mere-pas-top

Soeurs-de-lait


S'il existe une pensée universellement partagée par tout péquin moyen (et en écrivant péquin, je ne fais bien sûr aucune référence à l'actualité), c'est ce sentiment de proximité affective qui peut nous habiter à l'encontre de certaines vedettes. Cette impression diffuse grâce à laquelle on est persuadés qu'ils perdent quelque chose à ne pas nous connaître.

On pourrait être super potes...

C'est la reflexion que je me faisais en écoutant Jean-Marie Perrier dans une émission de radio l'autre jour, tout en m'élançant sur mon fier destrier à pédales, tel Lance Armstrong dans le col du Galibiers.

Vu la renommée interplanétaire de J-M Perrier dans son quartier, il n'est pas sûr que ce nom vous dise quelque chose, mais là n'est pas le problème. Ce type, ça fait deux trois fois que je l'entends, et je le trouve éminament sympathique.
Contrairement à d'autres personnes (Alain Delon suivez mon regard).

Mon pédalage boostant mes neurones (le sport c'est bon pour le cerveau, demandez à n'importe quel boxeur), je continuais sur ma lancée reflexionesque en phosphorant sur cette affinité ressentie pour des stars.

Dans mon cas Vanessa Paradis, et même son Johnny, je suis sûre qu'on pourrait très bien s'entendre eux et moi.
Déjà à chaque fois qu'elle a été enceinte, paf moi aussi. Forcément ça crée des liens. Quand Paris-Match parlait de la naissance de ses enfants, c'est un peut de mes accouchements à moi dont il parlait.

Du coup, Vanessa et moi, on est comme qui dirait soeur-de-lait (vu de l'autre côté du mamelon bien sûr).
En plus ma fille elle a failli s'appeler Lilli. Voire Rose.
Ah!
Si c'est pas un signe ça...
On en aurait des choses à nous dire...

Alors voilà, moi je suis sûre, les ondes ne trompent pas.
Si Benoit Poolvoerde paraît barré sur les ondes, c'est qu'il l'est dans la vie.
Si Christian Clavier paraît imbu de lui-même, c'est qu'il l'est dans la vie.
Si Nathalie Baye paraît si sympathique, c'est qu'elle l'est dans la vie.

Oui oui, je suis sûre d'avoir raison.

D'ailleurs faudrait que je dine avec Georges Clooney un de ces jours. Juste pour vérifier s'il est aussi sympa qu'il en a l'air...

 

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Aveux de mère


Je sentais qu'il ne fallait pas que je lise cet article de Marie-Claire (Avril 2008). Je le sentais. Le titre m'avait suffisamment prévenue: "Mères au bord de la crise de nerfs".

Je sentais que mes petits nerfs fragiles y seraient mis à rude épreuve... En général quand un magazine grand public parle des mères, ça me fait un effet presqu'aussi intense que quand mes enfants  me parlent tous à la fois alors que je téléphone au service client d'un opérateur de téléphonie mobile. Le genre d'appels où l'on se voit obliger de répéter à cinq personnes d'affilée exactement la même chose, le tout entrecoupé de très nombreuses minutes d'attente à 0,35 euro

La capacité de ces magazines à présenter des modèles de maternitude proche de Caroline Ingalls m'exaspèrent.

Ce qui donne un effet qui me rend aussi performante dans l'échappement de vapeur qu'une cocotte minute en fin de cuisson.

Pourtant, à mon grand étonnement, ça commençait bien. Très bien même.

L'une des premières phrases était:
    Imaginez des groupes de paroles sur le thème...: " Et si on disait du mal... de nos enfants".

Ça m'a sérieusement rappelé quelque chose... Dites, je rêve où ils parlent de nous?
Eh oui, vous vous rendez compte? Dans Marie-Claire ils nous demandent d'imaginer un groupe que c'est nous tout-craché sur ce blog! On est carrément before the tendance!!!

Gonflée de fierté et frémissante d'impatience; j'ai poursuivi toute guillerette ma lecture.

Malheureusement.
Car l'article continuait par des témoignages.

Et là, ce fut la chienlit de ma bonne humeur, le nettoyage au karcher de ma relax-attitude. J'ai lu des témoignages de mère abracadabrantesques.
(Au passage, vous admirerez la capacité que j'ai de faire référence, sans en avoir l'air, à nos présidents de la 5ème république. Me reste plus que deux citations à placer et j'ai la totale. Je reconnais cependant que ce genre d'exploit n'a aucun intérêt, la beauté du geste comme dirait l'autre).

Mais je m'éloigne  de mon sujet. Je voulais citer ces témoignages de mère, dont, j'imagine, le prénom a été modifié pour qu'elles ne soient pas reconnues dans leur quartier. Ces mères décrivent à quel point elles sont au bord de la crise de nerfs et se sentent entrer dans des abîmes d'imperfections maternelles.

