mere-pas-top

Dix ans après

 

 

Pouick  m'a aimablement entraînée dans une chaîne.
Procrastrinatrice comme je suis, ça fait un bout de temps, mais voilà,un jour ou l'autre je fais les choses

Posons les faits, le thème de cette chaîne c'est "Dans 10 ans".

On me demande comment je me vois dans dix ans?

Et bien absolument identique à aujourd'hui, portant toujours belle mes 28 ans, pourquoi?

Question suivante.

Ah oui, non j'oubliais...
Je suis mère d'ados.

Mes enfants ados, ce qui change c'est évidemment la bannière de ce blog. (Eh oui, je compte bien m'accrocher au blog comme la moule à son rocher tiens!)

Comme l'avait suggéré SophieL.L il y a quelques mois: cette bannière se compose désormais de pieds qui puent, pointures de 38 à 44.

A part ça dans dix ans comme aujourd'hui, le soir je leur dirai bonne nuit. Seule nuance, ce ne sera plus eux, mais moi qui me irais me coucher après le baiser du soir...

Dans dix ans comme aujourd'hui je rugirai que bord* de m* je ne suis pas la bonne. Sauf que rapport aux écouteurs greffés dans leurs oreilles, ils s'en tamponneront allègrement le coquillard. Mais dans dix ans comme aujourd'hui, après avoir rugi, j'aurai ce petit air niais de la personne qui vient de se soulager et qui promène un regard béat sur ce qui l'entoure.

Dans dix ans comme aujourd'hui, je me poserai des questions sur comment aborder le sujet de la sexualité. Mais cette fois-ci ce sera de leur sexualité dont il faudra parler. Va falloir que je travaille mes rapports à la pudeur d'ici là...

Dans dix ans, comme aujourd'hui, on se fera des festins de granolas. Sauf qu'ils auront fait des progrès en arithmétique et qu'ils sauront qu'un paquet de biscuits divisé par le nombre d'individus présents dans l'appart , ça ne fait pas 1 gâteau pour chacun d'entre eux et le reste pour moi. D'où âpres négociations, calculs d'apothicaire et partage du dernier Granola par un découpage millimétrique.

Dans dix ans comme aujourd'hui je serai cernée de mères-top qui savent tout sur les dérogations pour les meilleurs lycées ou prépas, et sur les éditions de compléments de manuels scolaires. Pendant qu'éventuellement je serai à la recherche d'un maître d'apprentissage compatissant et prêt à faire un effort pour admettre un échantillon de ma marmaille, dont le génie n'aura pas été reconnu par les nombreux professeurs qui l'auront vu passer. 

Enfin et surtout, dans dix ans je pourrai enfin réaliser mon rêve. Tenant en cela une promesse jamais oubliée faite à moi-même alors qu'ils étaient encore bébés.
Je me réveillerai le dimanche matin vers 7 heures (sans doute quelque problème de prostate m'enjoindra un petit pipi matinal. Oui oui, même une belle plante de 28 ans peut avoir des problèmes de prostate, je vous signale!).

Et pour les remercier de ces années  continues sans aucune nuit complète et avec disparition absolue de mes grasses matinées dans la stratosphère intergalactique, je me présenterai dans leur chambre sur les coups de 7 h 12 (ben oui, quand on a des problèmes de prostate, le pipi ça peut durer longtemps), et je chanterai à tue-tête. Des tubes de ma folle jeunesse. En y rajoutant des "badous-badous" et autres "leinheinhein" qui rythment l'affaire.  Toujours à tue-tête. Jusqu'à les avoir réveillés, mais vraiment réveillés hein. Pas juste un grmourf qui sort de sous la couette.  Et lorsque leur tête ébourriffée jaillira enfin de sous l'oreiller, j'irai me recoucher pour de longues heures. Comme eux d'ailleurs, je ne me fais pas d'illusion.

Mais Boun Diou, je l'aurai fait.

En attendant, et pour être prête le moment venu, je fais mes vocalises tous les matins sous la douche.  Et c'est drôle, comme s'ils avaient une prescience de ce qui les attend, bien souvent je les entends derrière la porte:

-    "Pitié, arrête maman s'il te plaît, c'est moche".

Ces petites bêtes, leur instinct ne les trompe pas...

Niark niark...


Une chaîne c'est fait pour enchaîner, je refile donc le bébé (je garde l'eau du bain pour me relaxer) à FyfePrincessevarda  et Aurélie/Brasse Brouillon . En même temps c'est comme vous voulez les filles, je n'oblige personne. Moi j'ai fait mon devoir bloguesque

PS: Fyfe, désolée pour l'arbre de Noël de décembre, vu le temps qu'il me faut pour enchainer, je me voyais mal raconter mon plus beau Noël le 22 janvier.

