mere-pas-top

Bon Pont

  Mère-ma-soeur, attache ta ceinture, nous traversons une zone de turbulences.

Certains les appellent des ponts, on peut même les voir comme des viaducs, en réalité toi et moi savons bien ce qu'il en est.

Ce sont des trous d'air tout simplement.
L'équivalent de ces très désagréables moment en aéronefs où tout en sachant que ce n'est pas grave, on ne désire quand même qu'une seule chose...
Que ça s'arrête!!!

Que s'arrêtent ces interrogations pleines d'entrain qui nous cueille dès 7 h38 le matin alors que seul un de nos deux yeux a accepté de s'ouvrir, juste le temps de visualiser la cafetière, le café et la tasse qui va avec.
-    "On fait quoi aujourd'hui?"

Et que s'arrête leur corrolaire
    -"Pfffff, c'est nul, nan j'veux pas"
alors qu'avec la mine réjouie d'une ménagère qui vient de tester une nouvelle lessive, nous leur proposons une activité dans l'organisation de laquelle nous avons investi un temps et une énergie tels, que même notre Président du temps où il était monté sur ressort n'a jamais eue.
-    "Attend ma chérie mais c'est une exposition-atelier de création de statue d'animaux en chocolat avec projection de photos et préparation d'un film, le tout dans un complexe sportif doté d'une piscine à vagues.
-    ""Pfffff, c'est nul, nan j'veux pas, j'veux rester à la maison"

Nous sommes donc en période de ponts, zones de turbulences dans l'organisation de la vie de la marmaille, qui nous voit nous creuser les méninges pour savoir comment les occuper un jeudi ou un lundi, et si on a pensé à racheter du beurre parce que demain et après-demain c'est fermé.

Mais finalement,j'espère que tu en profites bien mère-ma-soeur et que tu penses comme moi :
C'est quand même cool de pouvoir piquer un roupillon sur l'herbe au soleil un jeudi après-midi à une heure à laquelle on est encore censée travailler.

Même si la marmaille s'agite autour de nous.
Surtout, si la marmaille s'agite autour de nous et qu'on la sent à portée de bisous.

Bon Pont

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Soyons intelligents, dormons!

 

Mère-ma-soeur c'est terrible.

Tu sais à quel point sur ces pages nous défendons vaillamment l'image de la mère de famille (MDF pour les intimes).

Soutenant que, oui, elle peut le faire...

Elle peut être mode, et lorsqu'elle traîne dans les rayons, choisir ce jean à la coupe sympa et non celui à la coupe confort. Coupe confort consistant en une forme serrée aux chevilles, évasée aux cuisses, permettant de mettre à l'aise nos capitons généreusement fournis par Dame-nature pour assurer une grossesse en cas de diète.

Soit dit en passant, sympa de la part de la Nature d'avoir pris cette précaution, mais dans la classe moyenne française du 21ème siècle, cela paraît quelque peu superflu. Il serait temps que Mère-nature s'en aperçoive et fasse rapidement disparaître des réserves que nous ne sommes par prêtes d'utiliser si nous continuons à goûter avec un tel plaisir avec nos enfants.
Ce qui nous permettrait de ne plus avoir la tentation de remettre encore et toujours ce jean qu'on avait acheté un jour de déprime.

Car mère-ma-soeur, sais-tu que dans certaines contrées, ce jean confort est connu sous la détermination de "coupe-carotte"?
Ai-je besoin de continuer d'argumenter? Cette dénomination correspondant exactement au potentiel érotique de celle qui l'enfile, je ne saurais trop te déconseiller cet achat et porter ton dévolu sur un jean quelque peu plus fantaisistement coupé.

Bref, oui une MDF peut être sexy (attention, j'ai dit "peut", n'allez pas en tirer des conclusions hâtives sur mon potentiel bombesque).

Plus fort,
avec les amis qu'elle a invité à manger, elle peut boire un apéro sans les planter pendant une-demi heure pour lire une histoire au petit dernier.
Et prenant ce même apéro, elle peut ne pas parler de ses enfants. Au prix d'une volonté hors du commun sans doute, mais elle peut le faire.

Elle est en mesure de téléphoner sans laisser son interlocuteur soupçonner qu'elle est assiégée par une marmaille armée jusqu'aux dents de questions et sollicitations diverses et variées.

Elle est capable d'avoir une opinion pointue sur la politique. Incollable sur les goûts du plus haut représentant de l'état en matière de femme (grande brune, avec un prénom qui tient entre ces deux lettre C et A) et sur la manière systématique dudit grand chef et de son gouvernement de conduire une politique anti-sociale du plus bel effet.