Ainsi Clémence mère de trois enfants, qui nous fait cet inadmissible aveu:
 -"Je l'avoue, si je peux passer outre l'histoire du soir, je le fais"

Alors là Clémence, si je peux me permettre, euh... tu sais que tu n'as pas à t'en excuser?
Tu sais que tu n'as pas à en avoir honte? Tu sais qu'un enfant peut vivre et s'éveiller sans son histoire quotidienne? As-tu réellement besoin de présenter cela comme un aveu honteux???
Et vous charmants journalistes de Marie-Claire, en présentant ce témoignage comme un "phénomène", vous n'avez pas une très légère impression de contribuer grandement à cette pression de la perfection maternelle, élevant la lecture du soir comme une des conditions sine qua non pour être une bonne mère,  au même titre que de lui donner à manger et de l'amour?

La lecture du soir c'est bien. C'est beau. C'est un doux moment de partage. Mais c'est FA-CUL-TA-TIF Clémence! Et quand on n'a pas l'envie ou pas le temps, il me semble possible de la zapper sans se sentir coupable et angoissée d'engendrer  un traumatisme qui rendra nécessaire des visites chez un psy jusqu'à l'âge de 23 ans.

Et que dire à Anne mère célibataire, lorsqu'elle témoigne:
 -"Je rentre à 19 heures; elle se couche à 21 heures, j'essaie de lui consacrer ces deux heures. Le week-end est rien que pour elle aussi. Mais lorsqu'à 22 heures elle est encore en train de hurler qu'elle ne veut pas dormir [...] j'ai envie moi aussi de hurler [...] Cela nous ferait peut-être du bien de nous séparer un peu mais je n'ai plus mes parents et ma belle-mère, si elle garde ma fille, c'est pour la planter devant la télé"

Anne, ma soeur Anne, j'ai envie de te dire...
Non mais ça va pas la tête? ??? Tu crois que tu vas tenir combien de temps à ce rythme??? Et ta vie à toi là-dedans, elle est passée où? En quoi c'est un problème qu'elle passe son temps devant la télé quand ta belle-mère la garde, puisque justement ce n'est pas son mode de vie quotidien? Laisse-la regarder, laisse ta belle-mère s'en occuper bien ou moins bien et octroie-toi de l'air. Sans vouloir faire de la psycho à deux sous, c'est sans doute positif pour les deux.

Enfin bref, je ne vous fais pas une explication de texte niveau première- prépa bac grançais de tout l'article, ça serait fastidieux. Et puis ça me donne un côté donneuse de leçon que je n'aime pas trop.

Mais si on pouvait un peu moins se mettre la pression nous-mêmes, nous les mères...

Alors juste pour la fin, je rajouterai cette citation de Clémence:
-"Les autres femmes font semblant, jouent les mères idéales, celles pour qui tout roule".

J'aimerais lui répondre:

Pas toutes, Clémence, pas toutes....

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Prototype à découvrir en exclusivité


Automobiliste-mon-frère (oui j'avoue je suis d'une nature infidèle et aujourd'hui mère-ma-soeur je ne m'adresse pas à toi. Quoique ne pars pas, à mon avis ça te concerne aussi).
Je reprends: automobiliste-mon-frère, toi qui klaxonnes maintenant que le feu est passé au vert afin que je dégage mon tas de boue, pour que tu puisses t'élancer de toute la puissances de tes 16 soupapes comme Benoît (copyright Groland) vers le prochain feu rouge, sache que ce que le fier destrier sept places que tu as devant toi et que certains esprits au manque de poésie prononcé désignent par le terme de monospace familial, est en réalité un prototype qui devrait faire fureur au prochain mondial de l'automobile .

Un prototype, parfaitement. Avec bibi au volant, excusez du peu.

Le prototype du système de sécurité anti-vol le plus performant du marché.

Que je mets immédiatement à la vente sur ces pages, attention il n'y en aura pas pour tout le monde...

Oui bienheureux lecteurs de ce blog, c'est à vous que revient l'exclusivité de la première vente. Précipitez-vous, car après je passe au stade Télé-Achat, voire même M6 Boutique!
Et là je casse la baraque. Pierre Bellemare ne le sait pas encore, mais il va bientôt avoir l'honneur de faire la démonstration devant la France entière éblouie.

Car Mesdames et Messieurs, voici le premier anti-vol de voiture:

-  Silencieux (que tous ceux qui ont imaginé que je laissai un enfant hurleur à l'intérieur pour décourager tout potentiel voleur se dénoncent. Allez, avouez que vous y avez pensé)

- Ecologique

- Adaptable à toutes les marques et à tous les modèles. De la vieille Peugeot 106  rachetée à Tata Monique il y a trois ans jusqu'à la Rolls de cette bonne vieille Queen d'Angleterre, tout en passant par la Ferrari de tous les nouveaux riches. Sans oublier le dernier modèle de berline de ces bonnes vieilles marques allemandes très prisée sur le marché parallèle de la revente après vol.

