, .... comment dire?. A la limite rajoutez "et à toutes les femmes", vous serez au moins politiquement correct. Ca peut jouer le jour où la Ddass se résoudra à ouvrir une enquête...)

Bon, vous la voyez arriver la vraie, la seule, l'unique réponse possible?
- "Laisse-moi tranquille et va jouer dans ta chambre".

Bien sûr, le lendemain, l'enfant sans finesse; ne percevant pas le côté tabou du sujet, reviendra à la charge.
- "Pourquoi tu te maquilles?"
Mais là..
Eh eh...
Bien eu le gamin....

Confortablement installée au fond de votre placard à balai, votre lampe de poche dirigée sur vos yeux et votre glace à main en équilibre sur vos chaussures... vous vous maquillerez sans témoin!

Bon Mascara

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Principes et réalité.

 

 

Une fois de plus ce blog montre sa grande ouverture d'esprit, son absolue absence de sectarisme et s'adresse, aujourd'hui, à toi nullipare-ma-soeur.
Dingue non?

Bon en même temps, je ne te cacherai pas que c'est pour te parler des enfants.
Parce que je crains que si je ne m'avisais de donner des conseils-fringues, tu ne fasses pipi de rire en constatant à quel point je suis out, moi qui en suis encore à la tendance automne-hiver 2007-2008!

 Quant au maquillage, je n'ose te révéler que je suis toujours incapable me faire un smoky eyes. Et pourtant j'en ai lu des explications.

Bref revenons à nos moutons et à nos enfants. Enfin surtout aux miens en l'occurence.

Sache nullipare ma soeur, que nous avons exactement les mêmes principes. E-xac-te-ment!
Je le sais car dans une vie antérieure, moi aussi j'étais nullipare.

Deux exemples au hasard:
Ma réaction face à une colère de mon enfant est simple et sans appel : une fessée et dans sa chambre.
Jamais je n'autorise un dessert si l'assiette n'est pas finie.

Admirable!
Education sans reproche!
Dès que la médaille de la meilleure mère est rétablie, pensez à la demander pour moi. Ben oui une bonne mère est modeste ou elle n'est pas, c'est bien connu. Peut-on imaginer Caroline Ingalls remplissant le questionnaire de demande d'attribution de la médaille? Soyons sérieux! Donc si quelqu'un voulait bien s'en charger pour moi...

Ceci étant posé, reprenons et analysons un peu plus en profondeur...

Action : Colère?
Réaction : Fessée + chambre!
 
-    "Et tu ne ressors que quand tu es calmé!"

Normal.!
Normal... quand on est à la maison. Mais quand on n'a pas de chambre sous la main, ça se complique. La fessée ça d'accord, je vois bien, mais l'isolement c'est une autre paire de manche. Je ne peux quand même pas le planter dans le premier magasin venu en lui disant:
 
-    "Et tu ne ressors que quand tu es calmé!"

Je crains un léger mouvement de protestation dans l'assistance occupée présentement à faire ses emplettes.

Par ailleurs, je sais d'expérience que l'arrivée du calme après la tempête, ça peut durer un bon bout de temps. Plaçons la scène vers 18h30, avec encore un diner à préparer et un bain à donner. Tu comprendras bien que la perspective de faire le pied de grue en attendant que la chair de ma chair retrouve son air guilleret naturel ne me motive que très moyennement.

Alors que j'ai la chance d'avoir un enfant très corruptible, que la vue d'un biscuit au chocolat calme instantanément.

Donc oui, sous les yeux effarés de l'assistance de la file d'attente (qui devrait au contraire me remercier de lui permettre d'échapper aux hurlements colériques), je file un biscuit à mon gamin en colère. Voire même je le prie de l'accepter. N'importe quoi du moment qu'il continue à avancer put* de bord* de m*rde.

Quant à refuser un dessert à un gamin qui n'a pas fini son assiette, je l'ai fait une fois.
Pas deux.
Parce que, qui est ensuite réveillée sur les coups de 2h17 par une petite voix qui hurle:

-    "J'ai crès crès crès faim!"?

