mere-pas-top

Y croire?


Bon les amis j'ai un problème.
Mais le thème est complexe, et quand je dis complexe...
J'ai peur de m'embrouiller. Tant pis je me lance

Je crains de n'avoir engendré une légère confusion dans la tête de ma marmaille.
Celle en âge de comprendre un discours de plus de trois phrases d'affilée. Pour LE reste (au singulier), il est déjà assez confus en lui-même, il n'a pas besoin de mon aide.

Ma progéniture a récemment découvert l'existence de Dieu.
Enfin sa non existence.
Euh enfin le fait que Dieu est un sujet.
Enfin un sujet dont on parle, pas un sujet qui agit
Enfin si quand on y croit il agit. Sauf si on n'y croit pas.

Vous voyez, je vous l'avais dit, c'est un sujet à embrouilles dans ma tête.

Alors vous imaginez quand ma progéniture s'en mêle, comment je suis à l'aise.

Or elle a récemment découvert, à l'occasion d'un baptême familial, qu'il y a des enfants qui sont des enfants de Dieu.
Enfin, c'est comme ça que disait le prêtre. Même qu'il a vachement insisté sur le fait que les enfants de Dieu ils ont tout bon, rapport que Dieu veille sur eux. Jour et nuit. Et peut éventuellement chasser les cauchemars (non, ça c'est moi qui le rajoute parce que le prêtre il avait oublié d'en parler).
Et puis ils ont pu constater par eux-mêmes, que côté cadeau, devenir un enfant de Dieu c'est rentable.

Et  là, ma marmaille, non baptisée, quand même, ça lui a posé un énorme problème.

Et pourquoi eux ne sont pas des enfants de Dieu?

Qu'est-ce-que c'est que cette irresponsabilité parentale qui ne leur a pas fourni cette assurance divine?

Bien sûr, une bonne mère-pas-top qui s'assume dirait:

-    "Tout ça c'est du n'importe quoi, je n'y crois pas une seconde, va te coucher"

Sauf que..., ce n'est pas si simple dans ma tête. Sans doute un peu plus dans la tête de leur père, mais c'était moi sur la sellette ce jour-là.

Alors affirmer péremptoirement:

-    "Dieu n'existe pas",
je n'ose.

Mais asséner la réflexion miroir:

-    "Dieu existe",
là je ne puis.

Et me voilà bien embêtée.

Surtout que dans un souci de culture minimale, il n'est pas question de fêter Noël sans parler de Jesus. Donc de Marie. Donc de Joseph. Donc de etc etc...
Tout se complique!

J'ai bien sûr tenté une réponse de base, pensant ainsi régler le problème:

-    "Il y a des gens qui croient que Dieu existe, il y en a qui n'y croient pas"

Simple, fin et logique. La classe.

Sauf qu'à logique, logique et demi.

D'où une réponse frappée du coin du bon sens:

-    "Ah je comprends, Dieu, c'est comme le Père Noël"

Là il m'apparut que je n'étais pas sortie de l'auberge. Quand tu en es à expliquer la différence entre Dieu et le Père Noël, c'est que tu pars de très loin. Et que tu n'es pas arrivée.

Heureusement, comprenant que sur ce coup là, se parents n'assuraient pas une cacahouète, un échantillon de ma descendance a pris le choses en main. Sans nous demander notre avis.

Elle prie donc "à Dieu". Pour lui demander qu'il fasse beau demain par exemple (elle débute dans la voie des prières, n'oublions pas).
Et quand il fait beau le lendemain, elle ne me l'envoie pas dire:

-    "Tu vois, ça marche, il fait beau"

A moi de me dépatouiller pour lui expliquer que l'expression "ça marche" en parlant de Dieu n'est peut-être pas la plus indiquée.

Mais là, je sens que ça va me demander encore de gros efforts intellectuels.
Je vous laisse, faut que j'aille y réfléchir...

 

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Des prudes émois (déprudez-moi)


Je ne remercie pas le chroniqueur radio d'hier matin.

Celui que nous écoutions ma mère et moi, un sourire aux lèvres grâce aux bons mots dont il avait truffé son papier.

Celui qu'essayait de comprendre ma fille de 8 ans assise à côté de nous.

Celui qui faisait une gentille satire de certains membres du gouvernement

Dont David Martinon
Et d'autres.