-Extrêmement peu onéreux

- Et enfin enfin..., cerise sur le gâteau, détail qui rendra modèle universel et fera que bientôt je serai connue sous le nom d'"Ikea de l'antivol"  : modèle en kit!!!
De conception simplissime et de construction qui en fait littéralement un jeu d'enfants.

Or donc Mesdames et Messieurs, sous vos applaudissements , voici mon kit anti-vol, composé :

De chips, de morceaux de chips, de miettes de chips, et du paquet vide correspondant.
Le tout à répandre soigneusement au gré de votre créativité un peu partout dans  votre voiture. Sur les sièges, par terre, au fond du maxi-cosi... Sur le tableau de bord? Pourquoi pas, soyons fous, laissons notre créativité s'exprimer.

Et ce n'est pas tout!
Ce kit d'inspiration géniale contient également une bouteille d'eau minérale
présentement à demi remplie d'un reste de lait caillé à disposer négligemment au sol côté passager.

Un ensemble de feuilles vaguement dessinées ou coloriées, avec des stylos feutres débouchés avec bouchons en sus. A disposer partout où il n'y a pas de chips (là où il y en a aussi d'ailleurs)

Quelques restes écrasés de biscuits au chocolat.

Une botte en caoutchouc et trois chaussettes (très important dans mon kit, les chaussures, comme les chaussettes sont toujours en nombre impair, pour la crédibilité de l'ensemble)

Des livres de format spécial voiture, capables de se glisser sous les sièges mais jamais d'en ressortir (oui, ces livres là sont très rares à trouver mais ils sont indispensables dans mon kit. Et ne vous inquiétez pas, a priori j'en ai un bon stock).

Une pièce vestimentaire indéterminée roulée en boule, à poser dans un coin.

Voilà, automobiliste-mon-frère, puisque tu es lecteur de ce blog je te le fais à un prix cadeau, quelques centaines d'euros. Bien peu de choses quand on pense à ces milliers d'euros que je te permets d'économiser. Grâce à mon kit, et pour peu que tu le déballes (oui parce que bien rangé dans son carton au fond du coffre, ça le fait pas), aucun, je dis bien aucun voleur de voiture n'osera s'approcher à plus de 50 centimètres de ta portière. Encore moins essayer d'entrer dedans.

Et que tous les mauvais esprits qui pensent que par manque flagrant d'imagination je n'ai fait que décrire l'état actuel de notre fier destrier sept places familial après un retour de vacances, sachent qu'ils se trompent grandement. L'état actuel de notre voiture n'est pas du tout comme décrit ci-dessus.

C'est bien pire...
 

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Avis de vacances

 En la contrée exotique qui a l'heur de me servir de chez moi en ce moment, les vacances de Pâques se trouvent... à Pâques.

Le manque de fantaisie associé par des mauvais esprits à ce charmant pays aurait-il des fondements solides?

Je ne saurais répondre...

 Toujours est-il que, qui dit vacances, dit mère au boulot à plein temps.

Les gentilles maîtresses et autres dames qui ont la bonté de me les garder et de les faire manger à midi (détail non négligeable) font une pause vacacionnesque que je suis bien obligée de suivre contrainte et forcée.

Surtout que moi aussi, du coup, je suis en vacances.

Mon temps de papotage va être compté, mon temps de top shopping réduit à néant et mon temps de blog va disparaître dans les profondeurs abyssales.

Pour les deux prochaines semaines, ce blog va donc jouer à un remake de la belle au bois dormant.

Merci à celles et ceux qui lisent cette phrase avec l'ombre du début d'un soupçon d'infinitésimale sensation d'un sentiment qui s'apparenterait à quelque chose que d'aucun parfois qualifie de désappointement.

Enfin je veux dire que si d'aventure et par extraordinaire, certaines personnes en pleine phase de pre-depression, phase dans laquelle on prend tout bien trop à coeur, certaines personnes donc se sentent un minusculement tantinettement désapointée par cette absence annoncée, et bien je les en remercie.

Non c'est parce que je me dis que peut-être, d'aucun à la sensibilité exacerbée et à la digestion difficile pourraient éventuellement et si ça se trouve, dans l'hypothèse où la marée est basse et la lune montante, se sentir un tout p'tit  infimement dépité de ne pas me trouver là quand il passe dans le coin. Et que je trouve ça sympa de sa part.

Enfin bref je crois que vous avez compris...

J'ai la grosse tête...

C'est officiel.

Elle était déjà souvent comme un compteur à gaz, elle est désormais gonflée à l'Hélium ou tout comme.