Meszigues.
Alors maintenant pour toute assiette non finie, double ration de banane! Et après groooos dodo. De moi!

Alors je vais te dire nullipare-ma-soeur, dans cette société en constante mutation dans laquelle le succès des individus se fondent sur leur capacité à réagir aux situations versatiles qui rendent notre quotidien passionnant (c'est beau comme du Guéant ce que j'écris là), une mère qui veut vivre avec son temps se doit de suivre ce rythme effréné de remise en question perpétuelle.

Même de ses principes éducatifs.

Surtout de ses principes éducatifs!

 PS de l'après-midi: petite mise au point au vu des comms. En réalité la fessée je ne l'ai utilisée que de très rare fois en réponse à une provocation flagrante à l'âge du "non" (entre 2 et 3 ans). et elle tombait, comme par hasard, en plein milieu de la couche là où c'est rembourré.

Quand ils ont grandi, c'est une solution qui ne m'a jamais paru utile et encore moins intelligente, même la menace a alors disparu.

 Voilà, je ne prône pas du tout la fessée, mais je ne pense pas que ce soit une abomination non plus si elle est donnée pas pour faire mal et surtout pas en public. Et surtout sur le coup, pas 10 minutes après la provoc.
Enfin bref,vaste débat.

PS2: Et puis vous savez, parfois j'exagère un tantinet sur ce blog, n'appelez pas la Ddass sans me prévenir...

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La touche en plus

 

Futur père de famille et Future mère de famille (FMDF et FMDF), encore une fois je me dois de t'avertir de quelques petits détails passés consciencieusement sous silence par la rubrique "bien être - enfants" que l'on trouve dans n'importe quel magazine. Sauf peut-être dans L'Autojournal et dans Tuning Magazine, et encore, je n'ai pas vérifié.

Oh ce petit détail est très simple. Sache que tu peux d'ores et déjà aller faire un tour chez D*rty ou la FN*C la plus proche de chez toi et faire coucou à tes semblables, bien rangés en rang d'oignon sur leur étagère.

Charmantes petites machines qui tiennent dans le creux d'une main.
Je veux parler des dictaphones.

Observe-les bien, approche-toi, ne vois-tu pas un air de ressemblance entre toi et eux? Un rien, un petit détail... (C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.)

Tu le vois?
Mais voyons regarde mieux.

Et la touche repeat alors?

Eh oui, la tienne n'est pas encore très fonctionnelle, mais crois moi, elle va le devenir. 

Bien sûr au début c'est plutôt agréable. Par exemple nous sommes capables de répéter la phrase:

-"Gouzi gouzi, c'est à qui ces jolis pieds?"

un nombre incalculable de fois sans ce lasser. D'autant plus qu'en raison de l'âge moyen de l'interlocuteur, attendre une réponse sensée paraît superflu. La répétition de la question permet d'éviter l'installation d'un blanc toujours embarrassant dans une conversation à bâtons rompues, même si l'un des deux protagonistes a les fesses à l'air et la couche chargée.

Malheureusement, la nécessité de répéter ne s'arrêtera pas le jour où votre merveille vous répondra:

-"Tu radotes ma vieille, t'as déza demandé hier".

Là commence le deuxième niveau de répétition, celui qu'on nommera "la valeur sûre". La répétition des ordres. Je n'insiste pas, tout un chacun l'a déjà expérimentée dans sa vie, d'un côté ou de l'autre.
Qu'on soit celui qui répète en permanence (un exemple au hasard) :

-"Range ta chambre"

Ou celui qui se voir répéter en permanence (un exemple au hasard):

-"Range ta chambre"

Chacun comprendra bien le fonctionnement de la touche repeat parentale évoquée par cet exemple.

FPDF et FMDF, je suis cependant au regret de te dire qu'il reste un sacré aspect de ta vie où tu te verras contraint d'enfoncer ta touche repeat perso pour ta plus grande exaspération.