PS de l'après-midi :Pour tout ceux qui doutent, soit de mes connaissances en anatomie, soit de mon genre, je vous rassure: a piori je ne pense pas qu'on trouve de prostate sous le gras qui me sert de ventre.
 

 

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MèreS pas topS

  

Je suis un peu déçue

En ouvrant ce blog je me croyais une certaine légitimité pour le faire, eu égard aux nombreux manquements que je décelais quotidiennement dans mes occupations maternelles.

J'avais un regard naïf et plein d'envie sur mes soeurs de galère mère-de-famille, et en mon fort intérieur résonnait régulièrement ce cri:

-    "Mais comment font les zoooootres?"

Pour suivre la scolarité de leur progéniture sans voir arriver à la maison les photocopies-circulaires distribuées par la maîtresse, sur lesquelles, touchante attention à moi seule destinée, est ajouté un petit mot manuscrit qui me rappelle mon dernier manquement en date (signature du contrôle, oubli du rendez-vous....)?

Pour les faire obéir sans immédiatement ressembler à Cruella des 101 dalmatiens?

Pour que les séances travaux manuels à la maison dépassent l'atelier dessin avec un stylo bille, seul effort consenti pour laisser s'épanouir la créativité de ma marmaille?

Pour accompagner dans le cabinet du médecin un enfant, sans répondre "Aucune idée" à trois question sur quatre. La quatrième étant :"Date de naissance de l'enfant?"?

Pour éduquer leur cinq sens de façon à ce que, à l'odeur, ils sachent différencier si le plat contient de l'estragon ou du coriandre? Et non pas uniquement de façon à ce que, à la vue du paquet, ils sachent différencier si les pâtes sont au gruyère ou au parmesan râpé.

Pour leur apprendre à ranger leur chambre sans utiliser la technique connue en psychiatrie sous le nom de Hysterica Rangementa la Porcheria?

Oui vraiment, je suis un peu déçue, et très honteuse de mon arrogance.

D'avoir eu la présomption de croire que j'étais différente des autres.

Parce que dites-donc, d'évidence, vos comms à l'appui, ma pathologie est très répandue!
Et comme qui dirait que finalement, va falloir que je rajoute un S au nom de ce blog.

PS: Mais vous savez quoi? Grâce à tous ces témoignages, je suis chaque jour un peu plus heureuse d'avoir ouvert ce blog.
Merci
.


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Auto-censure


 Mère-pas-top, mère-pas-top...., holà c'est vite dit.

Il semble au contraire que j'ai donné un sens moral hors du commun à ma fille. Ne serait-il attesté que par l'exemple qui suit, il me paraît suffisamment probant.

Comme bon nombre de personnes en général et d'enfants en particulier, elle est fascinée par la mort. A son âge elle a dépassé les questions existentielles qui peuvent se résumer par LA question que nous nous posons tous, laquelle est à peu près:

-    " A quoi ça ressemble l'endroit où les mort vivent?"

Cette question, elle la laisse aux petits de la famille. Lesquels, très régulièrement, travaillés par le sujet, me redemandent approximativement la date de ma mort, celle de leur père ainsi qu'un petit topo sur la durée de vie probable de tous mes proches.

Non, elle, son truc, c'est plutôt le decorum. Tout le cérémonial autour de la mort. Ça l'intrigue, voire même ça l'attire. Petit côté morbide que tout un chacun a expérimenté au moins une fois dans sa vie.
Euh, enfin moi en tous cas. Ce penchant pas très élégant qui nous donne envie de savoir à quoi ça ressemble EN VRAI. La mort des autres hein bien sûr et à la condition expresse que ces autres nous soient de parfaits inconnus cela va sans dire.

Or pas de bol pour elle, pas le moindre macchabée dans ses parages. Année après année, la vie nous gâte et aucun être cher ne disparaît.
Elle fonde bien sûr de gros espoirs sur les personnes les plus âgées de notre entourage, mais notre optimisme l'angoisse légèrement:

-    "Tu sais ma chérie, certaines personnes vivent jusqu'à 110 ans, voire plus."

Cela ne la rassure pas du tout. A ce rythme-là, elle sera adulte lorsqu'elle aura enfin le privilège d'assister à son premier enterrement.
A-DUL-TE?
Mais elle sera morte de vieillesse avant!

À l'occasion de l'un de ses questionnements récurrents sur le sujet, il lui apparut récemment que pourtant, comme dans toute famille au sens large, certaines personnes nous avaient déjà quittées.