Je suis donc facilement reconnaissable.

Si vous croisez un compteur à gaz du volume d'une citrouille, monté sur un corps tout sauf bombesque et entouré de quatre personnes de petites tailles, n'hésitez pas à venir me saluer, ça me fera plaisir.

-    "Mère-pas-top I presume?"

Et malgré le volume de ma tête, sachez que je vous baiserai les pieds pour vous remercier de lire ici.

Aucune idée cependant de la sensation que peut donner la vue d'une citrouille homologuée GDF déposant un baiser déférent sur les panards. Pour être honnête, je ne suis pas sûre que cela soit à classer dans les grands moments nutella...

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Incognito

  Parfois je me fais un trip.

Un vrai, un truc de ouf, je me compose un personnage et je change de vie.

Ça se passe toujours dans le même genre de lieux, où je suis assurée de rencontrer du monde. Jamais les mêmes personnes, ou parfois si. Impossible de le savoir à l'avance.

Pour ce trip, il me faut soigner ma présentation. Un maquillage un peu plus fin que d'habitude, une tenue sans trace de chocolat ou morve du petit dernier sur l'épaule, éventuellement des talons. Pourquoi pas? Soyons fous!

J'entre pleine d'assurance dans ce temple de la débauche où je vais connaître, pendant quelques instants, le plaisir de vivre une vie qui n'est pas la mienne. Pendant le moment à venir, je serais une autre. Ma vraie nature sera indétectable, je serai prise pour celle que je ne suis pas.

Oui dans ce supermarché dans lequel je viens d'entrer, ces jours-là je me permets de poser un regard dédaigneux sur la rangée de chariots avec siège enfant incorporés et... de me munir d'un panier en plastique.

Follement exotique! Grande classe...

Ainsi parée, je me la joue célibataire urbaine, sûre d'elle (?), jeune (??), jolie(???) et au pouvoir d'achat (????) qui en fait le coeur de cibles des pubs des magazines de mode féminins.

Je suis en plein dans mon trip. Je regarde les yaourts chics vendus à l'unité, j'admire les préparations culinaires sophistiquées qu'il suffit de réchauffer, j'hésite entre les différentes plaques de chocolat les plus chères du marché.
Eventuellement je glisse un petit sourire complice au beau jeune homme qui semble avoir les mêmes hésitations que moi face à ces tentantes douceurs. En espérant que mon fond de teint provenant directement de chez Leroy Merlin rayon peinture monocouche, teinte terre de Sienne camoufle suffisamment toutes ces rides, dues à l'absence quasi totale de nuit complète qui caractérise les années qui viennent de s'écouler.

Voilà, mon petit trip touche à sa fin, je vais lentement redescendre sur Terre et réintégrer ma fonction de mère de famille.

Je délaisserai les yaourts à l'unité pour les prendre par 16, deux paquets que je déposerai sur le pack de lait posé au fond du panier, je finirai de faire déborder mon panier en y posant une énorme boîte de céréales et là je me dirai que non, vraiment, sans un chariot je n'y arriverai jamais.
Déjà que ramener les courses à la maison va me demander une capacité musculaire hors norme, il n'est pas question de gaspiller mon capital-énergie en refusant l'aide dudit chariot. Que j'utiliserais discretos à la manière d'une trottinette, un pied dessus un pied qui pousse quand la voie sera libre.

Mais, la vie me réservera un dernier cadeau. Comme dans une comédie romantique, je retrouverai mon beau jeune homme à la caisse, avec ses deux yaourts très chics et sa plaque de chocolat l'une des plus chère du marché. Il me regardera, me fera un sourire.

Et puis mon trip prendra définitivement fin quand au lieu de me dire:
-    "Vous auriez le temps de prendre un café avec moi un jour prochain? On pourrait goûter ce chocolat ensemble, savoir s'il tient ses promesses de douceur..."

Il utilisera son ton le plus respectueux, celui qu'il réserve à sa grand-mère en particulier et aux vielles dames en général et dira:

-    "Merci Madame"

Pour me remercier de le laisser passer devant moi, lui évitant ainsi l'attente de l'encaissement de ce chariot qui lui semble contenir un mois de provisions. Quand je sais bien moi, que déjà dans trois jours, un réapprovisionnement sera déjà nécessaire.

Oui, parfois je me fais un trip...

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101


J'ai raté le 100ème.!!!

Oui, le 100ème texte mis en ligne sur ces pages.

A cette occasion je comptais faire une petite fête, boire une coupette et faire un gros bisous à mes enfants. Ils l'ont bien mérité, vu les innombrables sujets de réflexion qu'ils fournissent à mon esprit si enclin à la bienveillance et que je soumets à votre sagacité. 