(Pour ne pas paraître corporatiste, je ne parlerai pas sur ces pages de l'abolition de la carte famille nombreuse SNCF, qui va rendre le train encore moins concurrentiel que l'avion pour toute une catégorie de population dont je fais partie. Tout cela en contradiction totale avec les grands discours sarkozien sur l'environnement ou le pouvoir d'achat. Non non, je ne serai pas corporatiste, je n'en parlerai pas.)

J'abrège mère-ma-soeur, tu auras pu constater par toi-même à quel point ces modestes pages sont un lieu de combat citoyen pour relever la déplorable image de la MDF dans notre société.

Alors...
Alors!
Alors qu'avaient besoin ces chercheurs d'aller faire une étude sur le lien entre intelligence et sommeil? Et de prouver par tout une batterie de tests et d'expériences que moins on dort, plus on perd de neurones?

Comment vais-je pouvoir désormais argumenter que, bien que MDF, je ne suis pas neu-neu?

Avec toutes ces heures de sommeil à jamais perdues durant les années qui viennent de s'écouler, il est désormais scientifiquement prouvé que la neuneu-ïtude me guette!

Tout ça par leur faute!!

PS: Une profonde remise en question de la qualité de ces pages me pousse à réduire le rythme. Je viendrai seulement trois fois par semaine, lundi, mercredi et vendredi. Et si la qualité me laisse sceptique, je laisserai la charge de ce combat citoyen à d'autres mères blogueuses très talentueuses.

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Slightly Penibeul

 

Aujourd'hui c'est un jour de rediff. Le texte prévu n'est pas assez abouti et le temps me manque pour le retravailler.

Désolée pour celles et ceux qui ont déjà lu celui ci-dessous, et à demain pour un texte dont la fraîcheur ne sera comparable qu'à celle d'un poisson du jour qui débarque à la criée.

L'odeur en moins....

 

Il y a des jours, faut avouer qu'on regrette quand même un peu...
On maudit notre excellence, on se repend de notre perfection.

Et on se rend compte que l'incomparable éducation de notre descendance commence sérieusement à nous peser sur le coquillard.

Parce qu'il faut bien le dire, c'est humain, il y a des jours...

Des jours où il nous surprend à lire en mangeant.
Ou à nous curer le nez en lisant.
Voire tout cela à la fois (je sais c'est immonde mais c'est humain je vous dis).

-"T'as dit qu'on a pas le droit de lire en mangeant et en plus c'est que les cochons qui se curent le nez et en plus c'est idiot parce que les cochons ça a même pas un nez mais un groin et que..."

Là tout de suite comme ça, il ne vous fait pas penser à quelqu'un?

Ou alors il vient malencontreusement à passer devant la chaussette sale qui traîne dans le couloir et en voulant la rapporter dans notre chambre, il se rend compte que le bazar qui y règne rappelle très nettement les rayons des G*leries L*fayette au soir du premier jour des soldes, rayon vêtements femmes.

"T'as pas rangé ta chambre et toi tu me demandes toujours de ranger ma chambre parce que sinon on retrouve plus rien puis après tout est cassé et que toi tu veux pas racheter toujours des choses juste parce que j'y ai pas fait attention et en plus...."

Ça se confirme non, cette impression de l'avoir déjà vu quelque part?

Il est même capable de se souvenir que lorsque nous étiez dans la salle de bain ce matin il a distinctement entendu en parallèle le bruit de votre brosse à dents ET le bruit de l'eau qui coule...

- "T'as dit que fallait pas laisser couler l'eau, c'est du gaspillage et que si personne fait attention dans 20 ans  y aura plus d'eau sur Terre et que c'est pas bien de pas penser aux autres et de toutes façons..."

Là c'est bon, ça y est. Vous avez fait la relation?

Bon sang mais c'est bien sûr...

 Horreur, vous avez engendré Jiminy Cricket!

Himself.

Celui de Pinnocchio (revu et corrigé par Walt Disney, parce que je vous signale au passage qu'il n'existe pas dans la version originale. Vous pouvez vérifier dans Wikipedia si vous ne me croyez pas, ce blog ne fournit que des infos bétons je vous ferais dire)

Jiminy Cricket donc.

La voix de votre conscience;

Branchée en permanence.

Sans bouton on/off....

PS à l'attention de Chrystèle Igchrist et Maman-au-secours : Vos pseudos font systématiquement tomber vos comms dans la boite anti-spams. Et je les découvre tard en général. du coup j'y réponds totalement à contretemps.

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En vacances avec une mère-top (2)

Chapitre 2 : où l'on voit la mère pas top retomber en enfance


Rien de tel que les épreuves pour se connaître soi-même.