Petite info qui tombe négligemment dans son oreille. Une mort survenue avant sa naissance, pour un enfant, c'est aussi parlant que la disparition de Claude François ou Daniel Balavoine pour un amateur de Jennifer ou Christophe Willem. A ranger dans le rayon pre-histoire.
Sauf que, grâce à quelques engrenages neuronaux particulièrement efficaces, elle s'est rendu compte que l'un de ces tristes événements familiaux, extrêmement douloureux pour nous à l'époque, elle ne l'avait raté que de quelques mois.

J'ai alors clairement vu dans ses yeux une pensée se former, j'ai clairement vu sa poitrine se gonfler pour l'exprimer, j'ai clairement senti ses lèvres se préparer à formuler cette pensée, et j'ai clairement compris que brutalement elle s'auto-censurait.

Oui, spontanément et sans aucune intervention parentale, elle n'a osé prononcer la phrase qu'elle pensait si fort:

Laquelle était,  j'en suis sûre et je l'affirme:

-    "Ah ben zut, dommage pas de bol, un peu plus et j'aurais pu le voir mourir."

Si c'est pas du sens moral ça! Ma chérie, que je suis fière de moi...

PS: Si vous n'avez pas vu le film "Jeux Interdits" (oui, celui de la musique et aussi de l'illustration ci-dessus), vous devez absolument réparer cette erreur. Il est merveilleux de finesse, de tendresse et de poésie. Il traite de la vision de la mort par les enfants, sans jamais être larmoyant.
Et puis un des seuls films AVEC enfant où les enfants-acteurs ne m'horripilent pas de cabotinage. Comme quoi tout existe...
Je ne vous cache pas que ce film n'est pas de la première jeunesse. On va dire que je fais de la critique ciné version cinémathèque.


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Holidays


Je sens que je ne vais pas oser.
Très légèrement peur que la révélation que j'ai à vous faire n'induise un profond sentiment de rejet à mon égard...

Et je ne vais pas oser vous dire que les vacances,euh...
Je m'interroge...
Est-ce-vraiment le bonheur?

Je pourrais me faire lyncher, moi qui suis à la tête de 14 semaines de vacances par an, avec la possibilité de me dépayser un peu.

Néanmoins j'ai quelques arguments...
Peut-être est-ce plus simple que chacun se fasse une opinion par lui-même? Pour ce faire, je présenterai ma démonstration de manière simple, sous forme d'exemples.
A gauche du tableau nous avons Madame Quidam en vacances. Heureuse, béate détendue. En vacances quoi.
A droite du tableau nous avons Madame mère-pas-top. Sentiments indéfinis sur le visage.

Comptons les points "bien-être"

En les mettant les en situation.

Madame Quidam:
Les doigts de pieds couverts de sable, un roman passionnant, le bruit des vagues, le soleil qui chauffe son corps bronzé à travers le parasol, la gentille brise bienvenue qui combat la trop grande chaleur...
La détente toute entière de son corps qui lézarde...

Madame Mère-pas-top:
Les doigts de pieds couverts de sable, un roman passionnant, le bruit des vagues, le soleil qui chauffe son corps bronzé à travers le parasol, la gentille brise bienvenue qui combat la trop grande chaleur...
... Avec en bonus....
Un petit corps glacé et mouillé qui se jette soudain joyeusement sur elle.
Aaarrggh

Madame Quidam one poïnnt... - Mère-pas-top ziwo poïnnt...

Il me semble cependant percevoir dans l'assistance quelques mouvements de scepticisme. Je sens que cette démonstration n'a pas convaincue. Sous le fallacieux prétexte que je serais de mauvaise foi vu que ce sont les vacances de Noël qui démarrrent. Et que ce genre de scène est assez peu fréquente sous nos contrées en cette période.

Objection retenue, nous allons prendre un autre exemple:
Dehors le froid et la bise (oui, c'est mieux pour l'ambiance) qui souffle aux fenêtres, le retour d'un promenade qui a mis le chaud au coeur et le froid au corps.
Madame Quidam se défait de ses  couches successives et profite de la douce chaleur de son foyer. Se prépare une boisson chaude.
Se love dans un fauteuil, sous un plaid, un roman à la main, de la musique dans les oreilles.

Madame Mère-pas-top, avec la même bise et le même froid. Comme Madame Quidam, commence à se défaire des couches successives. Très incomplètement puisqu'elle est demandée pour une fermeture récalcitrante. Puis pour tirer des chaussures trop serrées à cause des deux paire de chaussettes. Puis pour retirer les gants. Défaire le tortillon d'une écharpe. Porter le petit dernier en urgence sur le siège des toilettes.
Tout ça avec son équipement prévu pour les -10°C actuellement mesurés à l'extérieur.
Rouge et transpirante, elle trouve la chaleur de son foyer insupportable.

Madame Quidam two points... - Mère-pas-top ziwo point...