Quelle idée a-t-il eu de raconter cette blague, fort drôle au demeurant, mais dont j'essayais encore le soir de me dépatouiller?

Cette blague ou un gentil benêt répond à la question :
- "Tu es puceau?" par la réponse
- "Pas encore"

Cette blague incompréhensible pour une jeune enfant dont les parents n'ont pas dépassé l'étape de l'explication de la graine enchantée qui, un beau matin, saute on ne sait comment du zizi du papa vers la graine du ventre de la maman.
Hop hop, ni vu ni connu et le bébé est dans le ventre.
Trop magique ce papa...

Mais cette blague que, mue par un sixième sens infaillible, l'enfant VEUT comprendre.

Sur le coup l'esquive est facile.
-"Attends ma chérie, je veux entendre la suite, je te répondrai plus tard"

Malheureusement, à un moment ou à un autre, le plus tard devient maintenant

Et maintenant, radio éteinte et à la table familiale, en présence de sa grand-mère très pudique, l'enfant remet le sujet sur le tapis.

- "Tu m'avais dit que tu m'expliquerais la blague."

Heureusement pour la mère pas tout à fait à l'aise, le terme de puceau ne semble pas avoir été imprimé sur le disque dur de l'enfant.

Une lueur d'espoir brille alors au fond de son tunnel de pruderie.

En rassemblant ses souvenirs d'autres chroniques satiriques, elle est en position de sortir la réponse qui la sortira d'affaire.
La réponse qui allie une petite allusion sous la ceinture pour oreilles juvéniles et, en gage de non-tricherie, le  nom de famille répété plusieurs fois le matin même par le chroniqueur.

- "Eh bien tu vois, il y a des gens qui n'étaient pas d'accord avec l'arrivée d'un Monsieur appelé David Martinon.
Alors ils disaient : Martinon-non-non.
Du coup le monsieur de la radio il disait Sarkozy -zi--zi.
C'est rigolo non?"

Gros éclat de rire autour de la table.
Le petit frère en pleine période caca-pipi-prout n'en a jamais entendu une aussi bonne. Même les soeurs plus âgées, théoriquement sortie de cette phase de régression anale, ne peuvent se retenir de rire.

Mais pas la questionneuse. La questionneuse sent le piège.
La questionneuse n'est pas née de la dernière pluie.
La questionneuse sait que quelque chose de plus important a été dit. Quelque chose qui, quand tu le connais, te fait directement rentrer dans le monde des adultes.

Et ce quelque chose, elle VEUT le savoir.

Coupant net l'hilarité de la naïve mère, très fière d'elle-même en croyant l'avoir joué fine, elle réitère sa question
- "Non, mais qu'est-ce-qu'il a dit d'autre? C'était pas ça"

La mère sent le piège se refermer.
La mère n'a jamais parlé de "ça" avec sa propre mère. Qui par un malheureux concours de circonstance est présente autour de la table.
La mère ne sait plus à quelle mère elle doit faire attention et à la place de quelle fille elle doit se placer.

Alors non, vraiment, je ne remercie pas le chroniqueur d'hier matin.


PS : La chronique était celle de Didier Porte dans l'émission de France Inter : "le fou du roi" de Stephane Bern. (Blog rigoureux qui cite ses sources, yes!)

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A quoi ça sert d'être jolie?



Yessss...
Here we are again.... (in French in the text : nous y r'voilà).

Elle a réussi à me trouver une autre : LA question.

Tout ça parce que je lui demandais d'éviter le haut à carreau avec le short à rayures sur son collant à fleurs, surtout quand l'un est vert pomme et l'autre quelque part entre l'orange et le marron et que par-dessus on rajoute le gilet rose bonbon avec une image débile.

- "Tu devrais changer le haut ma chérie, ce n'est pas très joli"

- "A quoi ça sert d'être jolie?"

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Pourquoi tu te maquilles?

LA  question.

Oui, peut-être aussi avec "Pourquoi il y a des guerres?" et "Pourquoi  la Terre tourne?"
Mais au moins dans ces cas là, on peut répondre :
- "Parce que".
Point.

Alors que " Pourquoi tu te maquilles?" demande absolument réponse. Posée équilibrée et équilibrante.
 
Et donc on va tout de suite éliminer le :
- "Mais pour être plus jolie ma chérie"
ou sa variante plus directe
- "Parce que sinon t'as vu la gueule que j'ai?"

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