Bien entendu, j'avais aussi l'intention, comme d'hab, de baiser les pieds des fidèles lecteurs. A ce sujet, il est d'ailleurs temps que l'été arrive. Déjà ça me permettrait de redécouvrir mon corps actuellement encore bien planqué sous des épaisseurs mutiples. Et puis ça serait plus simple que vous soyez tous en tongue. Vu le nombre de fois où je vous baise les pieds, ça me ferait un gain de temps non négligeable.

Enfin bref, après l'aspect protocolaire de la chose, il aurait fallu donner du contenu à la cérémonie.
Et là, ben... je me demandais ce que j'allais pouvoir écrire à cette occasion.

En toute logique administrative ou entrepreneuriale, il me fallait faire un bilan de ces 100 textes, puis dans un esprit d'ouverture vers un avenir  toujours plus conquérant, exposer mes projets futurs.

Ah oui. Quand même. C'est du boulot!

Parce que le bilan sous quelle forme?

Nombre de fois où j'ai écrit "Put* de  Bord* de M* sur ces pages"? Je n'ose pas compter, épargnez-moi ce douloureux moment de vérité.

Nombre de de textes que j'ai imprudemment envoyés dans la blogosphère intersidérale et qui seront autant de pièces à conviction que mes enfants pourront utiliser contre moi dans le futur? Pour se défaire de leur obligation alimentaire envers leur vielle mère édentée, sourde et vivant du minimum vieillesse (s'il existe toujours d'ici là). Inutile de compter, le seul fait de tenir un blog, au lieu de concocter des bons petits plats et de bricoler avec amour des chefs-d'oeuvre en rouleau de papier-toilettes, devrait suffir au juge à qui ils feront appel.

Nombre de fois où j'ai dit:
-    "Attends, non là j'ai pas le temps"
à mes enfants parce que je répondais à un comm sur le blog?
Le truc c'est que la phrase:
-    "Attends, non là j'ai pas le temps"
 je la dis tellement souvent qu'il m'est très difficile de départager a posteriori celles qui étaient en lien avec le blog de celles qui étaient en lien avec  ma puissante envie d'avoir la paix.

Nombre de fois où j'ai ri en lisant un commentaire? Ou été très émue? Vous pourriez croire que j'entre dans la flatterie la plus démagogue, et franchement je ne préfère pas.

Ou bien tout simplement le nombre de textes bien cachés au fond de l'ordinateur et qui expliquent que non, vraiment, aujourd'hui je n'arriverais pas à proposer quoi que ce soit qui prétende faire sourire ou même tout simplement intéresser. Que la fin du blog est là. Faute d'inspiration, faute de moral...

Voilà, vous voyez, rien que le bilan c'est un tel taff que je ne m'en serais pas sortie.

Les perspectives d'avenir je ne vous en parle même pas. Et puis, tout bien réfléchi, je les avais déjà proposées dans un texte où l'on évoquait les pieds de Colon Firth (aaaah, Colin), la meilleure pote de Julia Roberts et ma légère tendance à la mégalomanie. Si ça vous intéresse c'est .

 Enfin bref, non, finalement,  heureusement que j'ai raté le 100ème.

Et que je me réveille au 101ème. Ça m'épargne un sacré boulot.

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L'angoisse

Mère-ma-soeur, mes ennemies sont là, je le sais...
Je suis cernée, entourée, encerclée...

Elles sont partout...
Les mères tops....

Celles qui n'élèvent jamais la voix.

Celles qui sont au courant au jour le jour du programme fait à l'école.

Celles qui, en achetant leur appartement trois ans avant d'avoir leur premier enfant, ont réfléchi pour savoir quel était le collège de secteur.

Celles qui, pour occuper les enfants le dimanche après-midi pluvieux, sortent leur carton secret de matériels de travaux-manuels, au lieu de sortir la carte du loueur de DVD le plus proche.

Celles qui sont capables d'avoir un avis sur les méthodes de la maîtresse.

Celles qui visitent enchantées des expositions avec leurs enfants, lesquels y partent avec enthousiasme et ressortent emballés.

Celles dont les enfants sont capables de reconnaître à l'odeur l'origan et le romarin, et se régalent de choux-fleurs à la croque au sel.

Celles qui considèrent que leur devoir maternel ne se résume pas à lancer d'un ton détaché:
"Allez vous laver les dents"
mais accompagnent cette phrase d'une vérification de l'obéissance à l'ordre. Avec retour surveillé dans la salle d'ablutions si nécessaire.

Celles qui ne demandent pas  cinq minutes avant l'heure du coucher:
-    "Au fait, vous avez fait vos devoirs?"

Celle qui ont fait faire les apprentissages fondamentaux à leurs enfants (vélo sans roulettes, natation sans brassards) un an avant tout le monde et au bas mot deux ans avant moi.