Le stage en topitude que fut ma cohabitation avec une mère-top relève de ce genre d'épreuve.
Evidemment, j'étais dans la catégorie "grand-débutant".

J'ai observé, fascinée, cette merveille de la nature ambulante, cette mère qui fait tout comme il faut.

Bien sûr, dès qu'il m'est apparu que j'étais en face d'un de ces specimens, avec le mauvais esprit qui me caractérise, j'ai redoublé d'attention dans l'observation de ses enfants.
Cherchant la preuve flagrante de leur mal-être... Une grande souffrance intérieure non exprimée, un vide dans le regard trahissant l'être qui a renoncé à toute joie en ce bas-monde, une hyper activité ne pouvant découler que de cette pression subie par ces frêles épaules.

Tout ça avec l'énorme espoir de pouvoir me dire en mon fort intérieur:

-    "Ben voilà, la preuve en est que vaut mieux être pas top"

Malheureusement pour la mauvaise foi de mon fort intérieur, il semble qu'on puisse être élevé par une mère parfaite et être un enfant charmant, spontanné, enthousiaste et bien élevé. Je l'ai vu de mes yeux vu. J'ai pris sur moi pour avaler cette nouvelle.

Cependant cette semaine ne fut pas inutile. Si l'on considère que se connaître un peu mieux soi-même est un progrès.

Pour bien comprendre, il faut préciser qu'en plus d'être top, cette mère avait le détail en plus, celui qui en général tue.
A savoir... la manie pédagogique!!!
L'envie brûlante et permanente de faire partager à  l'entourage le fruit de son savoir et de son expérience quand il apparaît d'évidence que ledit savoir manque cruellement à cet entourage.

Pour ce faire, elle a trouvé en mes enfants des alliés de poids, des traîtres de la pire espèce.
Qui non contents de refuser absolument de goûter à ma colle à papier peint fraîchement régurgitée par le cochon de la ferme d'à côté dont je parlais hier, ont trouvé le moyen de s'écorcher pendant qu'on faisait les courses (non je n'avais pas de mini trousse de secours dans mon sac à main contrairement à elle), de se faire une méchante bosse contre le frigidaire (qui ne contenait pas de sac à glace à mettre sur une bosse pour la faire dégonfler contrairement à son frigo à elle), et de tousser comme des perdus alors que je n'avais pas de spray nasal (qui comme elle me l'a bien expliqué avec explications anatomiques à la clé, est la seule solution qui marche pour enrayer la toux).

Bref, mes enfants lui ont permis de déployer tous ses talents et de m'octroyer le petit cours ad-hoc systématique censé me faire progresser sur la voie de l'excellence maternelle.

Et c'est que je me suis sentie tout d'un coup retomber en enfance. C'est que j'ai ressenti une fraternité très forte à l'encontre de mes enfants lorsqu'ils m'entendent pour la n-ième fois râler.

Oui c'est que j'ai compris d'où ma progéniture tenait cet air stupide, ce front bas et cette mine butée qui la caractérise quand je parle de ranger la chambre.

Elle la tient de moi tout simplement...
Car j'ai fini par opposer à ce déluge de conseils le même  font bas, le même air stupide et buté. Air qui n'était pas apparu sur ma face depuis deux ou trois décennies.

Un vrai coup de jeune sur mon visage! Moins cher que le lifting, moins dangereux que le botox, je ne saurais trop vous conseiller la recette!

Et en toute amitié, je peux vous envoyer sa prochaine destination de vacances si vous voulez tester par vous-même...

PS1: Le calcul mental demandé à chaque personne désirant laisser un comm est juste l'antispam de Mabulle, plate forme qui héberge ce blog. Vous pensez bien que je n'y suis pour rien, daube que je suis face à tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à la programmation. Ceci dit, je le trouve plutôt sympa comme forme d'anti-spam.

PS2: Promis, demain j'arrête avec mes vacances.

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Température ressentie

  Le problème est simple et se résume en une question : comment créer une cohabitation harmonieuse avec ma marmaille, alors que d'apparence, elle est moi, nous ne vivons pas sous les mêmes latitudes?

Comment les vêtir d'une manière sensée, leur permettant d'affronter les rigueurs de l'hiver, alors que nos corps ne sont pas branchés sur le même thermomètre?

Le mien est bloqué sur la position Nord des Pays-Bas, ou quelque chose comme ça, le leur doit se ballader du côté des Antilles.

Alors forcément quand on se rencontre dans l'appartement il y en a une qui caille pour les autres.

Devinez qui?

