Jeudi 10 Avr 2008
Régression (c'est pas ma faute)
Par ClaireMM, Jeudi 10 Avr 2008 à 06:25 GMT+2 dans Pas top en cuisine
| Le problème quand on est mère, c'est qu'on retombe facilement en enfance. |
Et les discussions interminables pour refaire le monde autour d'un expresso (consommation la moins chère pour étudiants fauchés) avec nos potes sont devenues des parties de bataille autour d'une grenadine (consommation toujours la moins chère pour mère de famille qui sait bien que la conso ne sera pas finie alors 3€50 dans un soda, ça fait mal) avec des personnes de petite taille qui ont une appréhension limitée des réalités géo-politiques.
Plus grave, le bout de baguette et le chocolat du goûter, cessent d'être un joli souvenir nostalgique de notre enfance pour réapparaître soudainement dans notre alimentation. Justement quand on ne peut plus compter sur nos séances à la piscine pour l'utilisation des calories surnuméraires!
Et par décence pour ne pas tomber dans la volupté, je n'évoquerai pas sur ces page les cuillérées remplies de petits-suisses aux goût fruité, petit-suisses que mes enfants n'ont dégusté en totalité qu'à partir du moment où ils ont su les déguster seuls. Irrésistiblement attirée par ces cuillérée régressives, je n'ai jamais pu m'empêcher d'en engloutir une ou deux au passage lorsque je les nourrissais encore à la cuillère. Sans compter tous les "débordements" qu'en bonne mère consciencieuse je léchais. En évitant soigneusement de racler la cuillère au bord du pot, malheureuse! J'en aurai eu moins...! Bref, le bambin en face de moi avait de la chance si la portion qui lui revenait in fine dépassait la moitié du pot...
Encore maintenant je fais des essais réguliers pour leur en piquer une ou deux cuillérées tandis que je mange raisonnablement mon yaourt nature, mais ces ingrats défendent leurs pots d'une manière honteuse. Laisser leur pôv vieille mère saliver face à leur dessert, quel manque d'éducation...
Oui réellement, la régression dans l'alimentation n'est pas l'aspect le plus enviable de la condition de mère. Surtout que cette régression est à géométrie variable. La règle d'airain d'absence de grignotage dans la journée (dérogation exceptionnelle pour des bouts de carottes crues en bâtonnets les jours de bombance) ne s'applique malheureusement pas à moi.
Résultat non seulement je me bouffe à l'insu de mon plein gré des tapées de petits-suisse saromatisés, non seulement je me fais un bon 4 heures plein de pain et de chocolat, mais en plus entre temps je grignote.
En cachette bien sûr, j'ai des principes.
Au final, cette régression (partielle malheureusement) ne fait plaisir qu'à ma balance. Laquelle est toute heureuse de montrer toute la mesure de ses capacités et me faire découvrir des chiffres qu'elle passait jusque là pudiquement sous silence.
C'est pas ma faute à moi...







