mere-pas-top

Testons

 

 

Mère-ma-soeur qui me lit depuis un petit moment, je sens qu'un léger doute te taraude. Finalement, malgré toutes tes perfections, il semble que tu te reconnaisses dans quelques petites attitudes décrites sur ce blog et qui ne sont pas des plus recommandables.

Tu t'interroges avec angoisse:

-    "Saperlipopette et ventrebleu (oui depuis ton entrée en maternitude et pour cause de risque de transmission orale , tu fais attention à ton langage), saperlipopette et ventrebleu disais-je donc, rentrerais (A-I-S)-je dans la catégorie des pas-tops???

Alors je me suis dit qu'il fallait en avoir le coeur net.


Pour cela pas de doute, il est temps que je prenne modèle sur un magazine féminin de base et que j'introduise le article de référence. Celui sans lequel aucun magazine ne vaut la peine qu'on se tape la moitié de son poids en pub dans notre sac.

Je ne vais pas te faire le coup de l'astro. Cela dépasse mes compétences. Ecrire des article dans lequel n'importe qui peut se reconnaître tout en laissant croire que seul le signe traité est concerné, c'est tout un art.

Non aujourd'hui sur ce blog quelque chose de plus simple :  le test:

"Etes-vous une mère-pas-top?"

A toi de jouer, c'est parti:

1 - Lorsque tes enfants rentrent de l'école où ils ont mangé à midi et où ils ont éventuellement participé à la garderie du soir, tu leur râles dessus dans les:
a/  2 heures?
b/  2 minutes?
c/  Non non avec l'ipod dans les oreilles c'est bon, je tiens la soirée sans râler ?

2- Ta minute de reflexion face à ton frigidaire et congélateurs, bourrés de poissons même pas panés, de brocolis et de poireaux pre-tranchés, elle se termine:
a/  en empoignant ton cuit-vapeur?
b/ en empoignant un enfant pour taper sur l'autre : "Et maintenant vous allez chahuter ailleurs pendant que je réfléchis!"?
c/  en empoignant ton téléphone pour appeler le livreur de pizzas?

3 - Quand ton enfant arrive en pleurant vers toi parce qu'il vient de se faire mal ton premier réflexe est:
-a/ de sortir ton tube arnica qui-ne-te-quitte-jamais?
b/ de souffler sur la blessure sanguinolente en disant "c'est rien mon chéri ça va passer?"
c/ de lui hurler dessus : "Mais c'est pas possible d'être aussi stupide mon pauvre ami et de lâcher les deux mains pour rattraper la casquette qui s'envole alors que tu es en train de te balancer à fond la caisse"

4 - Selon toi l'appareil electro-ménager meilleur ami de la mère de famille est:
a/ le fer à repasser? (non en fait tu n'as pas le droit de choisir cette réponse, c'est interdit par le règlement très strict de ce blog).
b/ les CDs de contes qui permettent de zapper l'histoire du soir sans une once de mauvaise conscience?
c/ tant qu'on n'aura pas inventé le robot épluche-patate / concepteur de menu équilibré ET enfant-compatible / lecteur du soir /  atelier de travaux manuels (avec matériel fourni) / joueur de jeu de société et répétiteur de devoirs, non franchement j'vois pas.

5 - L'ennemie intime de la mère de famille c'est
a/ la mère dont les enfants charmants, bien élevés, toujours enthousiastes réussissent tout brillamment et avec le sourire?
b/ la mère dont les enfants charmants, bien élevés, toujours enthousiastes réussissent tout brillamment et avec le sourire?
c/ la mère dont les enfants charmants, bien élevés, toujours enthousiastes réussissent tout brillamment et avec le sourire?
(Oui pour cette question ce blog démocratique se permet de suggérer une réponse, ceci dit, comme dans toute démocratie le vote est libre).

Résultats
Si tu as une majorité de a/ (avec abstention à la question 5) :
Dis-moi la vérité ne me cache rien:  tu viens d'arriver sur ce blog suite à une erreur d'aiguillage dans gougueule?

Si tu as une majorité de b/ :
En bonne voie de non-topitude, mais il y a encore du boulot.

Si tu as une majorité de c/ :
Tu t'appellerais pas Claire et t'aurais pas un blog par hasard?

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Maternitude attitude


 Le problème quand on est mère, c'est qu'on développe une maternitude attitude qui a tendance à se répandre d'une manière totalement involontaire.