Cela commence toujours de façon plaisante: à table avec  l'autre géniteur/trice de ces merveilles d'enfants, ou autour d'un café avec des potes très aimés, ou même sur une terrasse de maison de vacances avec un ami de longue date. On débute le récit d' une historiette passionnante. Comme par exemple celle où, à la boulangerie, la femme qui faisait la queue devant nous, a changé d'avis trois fois avant de choisir ses pâtisseries du dimanche, alors qu'on espérait acheter rapidement les deux baguettes chaudes et croustillantes nécessaire à notre petit déjeuner tardif.

Le genre d'anecdote qui mérite d'être racontée et qui tient en haleine une tablée entière. Anecdote qu'on regrette déjà de ne pas avoir passée sous silence tellement, rien qu'à la raconter, on s'ennuie soi-même.

Et bien c'est que ta touche repeat entre en fonction.

Car oui, cette anecdote passionne la marmaille.
Qui veut tout savoir..., sauf qu'elle n'a rien suivi, et comprend encore moins. D'où une suite de question qui fait décortiquer une anecdote déjà lamentable d'inintérêt jusqu'à la faire ressembler à un sujet d'explication de texte pour bac français.

-    "C'était qui? Mais où? Et pourquoi elle voulait des gâteaux? Et à qui elle demandait? Et ils étaient pas bons les premiers qu'elle avait choisi? Et pourquoi elle en voulait pas? Et c'était qui qui râlait derrière? Et pourquoi tu râlais?"

Tu veux un deuxième exemple?
Non?
Ah tiens...

Après ça, étonnez-vous que les pères de famille finissent taciturnes, pipe aux lèvres et n'ouvrant la bouche que pour dire des sentences définitives.

Ils ont tout compris les bougres:

"En présence de la marmaille jamais ne parlera, au risque de te répéter cent fois"

PS1 : Vous croyez qu'ils prendraient une fratrie entière en stage d'initiation au Carmel? Non parce que ça m'intéresse...

PS2 : Oui je sais, hier j'avais parlé d'une suite. Souvent femme varie. ceci dit elle existe cette suite, faut juste que j'arrive à trouver qu'elle mérite d'être mise en ligne. 

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Premières fois


Mère-ma-soeur, dis-moi que toi aussi tu fonds devant la découverte du monde par ton Petit d'Homme. Toutes ces premières fois qui lui allument des étoiles dans les yeux, sources inépuisables d'attendrissement et de larmes à l'oeil maternel.

La première fois qu'il rit en regardant un clown au spectacle, la première fois qu'il découvre le plaisir de plonger dans l'eau, la première fois qu'il voit un petit chaton chanceler sur ses petites jambes....

Quelle émotion...!

La première fois où il se rend compte que lui aussi a le pouvoir sur la lumière. Il appuie sur l'interrupteur. Ô prodige, la lumière s'éteint. Il re-appuie : ô prodige, la lumière s'allume. Il re-re-appuie: ô prodige la lumière s'éteint. Il re-re-appuie : ô prodige la lumière s'allume. Il re-re-re-appuie: ô pro...

-    "Mais tu vas lui foutre la paix à cet interrupteur put* de bord* de merd*!!!"

Quelle émotion peut-être mais faut pas pousser non plus!
 
La première fois qu'avec le plat de sa cuillère, il assène un coup martial à sa purée carottes-épinard et qu'ainsi il pare de nouvelles couleurs le pull de sa maman-çérie, et les  murs du coin-repas.

La première fois qu'en prenant délicatement sur la table de chevet de sa mère, le livre en cours (édition épuisée, modèle à valeur sentimentale intense prêtée par la future-ex-meilleure amie) il se rend compte du bruit délicat que fait le papier qui se déchire. Et que son oreille de futur mélomane averti lui enjoint de recommencer, encore.

La première fois qu'il découvre le plaisir tout simple de tracer un trait. Avec un marqueur. Sur le mur du salon. De chez la belle-mère.

Et puis, il y a cette première fois là...

Celle faite dernièrement par l'échantillon mâle de ma marmaille.