Celles enfin et surtout qui croient que nous sommes semblables. Rendant en cela inconsciemment hommage à ma capacité de mimétisme et à ma grande hypocrisie.

En conséquence de quoi, celles qui, pour mon plus grand stress, sont ravies de me confier leur enfant afin qu'il joue avec les miens une après-midi de week-end.

Mes enregistreurs-répéteurs perso, plus connus sous le nom de Stasi-de-chez-moi , s'enrichissent alors d'une nouvelle recrue. Sur laquelle je n'ai aucun contrôle. Et lorsque le soir, une mère au grand sourire vient rechercher son enfant chéri, mes pensées les accompagnent longtemps en les voyant s'éloigner sur le trottoir. Pensées qui se résument facilement par cette incantation:

-    "Sainte patronne des mères-pas-top, faites qu'il ne raconte rien. Sainte  patronne des mères-pas-top, faites qu'il ne raconte rien!

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Voisins-voisines


Hors la grande ville, point de salut pour une mère-pas-top.

Son cauchemar absolu: une jolie maison isolée. Sans voisins.

Hier par exemple où ma fille était brûlante, comment aurais-je fait pour prendre sa température si je n'avais pu chercher le thermomètre chez la voisine?

Ne vous méprenez pas, je possède bien entendu un thermomètre médical. Acheté lorsque je préparais la venue au monde de mes premiers enfants et que j'étais encore pleine d'illusions sur moi-même. Ce thermomètre est présentement quelque part dans l'appartement, tout comme son frère lui même acquis un jour de énième recherche infructueuse du premier.
Ces deux instruments précieux sont actuellement rangés. En lieu sûr dans l'appartement. Le tout est de se souvenir du lieu sûr en question.

En tous cas pas dans le placard qui est supposée être leur rangement. Pas non plus sur l'étagère où il atterrit après avoir pris la température du petit. Pas plus sur le dessus de commode, lieu de dépose-rapide. Invisible également sur l'étagère-dépotoir en laquelle je fondais beaucoup d'espoir.  Sous les lits, dans le panier de linge sale, derrière le canapé, avec les chaussettes des enfants, rien de rien, j'ai vérifié.

Alors?

Alors à moins de déposer des thermomètres dans toutes les pièces de la maison accrochés aux poignées de porte, il est bien évident que sans voisine organisée qui retrouve son thermomètre dans les cinq secondes après ma demande, il m'est impossible de déterminer la fièvre de mon enfant.

En soi pas très gênant, point besoin d'instrument pour comprendre qu'elle a une fièvre de cheval. Mais c'est l'éventualité d'une visite chez le médecin qui me rend prudente.

Face à un homme de l'art, être juste capable d'indiquer:

-    "Mon enfant a de la fièvre", sans donner plus de précisions est toujours assez délicat.

Ces professionnels ont des questions indiscrètes:
-    "Combien? Depuis combien de temps? A-t-elle augmenté depuis son apparition?"

Qu'est-ce-que j'en sais moi, franchement...!

M'étant faite prendre en flagrant délit d'ignorance des détails de la fébrilité de ma progéniture, je prends désormais les devants et la température

Mais UNE voisine ce n'est pas suffisant. Il m'en faut une deuxième.

Car le paracétamol nécessaire pour faire tomber la fièvre, il va bien falloir aller le chercher quelque part. Or si je suis bien l'heureuse propriétaire d'une boite de sachet de paracétamol en poudre, boîte que j'ai retrouvée à sa place attitrée, il semble que je ne sois propriétaire QUE de la boîte. Sans paracétamol dedans. L'extérieur de cette boîte ne trahissant en rien sa parfaite inutilité, elle trône fièrement à la place d'honneur depuis sa dernière utilisation. Evidement cela éclaire d'un jour nouveau la recherche de thermomètre. Si la boîte, dont le destin visible était de finir à la poubelle, se retrouve si bien rangée, il est fort à parier....

Rajouter à la prochaine liste: "Acheter un thermomètre"

Grâce à ce petit exemple tiré d'une journée ordinaire, je pense que l'utilité des voisines est totalement démontrée. En grand nombre cela va sans dire, la parfaite éducation transmise par mes parents m'empêchant d'importuner deux fois la même personne. Je rajouterai qu'il est indispensable qu'elles ne communiquent pas entre elles, afin que ma couverture de "mère-qui-assure" ne soit pas mise à mal.

Or on le sait, dans nos campagnes, les rapports humains sont si chaleureux que la caissière du super-marché est un puits de sciences sur votre vie et la boulangère sert d'informateur à toute la commune.

C'est pour cela que tant que j'ai charge d'âme à la maison, pour que je puisse continuer à faire illusion le plus longtemps possible, l'anonymat de la grande ville m'est indispensable.

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Et si c'était vrai?