Croiser un estivant pied-nus et dont le tee-shirt flotte sur le corps menu ne contenant aucun gramme de graisse isolante (contrairement au mien), alors qu'on est soi-même équipé pour effectuer une expédition dans le grand Nord Canadien, vous avouerez que ça fait un choc. Frigorifique le choc.
Et pour comprendre toute l'amplitude de ce choc, il semble important de souligner une évidence : dans mon appartement, quand je croise une personne de petite taille, celle-ci est quasi systématiquement la chair de ma chair.

Et quand la chair de ma chair est très légèrement vêtue, c'est ma chair à moi qui se les pèle!!!

Je sais, c'est psychologique mais je me les pèle quand même.

Je n'ai alors qu'une envie : aller me faire un bon thé chaud qui me réchauffera le corps et l'âme.
Rectification: je n'ai alors qu'une envie : lui rajouter quelques couches de laine polaire sur le dos.
Mais là même pas en rêve. Le niet est définitif. Normal : a-t-on jamais vu personne se balader avec deux polaire sur le dos sur une plage des Caraïbes en plein midi? Elle trouve ma demande complètement incongrue et d'un ridicule fini.

Refus catégorique donc. Pas de pull

D'où le thé. Pour me réchauffer moi.

Il m'arrive alors, dans un élan maternel inhabituel et avec le secret espoir de la réchauffer à l'insu de son plein gré, de proposer un lait chaud à mon enfant qui m'a suivie dans la cuisine.

-    "Oui je veux bien du lait, mais tu ne le fais pas chauffer s'il te plaît"

Résultat : je me caillais à la voir se ballader en tenue de plage, je me gèle à la regarder avaler son lait frais à point. Prête à s'éventer au moindre coup de chaleur.

Alors bien sûr: autorité maternelle... bla bla bla... imposer sa volonté quand celle-ci est pour le bien de son enfant.. bla bla bla... je suis l'adulte c'est moi qui sait mieux ce qu'il faut bla bla bla...

Oui. C'est sûr.
Mais honnêtement, il ne fait pas froid dans l'appart.
J'ai froid, nuance...

Mais purée, elle ne pourrait pas SE rajouter un pull et des chaussettes pour ME réchauffer?!

Aucune pitié de sa pôv'vieille mère. Si c'est pas malheureux...

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Santé de fer

  La nature, on le sait, est déloyale.

Outre le fait qu'elle ne m'a pas faite naître avec le QI de Sharon Stone et le physique de Penelope Cruz (ni l'inverse d'ailleurs), elle s'amuse à faire venir au monde des enfants à la santé fragile et des enfants à la santé de fer. Dans la même fratrie.

Ce qui est profondément injuste

Surtout pour celui qui a une santé de fer.
Parce qu'il va passer toute son enfance à essayer de convaincre qu'il est malade. Sa mère-pas-top. Or d'une manière arbitraire et avec une légèreté bien inconséquente, ladite mère après lui avoir posé une main négligente sur le front répondra assez systématiquement:

-    "Si tu ne te sens pas bien va t'allonger, comme ça tu seras en forme demain, pour l'école"

L'école demain? Mais il en est hors de question! Il tient à peine sur ses jambes et souffre de si nombreuses pathologies...

-    "Mais j'ai très mal quand j'appuie là".
-    "Ben n'appuie pas".

-    "Mais j'ai très mal au ventre depuis tout à l'heure".
-    "Ben va aux toilettes".

-    "Et puis j'ai très mal à la gorge"
-    "Ça a commencé après le goûter alors, parce que je n'ai pas eu l'impression que tu avais du mal à déglutir ton pain et ton chocolat".

-    "Mais à l'école j'ai beaucoup toussé"
-    "...?"
-    "Keuf keuf"
-    "....?"
    -"Non mais vraiment toussé, pas comme là"
-    "Bon ben tu m'appelles quand ça recommence. En attendant si tu ne te sens pas bien va t'allonger. Comme ça tu seras en forme demain pour l'école".

Oui
régulièrement, le pauvre enfant à la santé de fer va investir une quantité d'énergie faramineuse pour convaincre sa mère de son état en total délabrement. Sans ne l'émouvoir en rien.

Alors que dans la même soirée, cette mère sera soudain prise d'une frénésie médicale hors du commun, allant quémander un thermomètre chez la voisine du dessus, du paracétamol chez celle du dessous, faisant des fouilles archéologiques dans l'étagère vaguement à pharmacie pour retrouver le sirop qui avait si bien marché la dernière fois, et attendant le verdict du mercure (ou du bip-bip, mais ça sonne moins scientifique) d'un air inquiet.