Pas top ou pas, je reconnais que depuis ce fameux jour qui me vit quitter à tout jamais mon statut de  nullipare, j'ai développé une certaine capacité à me poser des questions plus vite que mon ombre : 

-    Sont-ils assez couverts?
-    N'ont-ils pas trop chaud?
-    Ont-ils assez mangé?
-     Dois-je rajouter un semblant de légumes dans mes n-ièmes pâtes de la semaine afin d'espérer qu'ils aient leur contant de vitamines et autres fibres?
-     Reste-t-il du beurre dans le frigo?
-     Est-ce grave si ça fait x semaines que je n'ai pas changé leur literie?
Etc etc...

Jusque là, ça va, mes questionnements, bien que redondants et porteurs potentiels de culpabilité, ne paraissent pas pathologiques.
Je peux m'en ouvrir à tout un chacun sans craindre de réactions d'opprobre.
A la condition bien sûr de suivre la petite précaution qui consiste à ne pas mettre de chiffres pour remplacer n et x dans les questions 4 et 6, ou bien à mentir éhontément.

Non, mon réél problème c'est que ce genre de question et de sollicitude a tendance à s'étaler, à se répandre, et à se retrouver avec un tout autre sujet.
Le père par exemple.

Ouh là, alors là, on arrête tout de suite, je ne suis pas sa mère, je ne veux en aucun cas en être une copie. Vu l'original , si on me dit que je lui ressemble on se reçoit ma main dans la tronche, et encore c'est parce que je suis pacifiste.
 A un adulte, je dis
-    "Il va pleuvoir."
A un enfant je dis
-    "Il va pleuvoir, pense à prendre ton manteau imperméable"

Si Monsieur-pas-top revient aussi mouillé qu'une housse de couette dont le cycle de lavage s'est interrompu avant l'essorage, parce qu'il n'a pas su capter la fine allusion à l'utilité éventuelle d'un imper contenue dans la phrase "il va pleuvoir", ben,... comment dire, qu'y puis-je?. (Toute ressemblance avec des évènements existants n'est ni fortuite ni due au hasard).  

Bon: le père, ma maternitude attitude et moi, c'est à peu près clair (sans jeu de mot) : pas de ça entre nous!

Le problème, c'est que dans l'appart, outre la marmaille et  leur père, il y a d'autres êtres vivants.

Le hamster par exemple.

Ben oui, j'avoue, cette bestiole acquise de haute lutte par la marmaille, à mon corps quasi-défendant, je ne peux m'empêcher de me poser les mêmes questions que celles énumérées ci-dessus.
A quelques nuances près évidemment. Ne m'étant jamais encore lancée dans la réalisation de toasts beurrés pour cette petite bête, je me contente de me demander si j'ai pensé à lui racheter des graines (on dit comme ça?), et de la paille pour le fond de sa cage.

Et quand (même sous la torture vous ne m'arracherez pas l'aveu de la fréquence), je change enfin sa cage, c'est bien simple, j'en suis aussi heureuse que je venais de lui refaire tous les lits de la maisonnée avec des draps tout frais séchés au soleil au dessus d'un jardin plein de fleurs sauvage.
Et je le regarde d'un oeil attendri vaquer à ses occupations dans sa paille toute propre. Vaguement déçue cependant qu'il n'ait pas la présence d'esprit de me faire un petit merci en agitant les oreilles ou la queue.
L'ingratitude de ces bestioles, c'est incroyable...

Mais mère-ma-soeur, si seulement ça s'arrêtait là....

J'ai commencé, je me dois d'aller au bout de mon aveu...

En sus de la marmaille, de leur père et du hamster, il y a aussi...

Elles...
Les plantes vertes...

Pour lesquelles je sens ma maternitude attitude revenir au galop quand je les observe de trop près et que je constate que trois semaines sans arrosage, ya pas à dire, c'est sévère comme régime pour un végétal.

Et face auxquelles soudain je ne suis plus qu'attention et tendresse,  là pour remettre de la délicieuse terre fraiche, ici pour arroser avec de l'eau pleine de bonnes choses.
Et à toutes leur demander si ça va mieux comme ça.

Il n'y a que les bisous auxquels elles n'ont pas droit..

Mais..., combien de temps me contiendrais-je?
Les bisous sont les compléments indissociables de ma maternitude attitude.