Néanmoins le moment de la boisson chaude lovée dans le fauteuil sous un plaid,  bouquinage  à gogo, est envisageable
Sans le plaid qu'on lui a piqué pour faire une cabane.
Il reste la boisson chaude et le roman.
Dont une petite main anonyme a perdu la page.
Il reste la boisson chaude.
Qu'un petit corps qui se jette sur elle en tentant d'échapper à ses soeurs lui fait renverser au deux-tiers sur ses genoux.
Aaaaaaïïïe

Madame Quidam three points - Mère-pas-top: ziwo point

L'assistance de salariées à 5 semaines de vacances par an reste cependant difficile à convaincre, je le sens.
Il me faut donc frapper un grand coup. Et aborder le problème universel des grasse matinées.

Premier jour: Madame Quidam ouvre un oeil à 9 h42. S'étire, remonte la couette.  Un instant d'éternité dans le bien-être:  premier matin de vacances...
Premier jour: Mère-pas-top ouvre un oeil à 7 h36. Aidée en cela par une petite voix qui la questionne:
-       "Tu dors?"
Se traîne dans la cuisine aider à la préparation des petits-dej, un oeil ouvert, l'autre encore fermé...

Madame Quidam four points - Mère-pas-top: ziro point

Deuxième jour : Madame Quidam... mais ai-je besoin de continuer?

Vous avez bien compris, à la fin Mère-pas-top aura engrangé autant de points "bien être" qu'un concurrent de Malte au concours de l'Eurovision.  
D'où son expression indéfinie quand on lui parle vacances...
D'autant plus que je suis pudiquement passée sur la préparation des deux repas par jour, le linge, le minimum syndical de ménage etc etc...

Une mère-pas-top en vacances, comment dire, ce qui la dépayse le plus c'est d'avoir changé d'évier...

Allez, d'accord salariés-à-5-semaines-mes-amis, j'en rajoute un peu...

Ce soir c'est les vacances. Et c'est quand même le bonheur.
Je me réjouis pour eux.

Et puis quand je me lève à 7h36 pour dire la vérité, je frôle la grasse mat...


Et...

 BONNES VACANCES ET BONNES FÊTES A TOUS... 

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Ma lettre au Père Noël

 

Cher Père Noël

J'ai bien réfléchi, je sais précisément ce que je veux pour Noël.

Je voudrais du temps. Du temps. Et du temps.

Du temps pour être mère.
Pour m'occuper d'eux. Les écouter un par un. Leur parler seul à seule.
Les observer, les aider à approfondir une passion naissante, faire les fous à deux, à quatre, à six. M'installer près d'eux au retour de l'école et entendre leurs récits. Avec mes deux oreilles. Et mon esprit tout à eux.
Du temps pour sortir avec eux tout d'un coup, sur un coup de tête, sans calculer l'heure de retour en fonction des devoirs, du lait à acheter avant la fermeture du super-marché et du réveil qui sonnera trop tôt le lendemain matin. Aller admirer le coucher de soleil ou les lumières de Noël. Puis revenir et avoir le temps.  Le temps de partager. Le temps de transmettre tout ce que j'aime, à petite doses, leur faire entrevoir des mondes inconnus. En prenant notre temps.

J'aimerais du temps pour vivre ma vie de femme amoureuse. Autant que je le désire. Du temps pour aimer et pour être aimée. En le prenant, le temps.

Du temps pour mes amis, mes ami-e-s. Sortir, papoter, écouter, partager, aider si je peux. Tenir mes promesses d'aide.

Du temps pour me cultiver. Voir des spectacles, écouter de la musique, lire lire lire. Pas seulement ce qui se lit vite, les romans qui n'exigent pas trop d'efforts, et donc peu de temps.
Je veux me plonger dans de bouquins qui demandent réflexion. Des livres qu'on pose pour mieux s'en imprégner. Et puis qu'on reprend. Puisqu'on a le temps.
Du temps pour étudier. Les premières civilisations, la mythologie grecque, les secrets de la botanique, la magie du monde animal, comment fonctionne un moteur de voiture et comment je peux réparer mon ordinateur... Et tant encore.

Du temps pour aider.  Sans compter mon temps.

Du temps pour m'occuper de moi. Tous les jours. Comme me le conseillent tous les magazines féminins. Devenir une femme si soignée.
Maquillage démaquillage crème de jour, crème de nuit. Contour des yeux, soin des pieds, gommage, masque pour donner de la vitalité à mes cheveux, masque détendant pour le visage, masque tonifiant pour le visage, manucure,  épilation ...
Avec le temps, peut-être comprendrais-je que ce n'est qu'une perte de temps.