Tout ça pour une petite soeur qui n'avait même pas mal puisqu'elle ne se plaignait de rien.

Profondément injuste.

L'enfant à la santé de fer rumine son absolu sentiment d'abandon. Lui qui en est à la dernière extrémité. Laquelle extrémité, soit dit en passant, s'éloigne au fur et à mesure qu'il chahute avec ses autres frères et soeurs restés valides. Ou qu'il entreprend de battre son record d'équilibre dans la position dite "du poirier".

Oui, comme la nature, la mère-pas-top est profondément injuste. Couvant de toute son attention cette frêle enfant rentrée de l'école et ayant toussé en tout et pour tout une fois.

C'est que la mère sait.

Elle sait d'expérience que si cette toux n'est pas enrayée dans les premières heures, elle s'en prend pour trois nuits blanches d'affilée, deux jours "enfant malade" au boulot, une heure d'attente dans la salle d'attente du pédiatre le lendemain soir. Sans oublier le mensonge éhonté à débiter yeux dans les yeux le troisième jour, avec tout l'art d'un Daniel Day-Levis pour assurer à la maîtresse que "Oui vraiment elle va beaucoup mieux, la fièvre a totalement disparu". (Depuis une heure, moment de la dernière prise de paracétamol).

Alors au risque de créer une profonde névrose chez son enfant à la santé de fer, qui se croit des raisons pour être mal aimé, la mère prendra toujours plus au sérieux la légère toux de son enfant fragile que l'air mourant  et l'oeil de cocker de son enfant à la santé de fer.

Ne me critique pas mère ma soeur, profite de l'aubaine: cette névrose fera la fortune de son futur psychanalyste plus tard. Engage immédiatement ta progéniture à choisir cette voie professionnelle et la voilà pourvue d'un revenu régulier.

Sur lesquels je prendrai 10 % d'ailleurs. Normal, c'est quand même grâce à moi que ta marmaille pourra vivre fastueusement!

PS : Le site maximomes, spécialisé dans les familles nombreuses (tout un programme) m'a gentiment sélectionnée pour me référencer dans les blogs qu'ils aiment. Me voilà toute honorée!

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Dix ans après

 

 

Pouick  m'a aimablement entraînée dans une chaîne.
Procrastrinatrice comme je suis, ça fait un bout de temps, mais voilà,un jour ou l'autre je fais les choses

Posons les faits, le thème de cette chaîne c'est "Dans 10 ans".

On me demande comment je me vois dans dix ans?

Et bien absolument identique à aujourd'hui, portant toujours belle mes 28 ans, pourquoi?

Question suivante.

Ah oui, non j'oubliais...
Je suis mère d'ados.

Mes enfants ados, ce qui change c'est évidemment la bannière de ce blog. (Eh oui, je compte bien m'accrocher au blog comme la moule à son rocher tiens!)

Comme l'avait suggéré SophieL.L il y a quelques mois: cette bannière se compose désormais de pieds qui puent, pointures de 38 à 44.

A part ça dans dix ans comme aujourd'hui, le soir je leur dirai bonne nuit. Seule nuance, ce ne sera plus eux, mais moi qui me irais me coucher après le baiser du soir...

Dans dix ans comme aujourd'hui je rugirai que bord* de m* je ne suis pas la bonne. Sauf que rapport aux écouteurs greffés dans leurs oreilles, ils s'en tamponneront allègrement le coquillard. Mais dans dix ans comme aujourd'hui, après avoir rugi, j'aurai ce petit air niais de la personne qui vient de se soulager et qui promène un regard béat sur ce qui l'entoure.

Dans dix ans comme aujourd'hui, je me poserai des questions sur comment aborder le sujet de la sexualité. Mais cette fois-ci ce sera de leur sexualité dont il faudra parler. Va falloir que je travaille mes rapports à la pudeur d'ici là...

Dans dix ans, comme aujourd'hui, on se fera des festins de granolas. Sauf qu'ils auront fait des progrès en arithmétique et qu'ils sauront qu'un paquet de biscuits divisé par le nombre d'individus présents dans l'appart , ça ne fait pas 1 gâteau pour chacun d'entre eux et le reste pour moi. D'où âpres négociations, calculs d'apothicaire et partage du dernier Granola par un découpage millimétrique.

Dans dix ans comme aujourd'hui je serai cernée de mères-top qui savent tout sur les dérogations pour les meilleurs lycées ou prépas, et sur les éditions de compléments de manuels scolaires. Pendant qu'éventuellement je serai à la recherche d'un maître d'apprentissage compatissant et prêt à faire un effort pour admettre un échantillon de ma marmaille, dont le génie n'aura pas été reconnu par les nombreux professeurs qui l'auront vu passer. 