Alors à quand un gros poutou à mon ficus?

Je me pose la question avec angoisse...

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De l'art de préparer une future topitude...


Ah ben zut alors!

J'avais pensé vous dire pourquoi, à l'occasion de la fete des mères, vous pouviez venir en toute sérénité sur ce blog qui n'en parlerait pas, question d'honneur, de dignité et de cohérence.

Et paf voilà-t-y pas que je m'emmêle dans mon calendrier et que non contente d'être à H-17 des impôts sans avoir fait mon devoir déclarationesque, je suis à J+5 de la date dont je ne veux pas parler alors que je m'en croyais à J-1. Oui oui, J-1, je croyais que c'était samedi, pour te dire mère-ma-soeur que la fête des mères et moi...
 

Bref j'ai eu comme un accident de calendrier.

 Or je voulais te dire :  point d'ambitieuse expectative!
Ce n'est pas parce qu'on se trouve tout à fait pas hasard sur un blog comprenant le mot mère dans le titre qu'il faut tout de suite parler de la fête du même nom.
Et pourquoi pas celle du père tant qu'on y est?

Vous croyez que je n'ai que ça à faire?

Chez nous, tradition familiale oblige, nous boutons cette date hors de nos murs.

Pas jusqu'à refuser les cadeaux de la marmaille, non. Le bonheur qu'elle ressent à me donner un cadeau fait de ses petites mains potelées, en étant persuadée qu'il me transporte de bonheur et en guettant mon sourire de joie, ça n'a pas de prix.

Alors je prends le cadeau, je suis transportée de bonheur et mon sourire est radieux.

Mais petit à petit, ma progéniture comprendra d'elle-même qu'en bonne fille et petite-fille de féministe, j'aborrhe cette fête.

Et petit à petit, ma progéniture, elle trouvera ça cool.

Pas besoin de se triturer le cerveau et de vider sa tirelire pour un cadeau, pas besoin de se compliquer le calendrier pour aller manger chez Môman ce jour là, pas de culpabilité ressentie face à ce n-ième oubli.

Et là qui c'est qui me trouvera top comme mère?

La marmaille!

Mère-top! Moi! Enfin!

Me reste plus qu'à atttendre qu'ils comprennent le concept de "commercial", "sentiments imposés" et "de l'inutilité du robot ménager dans la démonstration des sentiments filiaux".

Oui je suis d'accord avec toi mère-ma-soeur, c'est pas demain la veille.

Je crains donc de rester mère-pas-top pour encore un bon bout de temps...

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Retrouvailles

 

 

Je les aperçois au bout du quai, groupe de petite hauteur malgré la grande taille de leur père qui les domine.

Groupe que forment mes si beaux enfants, si fragiles et si impressionnés par cette foule de personnes aux pas préssé et décidé qui descend du train. 

 

Des visages qui s’illuminent, des jambes qui courent sans qu’ils ne s’en rendent compte, mais des sourires qui restent timides.

 

Comment accueillir cette mère qui vient de passer quatre jours sans eux, pour le seul plaisir de passer du temps avec ses amis, elle qu’ils ne quittent sinon jamais? Comment m’accueillir  moi qui ai décidé de les laisser quelques jours sans autre raison que de prendre du temps pour moi?

Incapables de comprendre le concept et encore moins de le formuler, ils savent pourtant inconsciemment que pendant ces journées, j’ai choisi de vivre une vie d’adulte où ils n’avaient pas part.

 

Est-ce cette sensation diffuse qui les rend si timides pour ces premières fractions de seconde de nos retrouvailles?

 

A leurs regards étranges et scrutateurs, à cette manière qu’ils ont de me dévisager, à cette émotion qui fait couler des larmes trop vite après une remarque anodine, à ce baiser si long de cette enfant qui, en d’autres circonstances, est économe de ses démonstrations d’affection, je comprends.

 

Que mon absence qui m’a parue si courte lorsque j’étais avec mes amis à me promener dans cette ville que j'aime tant, cette si courte absence leur fut à eux si longue.

 

Malgré l’affection et l’attention de leur père, et cette maisondans laquelles ils aiment se retrouver.

 

Et pendant quelques instant j’ai le coeur sérré de ce manque que je perçois. Comme une sourde culpabilité qui pointe.

