Mercredi 19 Déc 2007
Y croire?
Par ClaireMM, Mercredi 19 Déc 2007 à 06:39 GMT+2 dans Questions pas top

Bon les amis j'ai un problème.
Mais le thème est complexe, et quand je dis complexe...
J'ai peur de m'embrouiller. Tant pis je me lance
Je crains de n'avoir engendré une légère confusion dans la tête de ma marmaille.
Celle en âge de comprendre un discours de plus de trois phrases d'affilée. Pour LE reste (au singulier), il est déjà assez confus en lui-même, il n'a pas besoin de mon aide.
Ma progéniture a récemment découvert l'existence de Dieu.
Enfin sa non existence.
Euh enfin le fait que Dieu est un sujet.
Enfin un sujet dont on parle, pas un sujet qui agit
Enfin si quand on y croit il agit. Sauf si on n'y croit pas.
Vous voyez, je vous l'avais dit, c'est un sujet à embrouilles dans ma tête.
Alors vous imaginez quand ma progéniture s'en mêle, comment je suis à l'aise.
Or elle a récemment découvert, à l'occasion d'un baptême familial, qu'il y a des enfants qui sont des enfants de Dieu.
Enfin, c'est comme ça que disait le prêtre. Même qu'il a vachement insisté sur le fait que les enfants de Dieu ils ont tout bon, rapport que Dieu veille sur eux. Jour et nuit. Et peut éventuellement chasser les cauchemars (non, ça c'est moi qui le rajoute parce que le prêtre il avait oublié d'en parler).
Et puis ils ont pu constater par eux-mêmes, que côté cadeau, devenir un enfant de Dieu c'est rentable.
Et là, ma marmaille, non baptisée, quand même, ça lui a posé un énorme problème.
Et pourquoi eux ne sont pas des enfants de Dieu?
Qu'est-ce-que c'est que cette irresponsabilité parentale qui ne leur a pas fourni cette assurance divine?
Bien sûr, une bonne mère-pas-top qui s'assume dirait:
- "Tout ça c'est du n'importe quoi, je n'y crois pas une seconde, va te coucher"
Sauf que..., ce n'est pas si simple dans ma tête. Sans doute un peu plus dans la tête de leur père, mais c'était moi sur la sellette ce jour-là.
Alors affirmer péremptoirement:
- "Dieu n'existe pas",
je n'ose.
Mais asséner la réflexion miroir:
- "Dieu existe",
là je ne puis.
Et me voilà bien embêtée.
Surtout que dans un souci de culture minimale, il n'est pas question de fêter Noël sans parler de Jesus. Donc de Marie. Donc de Joseph. Donc de etc etc...
Tout se complique!
J'ai bien sûr tenté une réponse de base, pensant ainsi régler le problème:
- "Il y a des gens qui croient que Dieu existe, il y en a qui n'y croient pas"
Simple, fin et logique. La classe.
Sauf qu'à logique, logique et demi.
D'où une réponse frappée du coin du bon sens:
- "Ah je comprends, Dieu, c'est comme le Père Noël"
Là il m'apparut que je n'étais pas sortie de l'auberge. Quand tu en es à expliquer la différence entre Dieu et le Père Noël, c'est que tu pars de très loin. Et que tu n'es pas arrivée.
Heureusement, comprenant que sur ce coup là, se parents n'assuraient pas une cacahouète, un échantillon de ma descendance a pris le choses en main. Sans nous demander notre avis.
Elle prie donc "à Dieu". Pour lui demander qu'il fasse beau demain par exemple (elle débute dans la voie des prières, n'oublions pas).
Et quand il fait beau le lendemain, elle ne me l'envoie pas dire:
- "Tu vois, ça marche, il fait beau"
A moi de me dépatouiller pour lui expliquer que l'expression "ça marche" en parlant de Dieu n'est peut-être pas la plus indiquée.
Mais là, je sens que ça va me demander encore de gros efforts intellectuels.
Je vous laisse, faut que j'aille y réfléchir...