J'ai failli vous croire dites donc!

Vous avez été tellement gentils dans vos comms de vendredi, à me dire que finalement j'étais top, qu'à un moment j'en étais presque à me dire

-    "Et si c'était vrai?"

Même que ça me donnait déjà l'idée d'un best-seller à écrire que j'aurais ainsi intitulé. Comme ça  d'un coup. Juste grâce à ce titre qui m'est apparu tout bonnement génial.
Vous vous rendez compte du processus?
Je lis quelques comms extrêmement flatteurs, je commence à les croire, ça m'inspire, je prends ma plume et me voilà rédactrice d'un best-seller. Je deviens célèbre, les droits sont achetés par un producteur hollywoodien à gros cigare, mon rôle est tenu par Julia Roberts qui devient mon amie, je rencontre Colin (Firth, ai-je besoin de le préciser) par son intermédiaire, il tombe raide dingue de moi, et nous sommes heureux et avons beaucoup d'enfants!

Mouais.

Je vous sens sceptiques.

Sans vouloir me vexer, vous vous dites qu'il y a une phrase qui pose problème.

Je la retire donc cette phrase, et je la transforme.

Et je reprends:
"qui devient mon amie, je rencontre Colin (Firth, ai-je besoin de le préciser) par son intermédiaire, il tombe raide dingue de moi, et nous sommes heureux."
Point final.

Si je veux que Colin m'apporte mon petit dejeuner au lit sur les coups de dix heures du mat, avec une rose fraîche du jour dans un soliflore posé à côté des toasts grillés juste comme il faut, et en face, un jus d'orange tout juste pressées, il y a intérêt à zapper l'étape enfants.
Enfin je dis ça je dis rien hein.
Mais j'ai du mal à envisager la même scène avec enfants sans immédiatement visualiser le verre de jus d'orange renversé sur l'oreiller, les éclaboussures de café qui se sont échappées de la tasse quand ils ont sauté sur mes jambes et le toast qui se retrouve face contre drap après avoir effectué un salto arrière.

Sans oublier le petit détail qui change tout:  le réveil lumineux qui affiche 6 h48.

Voilà, tout ça pour dire que le miel de l'éloge doit être consommé avec modération. On finit par croire à la possibilité de tout et n'importe quoi.

Vendredi, en fin de journée, le problème commençait même à prendre des proportions assez angoissantes. À chaque fois qu'une personne m'adressait la parole je répondais "Yes darling red carpet" tellement j'étais dans mon trip hollywoodien.

Pour le bien de toute la famille, il me fallait rapidement revenir sur ma terre de non topitude.

J'ai été en cela bien aidée par mon naturel qui est revenu au galop: un petit coup de gueule par-ci, une pizza surgelée par là, et une surdité profonde et intermittente dès que les mots jeux, lecture ou bricolage furent prononcés.

A chaque nouveau faux pas, mon rêve s'éloignait un peu plus.

Mais vous savez quoi? Je crois que c'est mieux comme ça.

D'abord je ne supporte pas la fumée du cigare, et si ça se trouve Colin il pue des pieds.

Et puis sans mes enfants, je fais quoi moi?


L'illustration c'est Mark Ruffalo et Marc Levy pendant le tournage du film éponyme. Non parce qu'il y a des gens pour qui ce genre de scénarios marche. Trop fort!

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Bonne résolannée

Voilà, c'est le premier billet de l'année 2008 et non contente d'être en retard, je vais en plus faire preuve d'un manque flagrant d'originalité.

Mais il me faut l'écrire, car je vous souhaite vraiment une

BONNE ANNEE 2008


à vous tous et à vous toutes.
A vous qui venez lire ici tous les jours silencieusement mais fidèlement
A vous qui lisez et qui si gentiment, drôlement, pertinemment ou d'une manière émouvante faites vivre le blog grâce à vos comms.
A vous qui m'avez laissé des petits mots tout au long de ces 15 jours, petits mots que je parvenais à lire de temps en temps, au hasard de la rencontre avec un ordinateur connecté. Petits moments de plaisir personnels dans ces quinze jours très familiaux.

Alors à vous tous je vous souhaite une année la plus heureuse possible, remplie de petits bonheurs quotidiens. Jolis comme un pré rempli de fleurs des champs.

Voilà, et maintenant, en un mot comme en cent, continuons dans l'absence absolue d'originalité et parlons des bonnes résolutions.

Sauf que là, faut pas pousser mémère-pas-top dans les orties non plus, soyons sérieux, je n'en ai aucune.