 

Mais…

Mais mon plaisir de les retrouver est tel, mon entière disponibilité pour eux me semble si inépuisable, mon bien-être à les écouter babiller est si complet que je comprends à quel point je n’ai aucun reproche à me faire.

 

Mon absence n’a rien pris à mes enfants.

 

Elle les a au contraire enrichis d’une mère qui revient détendue, heureuse de les re-sentir tout contre elle, prête à leur consacrer du temps juste pour le plaisir d’être avec eux.

Enrichis aussi de cette notion qu’être mère n’est pas synonyme de sacrifice de pans de vie entiers.

Enrichis enfin d’une relation plus étroite avec leur père.

 

Alors cette sourde culpabilité s’évanouit à peine apparue.

 

Je crois sincèrement que quitter mes enfants quelques jours par an pour mon seul bon plaisir n’est pas un critère à prendre en compte dans ma non-topitude…

Et dans la non-topitude en géneral...

PS: Mes vacances ne sont pas terminées, ce qui explique les quelques petits changements dans mes horaires, mais telle un capitaine moyen, je reste fidèle au poste

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Bon Pont

  Mère-ma-soeur, attache ta ceinture, nous traversons une zone de turbulences.

Certains les appellent des ponts, on peut même les voir comme des viaducs, en réalité toi et moi savons bien ce qu'il en est.

Ce sont des trous d'air tout simplement.
L'équivalent de ces très désagréables moment en aéronefs où tout en sachant que ce n'est pas grave, on ne désire quand même qu'une seule chose...
Que ça s'arrête!!!

Que s'arrêtent ces interrogations pleines d'entrain qui nous cueille dès 7 h38 le matin alors que seul un de nos deux yeux a accepté de s'ouvrir, juste le temps de visualiser la cafetière, le café et la tasse qui va avec.
-    "On fait quoi aujourd'hui?"

Et que s'arrête leur corrolaire
    -"Pfffff, c'est nul, nan j'veux pas"
alors qu'avec la mine réjouie d'une ménagère qui vient de tester une nouvelle lessive, nous leur proposons une activité dans l'organisation de laquelle nous avons investi un temps et une énergie tels, que même notre Président du temps où il était monté sur ressort n'a jamais eue.
-    "Attend ma chérie mais c'est une exposition-atelier de création de statue d'animaux en chocolat avec projection de photos et préparation d'un film, le tout dans un complexe sportif doté d'une piscine à vagues.
-    ""Pfffff, c'est nul, nan j'veux pas, j'veux rester à la maison"

Nous sommes donc en période de ponts, zones de turbulences dans l'organisation de la vie de la marmaille, qui nous voit nous creuser les méninges pour savoir comment les occuper un jeudi ou un lundi, et si on a pensé à racheter du beurre parce que demain et après-demain c'est fermé.

Mais finalement,j'espère que tu en profites bien mère-ma-soeur et que tu penses comme moi :
C'est quand même cool de pouvoir piquer un roupillon sur l'herbe au soleil un jeudi après-midi à une heure à laquelle on est encore censée travailler.

Même si la marmaille s'agite autour de nous.
Surtout, si la marmaille s'agite autour de nous et qu'on la sent à portée de bisous.

Bon Pont

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Soyons intelligents, dormons!

 

Mère-ma-soeur c'est terrible.

Tu sais à quel point sur ces pages nous défendons vaillamment l'image de la mère de famille (MDF pour les intimes).

Soutenant que, oui, elle peut le faire...

Elle peut être mode, et lorsqu'elle traîne dans les rayons, choisir ce jean à la coupe sympa et non celui à la coupe confort. Coupe confort consistant en une forme serrée aux chevilles, évasée aux cuisses, permettant de mettre à l'aise nos capitons généreusement fournis par Dame-nature pour assurer une grossesse en cas de diète.

Soit dit en passant, sympa de la part de la Nature d'avoir pris cette précaution, mais dans la classe moyenne française du 21ème siècle, cela paraît quelque peu superflu. Il serait temps que Mère-nature s'en aperçoive et fasse rapidement disparaître des réserves que nous ne sommes par prêtes d'utiliser si nous continuons à goûter avec un tel plaisir avec nos enfants.
Ce qui nous permettrait de ne plus avoir la tentation de remettre encore et toujours ce jean qu'on avait acheté un jour de déprime.