Enfin et surtout, dans dix ans je pourrai enfin réaliser mon rêve. Tenant en cela une promesse jamais oubliée faite à moi-même alors qu'ils étaient encore bébés.
Je me réveillerai le dimanche matin vers 7 heures (sans doute quelque problème de prostate m'enjoindra un petit pipi matinal. Oui oui, même une belle plante de 28 ans peut avoir des problèmes de prostate, je vous signale!).

Et pour les remercier de ces années  continues sans aucune nuit complète et avec disparition absolue de mes grasses matinées dans la stratosphère intergalactique, je me présenterai dans leur chambre sur les coups de 7 h 12 (ben oui, quand on a des problèmes de prostate, le pipi ça peut durer longtemps), et je chanterai à tue-tête. Des tubes de ma folle jeunesse. En y rajoutant des "badous-badous" et autres "leinheinhein" qui rythment l'affaire.  Toujours à tue-tête. Jusqu'à les avoir réveillés, mais vraiment réveillés hein. Pas juste un grmourf qui sort de sous la couette.  Et lorsque leur tête ébourriffée jaillira enfin de sous l'oreiller, j'irai me recoucher pour de longues heures. Comme eux d'ailleurs, je ne me fais pas d'illusion.

Mais Boun Diou, je l'aurai fait.

En attendant, et pour être prête le moment venu, je fais mes vocalises tous les matins sous la douche.  Et c'est drôle, comme s'ils avaient une prescience de ce qui les attend, bien souvent je les entends derrière la porte:

-    "Pitié, arrête maman s'il te plaît, c'est moche".

Ces petites bêtes, leur instinct ne les trompe pas...

Niark niark...


Une chaîne c'est fait pour enchaîner, je refile donc le bébé (je garde l'eau du bain pour me relaxer) à FyfePrincessevarda  et Aurélie/Brasse Brouillon . En même temps c'est comme vous voulez les filles, je n'oblige personne. Moi j'ai fait mon devoir bloguesque

PS: Fyfe, désolée pour l'arbre de Noël de décembre, vu le temps qu'il me faut pour enchainer, je me voyais mal raconter mon plus beau Noël le 22 janvier.

PS de l'après-midi :Pour tout ceux qui doutent, soit de mes connaissances en anatomie, soit de mon genre, je vous rassure: a piori je ne pense pas qu'on trouve de prostate sous le gras qui me sert de ventre.
 

 

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MèreS pas topS

  

Je suis un peu déçue

En ouvrant ce blog je me croyais une certaine légitimité pour le faire, eu égard aux nombreux manquements que je décelais quotidiennement dans mes occupations maternelles.

J'avais un regard naïf et plein d'envie sur mes soeurs de galère mère-de-famille, et en mon fort intérieur résonnait régulièrement ce cri:

-    "Mais comment font les zoooootres?"

Pour suivre la scolarité de leur progéniture sans voir arriver à la maison les photocopies-circulaires distribuées par la maîtresse, sur lesquelles, touchante attention à moi seule destinée, est ajouté un petit mot manuscrit qui me rappelle mon dernier manquement en date (signature du contrôle, oubli du rendez-vous....)?

Pour les faire obéir sans immédiatement ressembler à Cruella des 101 dalmatiens?

Pour que les séances travaux manuels à la maison dépassent l'atelier dessin avec un stylo bille, seul effort consenti pour laisser s'épanouir la créativité de ma marmaille?

Pour accompagner dans le cabinet du médecin un enfant, sans répondre "Aucune idée" à trois question sur quatre. La quatrième étant :"Date de naissance de l'enfant?"?

Pour éduquer leur cinq sens de façon à ce que, à l'odeur, ils sachent différencier si le plat contient de l'estragon ou du coriandre? Et non pas uniquement de façon à ce que, à la vue du paquet, ils sachent différencier si les pâtes sont au gruyère ou au parmesan râpé.

Pour leur apprendre à ranger leur chambre sans utiliser la technique connue en psychiatrie sous le nom de Hysterica Rangementa la Porcheria?

Oui vraiment, je suis un peu déçue, et très honteuse de mon arrogance.

D'avoir eu la présomption de croire que j'étais différente des autres.

Parce que dites-donc, d'évidence, vos comms à l'appui, ma pathologie est très répandue!
Et comme qui dirait que finalement, va falloir que je rajoute un S au nom de ce blog.

PS: Mais vous savez quoi? Grâce à tous ces témoignages, je suis chaque jour un peu plus heureuse d'avoir ouvert ce blog.
Merci
.