Cette emballante découverte d'une capacité jusque là insoupçonnée. Et qui concerne l'organe pendouillant sous le bidon, capable de grandir et de devenir dur.

Ses grands yeux tendres écarquillés d'étonnement et sa petite bouche fendue d'un sourire radieux, le petit homme fait le tour de l'appartement pour faire profiter l'ensemble de l'assemblée de cette prodigieuse aptitude.

Enthousiasmant non?

Grand succès auprès de ses soeurs, ébahies du phénomène.

Grande fierté du petit XY quand je lui assure que non, mon zizi a moi ne possède pas cette caractéristique exaltante.

Grand soulagement de ma part quand je me rend compte que le père, judicieusement parti au travail au bon moment, échappera à la demande de comparaison du phénomène entre le fils et le père.

Grand moment de solitude quant, à défaut du père, le petit homme se rabat sur le technicien-installateur internet présentement en train de bidouiller la ligne, le quel se voit demander confirmation et vérification de ce phénomène chez lui-même.


Attendrissantes leurs premières fois?
Oui enfin bon, pas toujours non plus...

PS: J'avais mis une autre illustration pour ce phénomène, mais en pensant à toi mère-ma-soeur dont les enfants peuvent débarquer à tout moment devant l'écran, je me sentis obligée de la recouvrir....

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Dilemmes

 

Il ya des femmes qui ont des dilemmes très modes:
"Le legging noir ou taupe avec ma robe gris souris?"

Il ya  des femmes qui ont des dilemmes grande classe:
"Champagne ou Pouilly à l'apéritif de la reception de samedi?"

Il y a des femmes qui ont des dilemmes douloureux:
"L'épilation on la commence côté gauche ou côté droit du string?"

Ou bien des dilemmes savoureux:
"Nutella ou crème Mont-Blanc?"

Moi j'ai des dilemmes... vaseux...
Et nocturnes (ceci expliquant cela):

-    "C'est quoi ce bruit  attends qu'est-ce qu'il se passe quelle heure il est? Oh non..."
Il est 3 h 18 du matin pétante, il pleure. Je le prends dans mon lit comme mon instinct m'y pousse? Ou bien je me lève et le berce une heure durant comme on le préconise dans tous les magazines parentaux, mais sans aucune garantie d'efficacité? Ou encore je le laisse me pourrir ma nuit par ses pleurs comme le conseillent tous les psys?

Psys qui expliquent en détail combien le lit parental doit rester un sanctuaire inviolé (si j'ose dire), comment l'enfant doit, dès son plus jeune âge, appréhender l'existence d'une vie de ses parents dans laquelle il n'a pas part, existence symbolisée par cette chambre fermée, et à quel point, jamais au grand jamais, il ne faut lui permettre de dormir avec sa mère, au risque d'induire des traumatismes profonds qui se révéleront dans sa vie d'adulte.

Carrément?
Dans sa vie d'adulte?
Vraiment?

Mais attendez, si les traumatismes éventuels ne se révèlent qu'à l'âge adulte,  en quoi suis-je concernée? Franchement...

Et puis éventuels, éventuels..., c'est bien joli!

Mais un traumatisme qui n'est pas éventuel, c'est le mien demain lorsque le réveil sonnera si je ne me rendors pas dans les 10 secondes.
Ou pire, si je passe la moitié de ma nuit à déambuler du salon aux toilettes avec un paquet de kilos dans les bras, tout en me flinguant régulièrement le pied contre un coin de chaise ou un jouet qui traîne.

En conséquence, mon dilemme nocturne, il appartient à un espace-temps que seuls les sportifs émérites côtoient.

Quelques centièmes de secondes...

Au bout desquelles :

-    "Allez zou couche toi là, prend ce bout de couette et surtout surtout, maintenant...
tu te la FERMES!!!"

Moi la nuit, la psychologie, vous savez....

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Révélation enchantée

Et bien voilà, ça y est je l'ai vu, le dernier Disney en date, qui se nomme "Enchanted" en Anglais dans le texte et "Il était une fois" en pas Anglais nommé Français. Je peux aller jusqu'à la traduction allemande si vous voulez mais ensuite, adressez-vous à votre consulat le plus proche.