Car mère-ma-soeur, sais-tu que dans certaines contrées, ce jean confort est connu sous la détermination de "coupe-carotte"?
Ai-je besoin de continuer d'argumenter? Cette dénomination correspondant exactement au potentiel érotique de celle qui l'enfile, je ne saurais trop te déconseiller cet achat et porter ton dévolu sur un jean quelque peu plus fantaisistement coupé.

Bref, oui une MDF peut être sexy (attention, j'ai dit "peut", n'allez pas en tirer des conclusions hâtives sur mon potentiel bombesque).

Plus fort,
avec les amis qu'elle a invité à manger, elle peut boire un apéro sans les planter pendant une-demi heure pour lire une histoire au petit dernier.
Et prenant ce même apéro, elle peut ne pas parler de ses enfants. Au prix d'une volonté hors du commun sans doute, mais elle peut le faire.

Elle est en mesure de téléphoner sans laisser son interlocuteur soupçonner qu'elle est assiégée par une marmaille armée jusqu'aux dents de questions et sollicitations diverses et variées.

Elle est capable d'avoir une opinion pointue sur la politique. Incollable sur les goûts du plus haut représentant de l'état en matière de femme (grande brune, avec un prénom qui tient entre ces deux lettre C et A) et sur la manière systématique dudit grand chef et de son gouvernement de conduire une politique anti-sociale du plus bel effet.

(Pour ne pas paraître corporatiste, je ne parlerai pas sur ces pages de l'abolition de la carte famille nombreuse SNCF, qui va rendre le train encore moins concurrentiel que l'avion pour toute une catégorie de population dont je fais partie. Tout cela en contradiction totale avec les grands discours sarkozien sur l'environnement ou le pouvoir d'achat. Non non, je ne serai pas corporatiste, je n'en parlerai pas.)

J'abrège mère-ma-soeur, tu auras pu constater par toi-même à quel point ces modestes pages sont un lieu de combat citoyen pour relever la déplorable image de la MDF dans notre société.

Alors...
Alors!
Alors qu'avaient besoin ces chercheurs d'aller faire une étude sur le lien entre intelligence et sommeil? Et de prouver par tout une batterie de tests et d'expériences que moins on dort, plus on perd de neurones?

Comment vais-je pouvoir désormais argumenter que, bien que MDF, je ne suis pas neu-neu?

Avec toutes ces heures de sommeil à jamais perdues durant les années qui viennent de s'écouler, il est désormais scientifiquement prouvé que la neuneu-ïtude me guette!

Tout ça par leur faute!!

PS: Une profonde remise en question de la qualité de ces pages me pousse à réduire le rythme. Je viendrai seulement trois fois par semaine, lundi, mercredi et vendredi. Et si la qualité me laisse sceptique, je laisserai la charge de ce combat citoyen à d'autres mères blogueuses très talentueuses.

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Slightly Penibeul

 

Aujourd'hui c'est un jour de rediff. Le texte prévu n'est pas assez abouti et le temps me manque pour le retravailler.

Désolée pour celles et ceux qui ont déjà lu celui ci-dessous, et à demain pour un texte dont la fraîcheur ne sera comparable qu'à celle d'un poisson du jour qui débarque à la criée.

L'odeur en moins....

 

Il y a des jours, faut avouer qu'on regrette quand même un peu...
On maudit notre excellence, on se repend de notre perfection.

Et on se rend compte que l'incomparable éducation de notre descendance commence sérieusement à nous peser sur le coquillard.

Parce qu'il faut bien le dire, c'est humain, il y a des jours...

Des jours où il nous surprend à lire en mangeant.
Ou à nous curer le nez en lisant.
Voire tout cela à la fois (je sais c'est immonde mais c'est humain je vous dis).

-"T'as dit qu'on a pas le droit de lire en mangeant et en plus c'est que les cochons qui se curent le nez et en plus c'est idiot parce que les cochons ça a même pas un nez mais un groin et que..."

Là tout de suite comme ça, il ne vous fait pas penser à quelqu'un?

Ou alors il vient malencontreusement à passer devant la chaussette sale qui traîne dans le couloir et en voulant la rapporter dans notre chambre, il se rend compte que le bazar qui y règne rappelle très nettement les rayons des G*leries L*fayette au soir du premier jour des soldes, rayon vêtements femmes.