Non parce que je tiens à signaler tout d'abord, que le concept de nouvelle année en plein milieu de l'hiver est tout à fait relatif quand on est une mère. Top ou pas top. Parce que l'année, comme chacun sait, elle démarre début Septembre pour se terminer avec les vacances d'été. Début Janvier, on est donc mathématiquement en début de deuxième tiers d'année.
Outre que ce terme évoque désagréablement les impôts, il prouve par ailleurs l'incohérence de se mettre soudain à prendre des résolutions de début d'année. Fussent-elles bonnes.
Sous prétexte d'année nouvelle,  faire la bise à tous ses amis, collègues, voisins, sans oublier le chien du voisin et le poisson rouge de la cousine, au risque de se refiler les milliards de germes qui profitent de la mauvaise saison pour se multiplier bien au chaud de nos voies rhino-laryngologiques, passe encore.
Mais en plus s'auto-flageller de nos manquements pour les transformer en bonnes résolutions, lesquelles par leur non-tenue nous donneront une nouvelle raison de nous auto-flageller dans quelques mois, là je dis stop.

Et conséquamment, j'aborde cette année sans aucune bonne résolution topitudesque.

Et puis honnêtement, si j'attendais le premier Janvier de chaque année pour me dire que là non vraiment j'exagère et qu'il faut que je fasse un effort envers mes enfants, il y aurait de quoi appeler la Ddass.

Je ne vais pas systématiquement attendre la nouvelle année pour me dire qu'il faut que je leur cuisine des choses plus équilibrées. Imaginez que cette soudaine prise de conscience me vienne début Fevrier après une semaine de repas vespéraux "pâtes-au-beurre", vous imaginez les dégâts si j'attends dix mois pour rectifier le tir? Je ne tiens pas à voir la photo de mes enfants dans les journaux médicaux sous le titre : "Seuls cas de scorbut recensés dans la classe moyenne européenne depuis un siècle et demi".

De même, je ne peux décemment pas attendre une date butoir pour prendre la résolution de cesser de rugir. Si après chacun de mes rugissements je ne prenais pas la résolution que, non vraiment, c'est trop la honte de ne pas se contrôler comme ça, désormais ma voix aura la douceur d'un chant d'oiseau et la caresse d'une brise d'été, si je ne la prenais pas cette résolution-là, mais je pourrais abuser de cette manière de m'exprimer! Déjà que..
Avec l'énorme risque de l'usure. Et de me retrouver un beau matin avec un rugissement inopérant.
Vous imaginez ma détresse? Je n'ai pas de solution de rechange. J'ai bien essayé le barrissement du phoque (ou de l'otarie, je ne sais pas très bien ils sont ensemble dans le zoo et j'ai toujours eu du mal à les distinguer). C'est un son très étonnant et fort peu mélodieux qui me fait toujours craindre que l'animal n'ait une bronchite mal soignée
A ma grande stupéfaction ce son m'est sorti  spontanément du gosier un jour de gros rhume et d'énorme colère.
Le résultat fut immédiat.
Mes enfants en ont pleuré de rire.
J'ai rayé à tout jamais le barrissement du phoque (ou de l'otarie) de ma panoplie.
Il est indispensable que mon rugissement continue à fonctionner dans les années à venir, et pour cela, ne point trop en abuser.

Quant à l'histoire du soir...
Oui, je pourrais (A-I-SSSS) prendre la résolution que, joliment et tendrement, une histoire, chaque soir, je leur conterais (A-I-SSS).
Afin de les préparer à un sommeil profond et réparateur (enfin c'est surtout pour moi que leur sommeil est réparateur avouons).
Là je dis : cessons l'hypocrisie. Et appelons un chat un chat. J'appellerai donc désormais l'histoire systématique du soir une corvée. A la nuance près que celle-ci est facultative. Corvée. Facultative... Comme un hiatus non?
Franchement, ça vous parait logique de se taper facultativement une corvée? Non? Ben moi non plus.
D'où histoire du soir rare. Mais qui dit rare dit précieuse. Petits moments volés par mes enfants à leur flemmasse de mère-pas-top. Plaisir de m'écouter lire.
Résumons : ma non-topitude me permet de transformer un banal rituel du soir en moment précieux. C'est-y-pas top?
Je ne vais pas aller prendre la folle résolution de changer cet état-de fait.

Enfin voilà, quelques petits exemples pour essayer de justifier mon absence totale d'engagement solennel premierjanviesque.
Il est possible que mon raisonnement ne soit pas des plus convaincants.
Je me le garde quand même.

Et petit conseil en passant mère-ma-soeur ou pas-mère-mais-ma-soeur-quand-même, réfléchis à deux fois avant de de prendre des bonnes résolutions.
Parce que ce concept appelle bilan.

Moi au moins, je m'évite cette étape délicate... 

PS : Bon allez si j'en prends une de bonne résolution: celle de mieux relire mes posts pour ne plus laisser toutes les fautes d'orthographe que je retrouve trop tard. Que ceux et celles que ces fautes gênent dans la lecture veuillent bien m'excuser.

 

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