Alors bien sûr, vu la date de péremption dudit film , je suppose qu'il a depuis longtemps disparu de l'affiche de par chez beaucoup d'entre vous. Je ne me la jouerais donc pas "Que voir ce soir après le dîner?". Je sais que le ridicule ne tue pas mais on n'est jamais trop prudent.

De toutes manières je ne réussirai jamais à vous en parler avec autant de talent que Caro.

Et puis si d'aventure j'avais ambitionné m'aventurer dans la critique du film, il est possible que je vous eusse avoué qu'à deux ou trois moments je m'y étais ennuyée. Mais ça vous pouvez le mettre sur le compte de mon mauvais esprit.
A beaucoup d'autres, j'ai ri de bon coeur, même plus que mes filles qui n'ont pas encore les clés pour comprendre tous les gags.
En fin de compte j'ai passé un bon moment.

Mais là n'est pas le but de ce post, je voulais vous parler de ce film parce que j'ai eu DEUX révélations en le regardant.

La première ce fut 7 minutes avant la fin:
-    "Put*in mais l'acteur, là, c'est Patrick Dempsey!"

Je dois dire pour ma défense que normalement je suis plus physionomiste que ça. Il suffit que Jude ou Colin apparaissent dans le fond de l'écran la nuit dans le brouillard pour que je sois déjà toute retournée d'émotion et raide dingue amoureuse.
Mais là je ne sais pas, aucune connexion n'avait pu se faire dans mon cerveau entre un film pour enfants et la présence d'un mâââle à tomber par terre.

Pour ma défense, les derniers films vus dans ces conditions, entourée de ma marmaille, étaient "Happy Feet", "Schreck" et "Ratatouille".

Films dans lesquels le potentiel érotique des héros ne m'avait pas réellement troublée.

Vous comprendrez que partie pour voir un film se plaçant dans une telle série, mon cerveau ne soit pas exactement programmé en mode "Attention ça va faire mâle".
Et que je puisse passer une heure à trouver le type à l'écran canon, sans comprendre qu'effectivement je suis en présence d'un des acteurs les plus craquants de sa génération.

Je sens bien que mon excuse vous laisse sceptiques, rajoutez-y une bonne fatigue.

Mais laissons-là ce détail (Patrick? Un détail? Oh my god, comment je peux écrire des trucs pareils?).
C'est la deuxième révélation qui fut la plus grandiose. Un truc énorme!

Pour les personnes qui n'ont pas vu le film je me dois juste d'expliquer le contexte. Cela ira vite, deux phrases suffiront:

Dans ce film Patrick Dempsey est le père d'une petite fille de 6 ans et on comprend qu'ils vivent seuls tous les deux. La scène au dialogue incroyable se passe au moment où la petite doit aller au lit. Son père à cheval sur un des accoudoirs du canapé du salon, sans la regarder,  l'envoie avec tendresse au dodo:
-    "Met-ton pyjama et va au lit ma chérie"

Vous le voyez le truc énorme, la chose insensée?

Le truc qui fait que je chérirai ce film toute ma vie, et pas seulement parce que pendant plus d'une heure il me permet de contempler en gros plan un mec beau que c'est pas Dieu possible?

Mais si voyons...

Il lui dit de se mettre au lit SANS L'ENVOYER SE LAVER LES DENTS et surtout, surtout, on comprend bien qu'il n'a AUCUNEMENT L'INTENTION de lui lire une histoire, et ENCORE MOINS d'abandonner son occupation présente (pianoter sur son portable) pour accompagner sa fille au lit.

Patrick mon amour épouse moi, je suis faite pour être la mère de tes enfants, moi non plus je ne lis pas d'histoire, l'injonction du lavage de dents, j'oublie une fois sur deux et l'accompagnement je peux m'en passer.

C'est bien simple dans cette scène, toi et moi on ne fait qu'un!

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