"T'as pas rangé ta chambre et toi tu me demandes toujours de ranger ma chambre parce que sinon on retrouve plus rien puis après tout est cassé et que toi tu veux pas racheter toujours des choses juste parce que j'y ai pas fait attention et en plus...."

Ça se confirme non, cette impression de l'avoir déjà vu quelque part?

Il est même capable de se souvenir que lorsque nous étiez dans la salle de bain ce matin il a distinctement entendu en parallèle le bruit de votre brosse à dents ET le bruit de l'eau qui coule...

- "T'as dit que fallait pas laisser couler l'eau, c'est du gaspillage et que si personne fait attention dans 20 ans  y aura plus d'eau sur Terre et que c'est pas bien de pas penser aux autres et de toutes façons..."

Là c'est bon, ça y est. Vous avez fait la relation?

Bon sang mais c'est bien sûr...

 Horreur, vous avez engendré Jiminy Cricket!

Himself.

Celui de Pinnocchio (revu et corrigé par Walt Disney, parce que je vous signale au passage qu'il n'existe pas dans la version originale. Vous pouvez vérifier dans Wikipedia si vous ne me croyez pas, ce blog ne fournit que des infos bétons je vous ferais dire)

Jiminy Cricket donc.

La voix de votre conscience;

Branchée en permanence.

Sans bouton on/off....

PS à l'attention de Chrystèle Igchrist et Maman-au-secours : Vos pseudos font systématiquement tomber vos comms dans la boite anti-spams. Et je les découvre tard en général. du coup j'y réponds totalement à contretemps.

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En vacances avec une mère-top (2)

Chapitre 2 : où l'on voit la mère pas top retomber en enfance


Rien de tel que les épreuves pour se connaître soi-même.

Le stage en topitude que fut ma cohabitation avec une mère-top relève de ce genre d'épreuve.
Evidemment, j'étais dans la catégorie "grand-débutant".

J'ai observé, fascinée, cette merveille de la nature ambulante, cette mère qui fait tout comme il faut.

Bien sûr, dès qu'il m'est apparu que j'étais en face d'un de ces specimens, avec le mauvais esprit qui me caractérise, j'ai redoublé d'attention dans l'observation de ses enfants.
Cherchant la preuve flagrante de leur mal-être... Une grande souffrance intérieure non exprimée, un vide dans le regard trahissant l'être qui a renoncé à toute joie en ce bas-monde, une hyper activité ne pouvant découler que de cette pression subie par ces frêles épaules.

Tout ça avec l'énorme espoir de pouvoir me dire en mon fort intérieur:

-    "Ben voilà, la preuve en est que vaut mieux être pas top"

Malheureusement pour la mauvaise foi de mon fort intérieur, il semble qu'on puisse être élevé par une mère parfaite et être un enfant charmant, spontanné, enthousiaste et bien élevé. Je l'ai vu de mes yeux vu. J'ai pris sur moi pour avaler cette nouvelle.

Cependant cette semaine ne fut pas inutile. Si l'on considère que se connaître un peu mieux soi-même est un progrès.

Pour bien comprendre, il faut préciser qu'en plus d'être top, cette mère avait le détail en plus, celui qui en général tue.
A savoir... la manie pédagogique!!!
L'envie brûlante et permanente de faire partager à  l'entourage le fruit de son savoir et de son expérience quand il apparaît d'évidence que ledit savoir manque cruellement à cet entourage.

Pour ce faire, elle a trouvé en mes enfants des alliés de poids, des traîtres de la pire espèce.
Qui non contents de refuser absolument de goûter à ma colle à papier peint fraîchement régurgitée par le cochon de la ferme d'à côté dont je parlais hier, ont trouvé le moyen de s'écorcher pendant qu'on faisait les courses (non je n'avais pas de mini trousse de secours dans mon sac à main contrairement à elle), de se faire une méchante bosse contre le frigidaire (qui ne contenait pas de sac à glace à mettre sur une bosse pour la faire dégonfler contrairement à son frigo à elle), et de tousser comme des perdus alors que je n'avais pas de spray nasal (qui comme elle me l'a bien expliqué avec explications anatomiques à la clé, est la seule solution qui marche pour enrayer la toux).

Bref, mes enfants lui ont permis de déployer tous ses talents et de m'octroyer le petit cours ad-hoc systématique censé me faire progresser sur la voie de l'excellence maternelle.