Et puis plein de temps pour perdre mon temps.
Plein de temps à ne rien faire.
Quelque chose que je sais si bien faire...

Voilà petit papa Noël, tu vois ce n'est pas compliqué.
Il n'y a qu'une seule chose sur ma liste et en plus c'est  gratuit. Mais tellement précieux.

Merci d'avance

PS : Ah et puis j'allais oublier...  Si tu pouvais ajouter une bonne dose d'énergie aussi dans le paquet. Parce que mazette...
Quel programme!

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Pétasse, le retour

Il semble donc que j'aie engendré une pétasse .

La fille jolie dont la meilleure copine est toujours une mocheté. Mocheté qu'elle aime vraiment énormément, et à qui elle raconte tous ses malheurs. Comme quand son jean en taille 36 la serre et qu'elle sent bien qu'elle a pris 200 grammes. La mocheté est tellement peinée pour elle qu'elle n'a même pas le réflexe élémentaire de lui proposer son jean taille 44 pour qu'elle se sente plus à son aise et moins engoncée.

Celle qui raconte aussi à sa copine moche comment c'est dur que Thomas il ne l'ait presque pas regardée ce soir. Copine moche qui ne comprend pas très bien où se trouve le problème vu que les 28 autres garçons de la soirée, eux, ont passé TOUTE la soirée à se relayer à ses côtés.

Celle qui ne s'est même pas rendue compte que son super pote débonnaire et qui lui raconte des blagues en permanence tout en lui donnant la liste des devoirs qu'elle a oublié de noter, est aussi totalement raide dingue d'elle.

Je le sais bien tout ça. Je n'invente rien. C'était moi la moche.

Ma copine belle à moi, elle s'appelait Graziella.
D'accord, mon prénom n'est pas Germaine ou Mauricette, mais il faut bien admettre que, si à une soirée on présente Graziella et Claire à un garçon lambda, et que l'une des deux est sublime (et que ce n'est pas Claire), cette dernière a autant de chance d'imprimer la mémoire du jeune homme qu'Arlette Chabot de gagner le concours Miss France.

Voilà pourquoi, en matière de fille top, j'en connais un rayon. Et passée la surprise d'être en partie à l'origine de l'existence d'une telle personne, je comprends qu'il va falloir être vigilante.

Ce n'est pas parce qu'elle est pétasse que je peux la laisser faire tout et n'importe quoi.

Et hier soir, à la fête de son école, il m'est apparu qu'elle faisait tout et n'importe quoi.

Alors qu'ils étaient tous en rang d'oignons à chanter et que j'en profitais pour les observer très indiscrètement. Avec le même oeil critique qu'une actrice inspectant les portants de chez Chanel avant de choisir sa tenue pour les Césars.

Je cherchais des yeux Valentin, ci-devant tombeur de ses demoiselles et qu'une indiscrétion que j'ai juré de ne répéter à personne m'a appris être l'amoureux officiel de la demoiselle.

Et c'est là que mon sang de mère n'a fait qu'un tour.

Comment peut-on, entre tous ses soupirants, choisir Valentin-le-bellâtre alors qu'on a Corentin-le-piquant en option?

Quelle idée de choisir cet espèce de Thomas Hugues en miniature. Que je suis sûre qu'à vingt-cinq ans il se fera des brushings pour aller à son boulot de chargé de clientèle à la Société Générale.

Alors qu'on a un petit brun des plus prometteurs à disposition. Qu'on imagine dans une quinzaine d'années traîner plus de coeurs derrière lui que Keanu Reeves et Jude Law réunis.

Je suis profondément désapointée.
Et totalement déçue.

Il faut que je me rende à l'évidence! En matière de soupirant comme en matière de décoration de Noël, les goûts de ma progéniture sont complètement pourris.

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Bon travail

Une journée entière sans penser à ses enfants, voilà ce dont rêve une mère-pas-top.

Quelle merveilleuse idée que cette réunion qui va me permettre de mettre ce doux rêve à exécution.

Une journée sans aucun problème logistique comme la question fondamentale de savoir s'il reste des pâtes pour aller avec le beurre et le gruyère râpé du frigo?

Une journée sans cette dépense d'energie que crée l'effort intensif de concentration nécessaire pour visualiser ce bas de pyjama qu'on a encore vu ce soir en rentrant, mais où? Et qui nous manque cruellement pour finir les préparatifs du couchage du petit.

Une journée d'où tout dilemne est absent. Tel que le choix  cornélien entre accepter de lire une histoire et obtenir ensuite un coucher facile, ou bien s'épargner l'histoire mais préparer son lot d'arguments pour convaincre que l'heure du lit c'est maintenant et tout de suite?