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Auto-censure


 Mère-pas-top, mère-pas-top...., holà c'est vite dit.

Il semble au contraire que j'ai donné un sens moral hors du commun à ma fille. Ne serait-il attesté que par l'exemple qui suit, il me paraît suffisamment probant.

Comme bon nombre de personnes en général et d'enfants en particulier, elle est fascinée par la mort. A son âge elle a dépassé les questions existentielles qui peuvent se résumer par LA question que nous nous posons tous, laquelle est à peu près:

-    " A quoi ça ressemble l'endroit où les mort vivent?"

Cette question, elle la laisse aux petits de la famille. Lesquels, très régulièrement, travaillés par le sujet, me redemandent approximativement la date de ma mort, celle de leur père ainsi qu'un petit topo sur la durée de vie probable de tous mes proches.

Non, elle, son truc, c'est plutôt le decorum. Tout le cérémonial autour de la mort. Ça l'intrigue, voire même ça l'attire. Petit côté morbide que tout un chacun a expérimenté au moins une fois dans sa vie.
Euh, enfin moi en tous cas. Ce penchant pas très élégant qui nous donne envie de savoir à quoi ça ressemble EN VRAI. La mort des autres hein bien sûr et à la condition expresse que ces autres nous soient de parfaits inconnus cela va sans dire.

Or pas de bol pour elle, pas le moindre macchabée dans ses parages. Année après année, la vie nous gâte et aucun être cher ne disparaît.
Elle fonde bien sûr de gros espoirs sur les personnes les plus âgées de notre entourage, mais notre optimisme l'angoisse légèrement:

-    "Tu sais ma chérie, certaines personnes vivent jusqu'à 110 ans, voire plus."

Cela ne la rassure pas du tout. A ce rythme-là, elle sera adulte lorsqu'elle aura enfin le privilège d'assister à son premier enterrement.
A-DUL-TE?
Mais elle sera morte de vieillesse avant!

À l'occasion de l'un de ses questionnements récurrents sur le sujet, il lui apparut récemment que pourtant, comme dans toute famille au sens large, certaines personnes nous avaient déjà quittées.

Petite info qui tombe négligemment dans son oreille. Une mort survenue avant sa naissance, pour un enfant, c'est aussi parlant que la disparition de Claude François ou Daniel Balavoine pour un amateur de Jennifer ou Christophe Willem. A ranger dans le rayon pre-histoire.
Sauf que, grâce à quelques engrenages neuronaux particulièrement efficaces, elle s'est rendu compte que l'un de ces tristes événements familiaux, extrêmement douloureux pour nous à l'époque, elle ne l'avait raté que de quelques mois.

J'ai alors clairement vu dans ses yeux une pensée se former, j'ai clairement vu sa poitrine se gonfler pour l'exprimer, j'ai clairement senti ses lèvres se préparer à formuler cette pensée, et j'ai clairement compris que brutalement elle s'auto-censurait.

Oui, spontanément et sans aucune intervention parentale, elle n'a osé prononcer la phrase qu'elle pensait si fort:

Laquelle était,  j'en suis sûre et je l'affirme:

-    "Ah ben zut, dommage pas de bol, un peu plus et j'aurais pu le voir mourir."

Si c'est pas du sens moral ça! Ma chérie, que je suis fière de moi...

PS: Si vous n'avez pas vu le film "Jeux Interdits" (oui, celui de la musique et aussi de l'illustration ci-dessus), vous devez absolument réparer cette erreur. Il est merveilleux de finesse, de tendresse et de poésie. Il traite de la vision de la mort par les enfants, sans jamais être larmoyant.
Et puis un des seuls films AVEC enfant où les enfants-acteurs ne m'horripilent pas de cabotinage. Comme quoi tout existe...
Je ne vous cache pas que ce film n'est pas de la première jeunesse. On va dire que je fais de la critique ciné version cinémathèque.


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Holidays


Je sens que je ne vais pas oser.
Très légèrement peur que la révélation que j'ai à vous faire n'induise un profond sentiment de rejet à mon égard...

Et je ne vais pas oser vous dire que les vacances,euh...
Je m'interroge...
Est-ce-vraiment le bonheur?

Je pourrais me faire lyncher, moi qui suis à la tête de 14 semaines de vacances par an, avec la possibilité de me dépayser un peu.

Néanmoins j'ai quelques arguments...
Peut-être est-ce plus simple que chacun se fasse une opinion par lui-même? Pour ce faire, je présenterai ma démonstration de manière simple, sous forme d'exemples.
A gauche du tableau nous avons Madame Quidam en vacances. Heureuse, béate détendue. En vacances quoi.
A droite du tableau nous avons Madame mère-pas-top. Sentiments indéfinis sur le visage.