Et c'est que je me suis sentie tout d'un coup retomber en enfance. C'est que j'ai ressenti une fraternité très forte à l'encontre de mes enfants lorsqu'ils m'entendent pour la n-ième fois râler.

Oui c'est que j'ai compris d'où ma progéniture tenait cet air stupide, ce front bas et cette mine butée qui la caractérise quand je parle de ranger la chambre.

Elle la tient de moi tout simplement...
Car j'ai fini par opposer à ce déluge de conseils le même  font bas, le même air stupide et buté. Air qui n'était pas apparu sur ma face depuis deux ou trois décennies.

Un vrai coup de jeune sur mon visage! Moins cher que le lifting, moins dangereux que le botox, je ne saurais trop vous conseiller la recette!

Et en toute amitié, je peux vous envoyer sa prochaine destination de vacances si vous voulez tester par vous-même...

PS1: Le calcul mental demandé à chaque personne désirant laisser un comm est juste l'antispam de Mabulle, plate forme qui héberge ce blog. Vous pensez bien que je n'y suis pour rien, daube que je suis face à tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à la programmation. Ceci dit, je le trouve plutôt sympa comme forme d'anti-spam.

PS2: Promis, demain j'arrête avec mes vacances.

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Température ressentie

  Le problème est simple et se résume en une question : comment créer une cohabitation harmonieuse avec ma marmaille, alors que d'apparence, elle est moi, nous ne vivons pas sous les mêmes latitudes?

Comment les vêtir d'une manière sensée, leur permettant d'affronter les rigueurs de l'hiver, alors que nos corps ne sont pas branchés sur le même thermomètre?

Le mien est bloqué sur la position Nord des Pays-Bas, ou quelque chose comme ça, le leur doit se ballader du côté des Antilles.

Alors forcément quand on se rencontre dans l'appartement il y en a une qui caille pour les autres.

Devinez qui?

Croiser un estivant pied-nus et dont le tee-shirt flotte sur le corps menu ne contenant aucun gramme de graisse isolante (contrairement au mien), alors qu'on est soi-même équipé pour effectuer une expédition dans le grand Nord Canadien, vous avouerez que ça fait un choc. Frigorifique le choc.
Et pour comprendre toute l'amplitude de ce choc, il semble important de souligner une évidence : dans mon appartement, quand je croise une personne de petite taille, celle-ci est quasi systématiquement la chair de ma chair.

Et quand la chair de ma chair est très légèrement vêtue, c'est ma chair à moi qui se les pèle!!!

Je sais, c'est psychologique mais je me les pèle quand même.

Je n'ai alors qu'une envie : aller me faire un bon thé chaud qui me réchauffera le corps et l'âme.
Rectification: je n'ai alors qu'une envie : lui rajouter quelques couches de laine polaire sur le dos.
Mais là même pas en rêve. Le niet est définitif. Normal : a-t-on jamais vu personne se balader avec deux polaire sur le dos sur une plage des Caraïbes en plein midi? Elle trouve ma demande complètement incongrue et d'un ridicule fini.

Refus catégorique donc. Pas de pull

D'où le thé. Pour me réchauffer moi.

Il m'arrive alors, dans un élan maternel inhabituel et avec le secret espoir de la réchauffer à l'insu de son plein gré, de proposer un lait chaud à mon enfant qui m'a suivie dans la cuisine.

-    "Oui je veux bien du lait, mais tu ne le fais pas chauffer s'il te plaît"

Résultat : je me caillais à la voir se ballader en tenue de plage, je me gèle à la regarder avaler son lait frais à point. Prête à s'éventer au moindre coup de chaleur.

Alors bien sûr: autorité maternelle... bla bla bla... imposer sa volonté quand celle-ci est pour le bien de son enfant.. bla bla bla... je suis l'adulte c'est moi qui sait mieux ce qu'il faut bla bla bla...

Oui. C'est sûr.
Mais honnêtement, il ne fait pas froid dans l'appart.
J'ai froid, nuance...

Mais purée, elle ne pourrait pas SE rajouter un pull et des chaussettes pour ME réchauffer?!

Aucune pitié de sa pôv'vieille mère. Si c'est pas malheureux...

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Santé de fer

  La nature, on le sait, est déloyale.