Une journée sans tout cela, mais ça ressemble presque à une pub Ricoré sans les enfants.
Rien que du bonheur...

J'y arrive le sourire aux lèvres. Tellement gonflée à bloc que mon envie de travailler pourrait en remonter à qui nous savons présentement chef de l'Etat.

Tiens comme c'est gentil d'avoir préparé un café et tous ces petits gâteaux pour bien démarrer cette réunion. Oh ils adorent tellement ces gâteaux. Ça me donne envie d'en mettre quatre dans une serviette pour leur rapporter. Ça compensera mon absence d'aujourd'hui.

Trois heures déjà qu'on discute. Qu'est-ce-que je m'ennuie. J'ai déjà descendu une grande partie des bonbons devant moi. J'en ai juste mis quatre de côté pour leur rapporter. C'est normal quand même, c'est bien à cause de cette réunion qu'ils ne me verront pas de toute la soirée.

Ah enfin le repas. Et dire qu'il n'y a aucun moyen de s'échapper de la vue de tous ces collègues. Ils sont sympas, ils nous ont mis des chocolats avec le café. Si j'osais. Oh ben oui, allez, mon voisin de table n'en a pas pris et moi-même j'ai longuement hésité. Si j'en mets quatre dans mon sac, franchement, ça ne fera pas une grande différence.

Mon Dieu, cette après-midi est sans fin, j'espère au moins qu'il y aura un thé, que je puisse leur ramener quelques biscuits. Ils seront si contents.

Oh quelle bonne initiative,  ce gros apéritif pour clore la réunion.  Une poignée de cacahouètes dans un gobelet, comme ça je pourrais leur raconter toute ma journée demain. Ça sera plus parlant s'ils peuvent goûter un peu de tout ce qui a été proposé aujourd'hui. Cela diminuera sûrement le sentiment d'abandon du à mon absence les pauvre chéris.

Ouf, je peux enfin partir

Derniers mètres avant la porte de l'immeuble, hâte de me poser enfin, de m'allonger, de bouquiner un peu...

Où sont mes clés? Encore tout au fond du sac je parie.

Put** mais c'est quoi ce bord**?
C'est complètement dégueu! Carrément immonde!

Mes clés, elles sont pleines de chocolat!,  Et il y en a deux qui sont collées ensemble grâce à l'action adhésive particulièrement efficace d'un ours rouge!
Oh non c'est pas vrai! Mon portable est plein de miettes. Sûrement un coup des gaufrettes qui se sont écrasées sous le poids de mon agenda.

Merdum, le cuir de l'agenda et plein de taches de gras. Je soupçonne fortement les cacahouètes.

C'est leur faute aussi...
Ils aiment tellement toutes ces petites douceurs que je me suis sentie obligée d'en prendre.
Et voilà, maintenant j'ai un sac au contenu 100% pur gras ET chocolat ET sucre.
La classe. Le concept trois en un.
Le même que celui qui est mortel pour les hanches.

Si je n'avais pas pensé à eux, je n'en serais pas là...

C'est pas possible ce qu'ils ont l'art de me compliquer la vie!

PS : M erci pour tous les comms d'hier qui fut ma douceur à moi après cette journée éprouvante

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Tout simplement


Un concours de qui arrive à faire la tête la plus stupide que je gagne haut la main, grâce à la  sacrée avance que j'ai déjà dans mon air au naturel.

Un silence inhabituel et angoissant dans l'appartement, qui se révèle n'être que la conséquence de quatre têtes plongées chacune dans un bouquin.

Une petite voix qui m'appelle viiiite, qui me fait accourir avec une boule d'angoisse- qu'est-ce-qu'il s'est passé, et qui veut juste me faire remarquer comme il est beau le coucher de soleil ce soir.

Un chantier à huit mains qui déménage des chaises dans tous les sens pour créer une cabane dans la chambre à coucher.

Un chant qui se faufile par la porte des toilettes entrouvertes, entrecoupé par des histoires et des comptines, le tout ponctués par quelques ploufs révélateurs

Une odeur nauséabonde mais familière qui parvient à mes narines, et devant mon sourcil circonspectement levé, un grand sourire et une petite bouche qui claironne joyeusement:
-    "z'est moi qu'ai fait un piout"

Des petits pieds nus à la peau si tendre qui pendent et se balancent du haut de cette chaise trop élevée.

Le tapis du salon qui se transforme en piste de danse lorsque la musique du générique de fin démarre et que le film il était trop bien.

Une petite boule toute chaude et endormie  qui vient se  lover le matin sur mes genoux.

Parfois quand même, c'est le bonheur...

 

Edit tardif  :L'illustration choisie semble déconcerter. Elle ne cherche pas à aller plus loin qu'illustrer le concours de celui qui arrive à faire la tête la plus stupide, avec lequel démarre ce billet.