Comptons les points "bien-être"

En les mettant les en situation.

Madame Quidam:
Les doigts de pieds couverts de sable, un roman passionnant, le bruit des vagues, le soleil qui chauffe son corps bronzé à travers le parasol, la gentille brise bienvenue qui combat la trop grande chaleur...
La détente toute entière de son corps qui lézarde...

Madame Mère-pas-top:
Les doigts de pieds couverts de sable, un roman passionnant, le bruit des vagues, le soleil qui chauffe son corps bronzé à travers le parasol, la gentille brise bienvenue qui combat la trop grande chaleur...
... Avec en bonus....
Un petit corps glacé et mouillé qui se jette soudain joyeusement sur elle.
Aaarrggh

Madame Quidam one poïnnt... - Mère-pas-top ziwo poïnnt...

Il me semble cependant percevoir dans l'assistance quelques mouvements de scepticisme. Je sens que cette démonstration n'a pas convaincue. Sous le fallacieux prétexte que je serais de mauvaise foi vu que ce sont les vacances de Noël qui démarrrent. Et que ce genre de scène est assez peu fréquente sous nos contrées en cette période.

Objection retenue, nous allons prendre un autre exemple:
Dehors le froid et la bise (oui, c'est mieux pour l'ambiance) qui souffle aux fenêtres, le retour d'un promenade qui a mis le chaud au coeur et le froid au corps.
Madame Quidam se défait de ses  couches successives et profite de la douce chaleur de son foyer. Se prépare une boisson chaude.
Se love dans un fauteuil, sous un plaid, un roman à la main, de la musique dans les oreilles.

Madame Mère-pas-top, avec la même bise et le même froid. Comme Madame Quidam, commence à se défaire des couches successives. Très incomplètement puisqu'elle est demandée pour une fermeture récalcitrante. Puis pour tirer des chaussures trop serrées à cause des deux paire de chaussettes. Puis pour retirer les gants. Défaire le tortillon d'une écharpe. Porter le petit dernier en urgence sur le siège des toilettes.
Tout ça avec son équipement prévu pour les -10°C actuellement mesurés à l'extérieur.
Rouge et transpirante, elle trouve la chaleur de son foyer insupportable.

Madame Quidam two points... - Mère-pas-top ziwo point...

Néanmoins le moment de la boisson chaude lovée dans le fauteuil sous un plaid,  bouquinage  à gogo, est envisageable
Sans le plaid qu'on lui a piqué pour faire une cabane.
Il reste la boisson chaude et le roman.
Dont une petite main anonyme a perdu la page.
Il reste la boisson chaude.
Qu'un petit corps qui se jette sur elle en tentant d'échapper à ses soeurs lui fait renverser au deux-tiers sur ses genoux.
Aaaaaaïïïe

Madame Quidam three points - Mère-pas-top: ziwo point

L'assistance de salariées à 5 semaines de vacances par an reste cependant difficile à convaincre, je le sens.
Il me faut donc frapper un grand coup. Et aborder le problème universel des grasse matinées.

Premier jour: Madame Quidam ouvre un oeil à 9 h42. S'étire, remonte la couette.  Un instant d'éternité dans le bien-être:  premier matin de vacances...
Premier jour: Mère-pas-top ouvre un oeil à 7 h36. Aidée en cela par une petite voix qui la questionne:
-       "Tu dors?"
Se traîne dans la cuisine aider à la préparation des petits-dej, un oeil ouvert, l'autre encore fermé...

Madame Quidam four points - Mère-pas-top: ziro point

Deuxième jour : Madame Quidam... mais ai-je besoin de continuer?

Vous avez bien compris, à la fin Mère-pas-top aura engrangé autant de points "bien être" qu'un concurrent de Malte au concours de l'Eurovision.  
D'où son expression indéfinie quand on lui parle vacances...
D'autant plus que je suis pudiquement passée sur la préparation des deux repas par jour, le linge, le minimum syndical de ménage etc etc...

Une mère-pas-top en vacances, comment dire, ce qui la dépayse le plus c'est d'avoir changé d'évier...

Allez, d'accord salariés-à-5-semaines-mes-amis, j'en rajoute un peu...

Ce soir c'est les vacances. Et c'est quand même le bonheur.
Je me réjouis pour eux.

Et puis quand je me lève à 7h36 pour dire la vérité, je frôle la grasse mat...


Et...

 BONNES VACANCES ET BONNES FÊTES A TOUS... 

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