Outre le fait qu'elle ne m'a pas faite naître avec le QI de Sharon Stone et le physique de Penelope Cruz (ni l'inverse d'ailleurs), elle s'amuse à faire venir au monde des enfants à la santé fragile et des enfants à la santé de fer. Dans la même fratrie.

Ce qui est profondément injuste

Surtout pour celui qui a une santé de fer.
Parce qu'il va passer toute son enfance à essayer de convaincre qu'il est malade. Sa mère-pas-top. Or d'une manière arbitraire et avec une légèreté bien inconséquente, ladite mère après lui avoir posé une main négligente sur le front répondra assez systématiquement:

-    "Si tu ne te sens pas bien va t'allonger, comme ça tu seras en forme demain, pour l'école"

L'école demain? Mais il en est hors de question! Il tient à peine sur ses jambes et souffre de si nombreuses pathologies...

-    "Mais j'ai très mal quand j'appuie là".
-    "Ben n'appuie pas".

-    "Mais j'ai très mal au ventre depuis tout à l'heure".
-    "Ben va aux toilettes".

-    "Et puis j'ai très mal à la gorge"
-    "Ça a commencé après le goûter alors, parce que je n'ai pas eu l'impression que tu avais du mal à déglutir ton pain et ton chocolat".

-    "Mais à l'école j'ai beaucoup toussé"
-    "...?"
-    "Keuf keuf"
-    "....?"
    -"Non mais vraiment toussé, pas comme là"
-    "Bon ben tu m'appelles quand ça recommence. En attendant si tu ne te sens pas bien va t'allonger. Comme ça tu seras en forme demain pour l'école".

Oui
régulièrement, le pauvre enfant à la santé de fer va investir une quantité d'énergie faramineuse pour convaincre sa mère de son état en total délabrement. Sans ne l'émouvoir en rien.

Alors que dans la même soirée, cette mère sera soudain prise d'une frénésie médicale hors du commun, allant quémander un thermomètre chez la voisine du dessus, du paracétamol chez celle du dessous, faisant des fouilles archéologiques dans l'étagère vaguement à pharmacie pour retrouver le sirop qui avait si bien marché la dernière fois, et attendant le verdict du mercure (ou du bip-bip, mais ça sonne moins scientifique) d'un air inquiet.

Tout ça pour une petite soeur qui n'avait même pas mal puisqu'elle ne se plaignait de rien.

Profondément injuste.

L'enfant à la santé de fer rumine son absolu sentiment d'abandon. Lui qui en est à la dernière extrémité. Laquelle extrémité, soit dit en passant, s'éloigne au fur et à mesure qu'il chahute avec ses autres frères et soeurs restés valides. Ou qu'il entreprend de battre son record d'équilibre dans la position dite "du poirier".

Oui, comme la nature, la mère-pas-top est profondément injuste. Couvant de toute son attention cette frêle enfant rentrée de l'école et ayant toussé en tout et pour tout une fois.

C'est que la mère sait.

Elle sait d'expérience que si cette toux n'est pas enrayée dans les premières heures, elle s'en prend pour trois nuits blanches d'affilée, deux jours "enfant malade" au boulot, une heure d'attente dans la salle d'attente du pédiatre le lendemain soir. Sans oublier le mensonge éhonté à débiter yeux dans les yeux le troisième jour, avec tout l'art d'un Daniel Day-Levis pour assurer à la maîtresse que "Oui vraiment elle va beaucoup mieux, la fièvre a totalement disparu". (Depuis une heure, moment de la dernière prise de paracétamol).

Alors au risque de créer une profonde névrose chez son enfant à la santé de fer, qui se croit des raisons pour être mal aimé, la mère prendra toujours plus au sérieux la légère toux de son enfant fragile que l'air mourant  et l'oeil de cocker de son enfant à la santé de fer.

Ne me critique pas mère ma soeur, profite de l'aubaine: cette névrose fera la fortune de son futur psychanalyste plus tard. Engage immédiatement ta progéniture à choisir cette voie professionnelle et la voilà pourvue d'un revenu régulier.

Sur lesquels je prendrai 10 % d'ailleurs. Normal, c'est quand même grâce à moi que ta marmaille pourra vivre fastueusement!

PS : Le site maximomes, spécialisé dans les familles nombreuses (tout un programme) m'a gentiment sélectionnée pour me référencer dans les blogs qu'ils aiment. Me voilà toute honorée!

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