Allez je reconnais, j'ai choisi la facilité, parce qu'illustrer le bonheur... woaouh c'est pas simple!!! 

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C'est instinctif


D'après l'imagerie populaire, l'instinct maternel serait un sentiment admirâââble.
Pur et noble, doux et passionné. Un sentiment qui nous élève.

Alors là, comment dire..., je suis désolée, mais je dois avouer qu'il m'arrive parfois d'en douter.

Déjà, le fait que grâce à lui, nous puissions nous trouver un lien de parenté avec une maman babouine et à ses gestes instinctifs d'épouillage de son petit m'interroge quant au qualificatif "admirable" de cet instinct.
Et par décence, je ne parle même pas de la maman chatte qui nettoie son petit (orifices compris) à grand coups de langue. Pour le coup, l'adjectif "dégueu" me semble nettement plus pertinent.

Mais surtout, en ce qui concerne l'espèce humaine occidentale du début du 21ème siècle,  trop souvent, à mon humble avis cet intinct, nous rend un tantinet stupide.

Comment expliquer sinon qu'on se préciptie VERS la chair de notre chair en train de répandre tripes et boyaux, alors que le reflexe de toute personne raisonnable et dotée d'une once d'intelligence est de s'enfuir en courant.

Ou bien que de notre PLEIN gré, nous nous dirigions vers ce lieu joliment nommé "d'aisance" lorsqu'on entend une petite vois s'écrier "J'ai fini ".
Alors que l'on sait pertinemment quel spectacle et quelle odeur nous y attendent.

D'ailleurs, par curiosité scientifique, il m'est arrivé de résister à cet instinct dans de telles occasions et de ne pas me précipiter, afin d'observer l'attitude des autres adultes.
Je puis l'affirmer et l'attester sur l'honneur, aucun autre individu n'a la moindre véllléité d'aller voir de quoi il en retourne.
Et ce, qu'il s'agisse du cercle familial restreint ou  ou d'une reception de Monsieur l'Ambassadeur (qui sont toujours un succès).
Seules nous, mère-ma-soeur, pouvons volontairement délaisser une pyramide de rochers Ferrero pour aller plonger le nez dans le caca (ou presque).

Non franchement, je te le dis en un mot comme en cent, parfois, l'instinct maternel est notre pire énemi.

Ainsi, samedi encore, il m'attaqua brusquement...

Par traîtrise dans un rayon décoration de Noêl.

Déjà, rien que d'y metttre un pied alors que j'étais parfaitement consciente d'être suivie par quatre paires de pieds, pointure maximale 32, c'était extrêmement périlleux.

Mais ensuite, mon attitude fut carrément suicidaire.

Encore un coup de mes hormones.
Sous le coup de l'émotion de voir leurs yeux briller d'émerveillement...

... Quelle phrase me fut dictée par une soudaine bouffée de quadruple tendresse qui me submergea?

Quelle phrase, alors qu'en enfants bien élevés ils ne réclamaient RIEN?!

-    "Vous pouvez chacun vous choisir une décoration qui vous plaît"

A-t-on idée d'être aussi bête!

Car il arriva ce qui devait arriver.

Avec un instinct très sûr, ils laissèrent à leur droite l'étagère avec ces délicieux et si fins petits objets en osier, dédaignèrent les sobrement  charmantes étoiles blanches, ne jettèrent pas même un coup d'oeil aux gracieuses petites bougies en forme de fleurs, et s'arrêtèrent avec ravisssement face à ...

Non!!!

Pitié, pas ça.

Pas les angelots à l'air niais ET stupide avec une lyre dans la main et des ailes jaunes pipi (une mauvaise émulision chimique de la couleur dorée d'origine) dans le dos.
Certains anges allant même par deux, l'un au violon, l'autre à la harpe.
Et je ne parle même pas du quatuor soufflant dans des trompettes censées s'élever vers des volutes célestes (et qui présentement vu la configuration du magasin, ne guident le regard que vers la publicité pour le papier toilette 4 épaisseurs).

-    "Là mes chéris je vous prie de m'excuser, mais je crois que ça ne va pas être possible"

-    "Mais pourquoi? T'avais dit qu'on pouvait choisir ce qu'on voulait, et on a regardé, c'est le prix que tu as permis"

Que faire? Que dire?

Acheter ces horreurs, c'est se condamner à ne plus recevoir un seul ami chez soi pendant toute la durée du mois de décembre.
Vous me voyez boire un apéro avec des potes sous le regard niais d'angelots joueurs de trompettes ou pinceurs de lyre. Qu'à côté d'eux, Assurancetourix pourrait passer pour un DJ de house techno?

Mais refuser péremptoirement de les acheter, c'est risquer d'induire un souvenir d'injustice profonde et traumatisante dans la malléable mémoire de ces petits bouts.

A l'évidence, il me faut rassembler l'avis de professionnels de la psychologie de la petite enfance.
Tels que Dolto, Rufo, ou Bruno Solo (ah bon, lui aussi?).
Or que nous disent ces pros?

"Seule la vérité dans toute sa pureté et sa  simplicté est garante de l'équilibre psychologique futur de votre descendance"

Dire la vérité?
Alors là aucun problème.
C'est comme si c'était fait :

-    "Excusez-moi une nouvelle fois mes chéris, je dois vous dire la vérité. Si d'aventure il est effectif que dans tout ce rayon qui comprend malgré tout quelques petits objets qui se laissent regarder, vous vous obstinez à choisir ce qu'il y a de plus immonde, et bien mes amours, il faut nous rendre à l'évidence : vous avez un goût de chiottes"

Merci Dolto.


PS : Toujours aussi scientifique, ce blog ne s'arrête pas à la superficie des éléments cités, et donne le tour complet de l'info:
Soit 100 g de rochers Ferrero à 550 kcal nous fait un rocher de 20 grammes à environ 110 Kcalories.
Oui d'accord...
Mais c'est tellement bon....


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Trois jours sans ma mère

 

 Il semble mère-ma-soeur que nous ayons des limites physiologiques universelles.

Comme le terme habituel d'une grossesse de 9 mois, ou la durée d'un cycle menstruel de 28 jours,.

Un autre espace temps semble ainsi être intimement lié à la fonction de mère:
La durée supportable d'éloignement de notre progéniture...
12 heures...
Pas une de plus, pas une de moins.
Notre métabolisme semble être adapté pour supporter une absence des petits chéris de 12 heures.


-"On a laissé le(s) enfant(s) pour la semaine afin de partir aux Seychelles mais au bout de 12 heures, face à la mer sur mon transat, il(s) me manquai(en)t déjà".

Ah bon.

Comme dirait ma Grand-Mère, c'est donner de la confiture au cochon.

Si face à la mer, la brise chaude sur le visage, les étendues de sable blanc devant les yeux et le doux clapotis de la mer dans les oreilles, sans rien d'autre à penser que

- "Je plonge dans l'eau mainteant ou dans cinq minutes? Avec masque et tuba ou juste le matelas  pneumatique?"

 On regrette les piaillements de la marmaille et le boulot qu'elle entraîne, moi je dis: la prochaine fois, le billet pour les Seychelles, filez-le à une copine dénaturée.

Moi par exemple.

Parce que je peux garantir que cette sensation de manque m'est quasi inconnue.

D'ailleurs, si, ainsi que je l'ai si souvent entendu, le manque survient dès 12 heures d'absence, il ne faut pas se plaindre si petit chéri vous réveille la nuit.
C'est juste sa conscience d'enfant très à l'écoute de sa mère qui lui dicte sa conduite.

Poussin d'amour a régule ainsi sa petite horloge intérieure pour une séparation maximale de 6 heures.

Ce qui pour un coucher moyen vers 20 heures, garantit une revoyure sur les coups de 2 heures du mat'.

L'enfant agit par devoir filial afin d'assurer à sa mère un meilleur sommeil.

Une fois la mère bien réveillée au bord de son lit, le petit bout se rendort avec la conscience apaisée de l'homme qui a accomplit son devoir.

Grâce à lui, cette nuit encore, très chère maman ne risque pas de voire poindre ce sentiment de manque dû à une absence qui se prolonge...

Alors je le redis haut et fort, et surtout à ma descendance que cela concerne en premier chef :
Je supporte très bien de ne pas vous voir pendant 12 heures. Même 24. même 36.

Comme je viens de le faire ce week-end, avec le seul et unique objectif de passer du temps dans les troquets parisiens à papoter des heures avec les amis pas vus depuis longtemps.
A boire des petits noir sérrés, face au zinc, Libé frais du jour d'un côté et même parfois un croissant chaud de l'autre
Entre l'équipe des éboueurs qui fait sa pause, le commercial qui prend son noisette avant son prochain rendez-vous et la mamie du quartier qui s'installe là pour faire la causette...

J'ai très bien supporté ce programme durant trois petites journées.

Trois journées SANS mes enfants.

Autant dire... incognito.

Et dites-moi sinon, comment avoir autant de plaisir à les voir se réveiller que ce matin qui suit mon retour tardif?

PS : Merci à celles qui se sont inquiétées de mon absence hier et qui m'ont laissé un petit mot. Ce n'était, comme vus avez pu le lire, rien de grave...

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