mere-pas-top

Soeurs-de-lait


S'il existe une pensée universellement partagée par tout péquin moyen (et en écrivant péquin, je ne fais bien sûr aucune référence à l'actualité), c'est ce sentiment de proximité affective qui peut nous habiter à l'encontre de certaines vedettes. Cette impression diffuse grâce à laquelle on est persuadés qu'ils perdent quelque chose à ne pas nous connaître.

On pourrait être super potes...

C'est la reflexion que je me faisais en écoutant Jean-Marie Perrier dans une émission de radio l'autre jour, tout en m'élançant sur mon fier destrier à pédales, tel Lance Armstrong dans le col du Galibiers.

Vu la renommée interplanétaire de J-M Perrier dans son quartier, il n'est pas sûr que ce nom vous dise quelque chose, mais là n'est pas le problème. Ce type, ça fait deux trois fois que je l'entends, et je le trouve éminament sympathique.
Contrairement à d'autres personnes (Alain Delon suivez mon regard).

Mon pédalage boostant mes neurones (le sport c'est bon pour le cerveau, demandez à n'importe quel boxeur), je continuais sur ma lancée reflexionesque en phosphorant sur cette affinité ressentie pour des stars.

Dans mon cas Vanessa Paradis, et même son Johnny, je suis sûre qu'on pourrait très bien s'entendre eux et moi.
Déjà à chaque fois qu'elle a été enceinte, paf moi aussi. Forcément ça crée des liens. Quand Paris-Match parlait de la naissance de ses enfants, c'est un peut de mes accouchements à moi dont il parlait.

Du coup, Vanessa et moi, on est comme qui dirait soeur-de-lait (vu de l'autre côté du mamelon bien sûr).
En plus ma fille elle a failli s'appeler Lilli. Voire Rose.
Ah!
Si c'est pas un signe ça...
On en aurait des choses à nous dire...

Alors voilà, moi je suis sûre, les ondes ne trompent pas.
Si Benoit Poolvoerde paraît barré sur les ondes, c'est qu'il l'est dans la vie.
Si Christian Clavier paraît imbu de lui-même, c'est qu'il l'est dans la vie.
Si Nathalie Baye paraît si sympathique, c'est qu'elle l'est dans la vie.

Oui oui, je suis sûre d'avoir raison.

D'ailleurs faudrait que je dine avec Georges Clooney un de ces jours. Juste pour vérifier s'il est aussi sympa qu'il en a l'air...

 

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Cohérence éducative et aspiration


 Mère-ma-soeur, puisque tu lis ici, cela peut laisser à penser que parfois dans ton fort intérieur et à l'insu de ton plein gré, tu ne te sens pas tout à fait top.

Tu as compris qu'il est inutile de compter sur ces pages pour changer la situation. Pas top je suis, pas top je reste. J'ai bien quelques idées pour monter dans l'échelle de la topitude, seulement voilà,  je ne les jamais testées.
Je ne me permettrais donc pas de donner des conseils.

Sauf... un tout petit. Un minuscule, un millimétrique.

Sois cohérente. Aie de la suite dans les idées!

Et, si, comme moi, tu te retrouves dans la voie de la non-topitude, reste ferme. Ne louvoie pas tel un politique de base au gré des sondages et de la réaction de tes enfants. Les situations engendrées étant sinon particulièrement pénibles.

Regarde moi, ce week-end par exemple!
Moi qui, d'une humeur telle qu'à côté un policier chinois qui surveille la flamme olympique pourrait passer pour jovial, moi qui passe l'aspirateur dans une chambre très très succinctement rangée  par ses heureuses propriétaires malgré mes nombreuses injonctions préalables.

La pièce qui se joue alors peut se décomposer en différentes scènes:

Scène 1 : Où l'on comprend que, quand la mère pas top passe l'aspirateur, elle passe l'aspirateur!
Or donc,  bien qu'ayant repéré le centimètre carré de papier blanc manifestement porteur d'un très fin dessin executé par un des Michel-Ange en herbe, je ne fais pas le petit geste de torsion de main nécessaire pour éloigner le souffle puissant de  mon pote l'aspiro.
Lequel aspire.
Le chef-d'oeuvre.
Sous les yeux horrifiés de Michelle-Ange inopportunément revenue au mauvais moment.

Etape 2 : Où l'on comprend que quand la mère pas top passe l'aspirateur, sa tendre chaleur maternelle frôle les températures de l'ère glaciaire.
Or donc, le visage ruisselant de larmes de Michelle-Ange devant cette disparition soudaine, aussi atroce pour ses yeux enfantins que la chute d'un bébé bouquetin dans une profonde crevasse, ce visage ruisselant ne produit aucun effet sur mon masque de titane.
J'aspire!
D'autant plus que je viens de tomber sur une mine de dizaines de petits papiers blancs de 1 cm carré chacun. Lesquels, nuance, ont tout l'air de provenir d'un bête déchirage de feuilles.
Pas top peut-être, mais pourvue d'un oeil maternel infaillible.
Les larmes, entretemps transformées en sanglots véritables, continuent à ne pas troubler l'aspiratrice en folie que je suis devenue.
Malgré les explications hoquetées de Michelle-Ange:
-    "Le dessin-hin, il est super impo-ho- hortant, c'est super du-hu-hur à faire, c'est tout petit pasque c'est pour décorer la mai-haison des playmobi-hils qu'on vient de faire ave-hec les ca-ha-hartons à chaussures. Et même que le dé-héssin il était rangé sur la table de nuit mais que c'est toi qui-hi l'a fait tomber par té-hé-erre".

A ce moment précis de la pièce, seul un oeil averti pourrait déceler dans l'oeil de la mère comme le début du commencement d'un infime soupçon de doute qui se ferait jour dans son esprit.
Que comme qui dirait, il se pourrait que les explications de Michelle-Ange ne soient pas fausses. Et que je suis donc en train de commettre une injustice maousse costaud.


Scène 3 : Où l'on comprend que quand la mère pas top se fait un bad trip aspiro, il lui faut du temps pour redescendre.
Toujours d'une humeur de bouledogue qu'on aurait nourri de kiwis depuis 3 mois, j'envoie Michelle-Ange à la douche. Au moins le bruit de l'eau camouflera les sanglots. Puis je finis mon aspiration, et je pose la bête.

Scène 4 : Où l'on comprend que sans aspirateur à la main, la mère pas top retrouve une partie de son humanité.
Soudain le masque de titane posé sur mon visage se décompose (camelote).
Soudain les sanglots de l'enfant sous la douche me déchirent le coeur.
Soudain ma résolution est prise...


Scène 5 : Où l'on voit la mère pas top faire des cochoncetés.
Et trifouiller pendant dix minutes l'agglomérat de poussières, miettes, cheveux et autres immondités que constituent la nourriture de base d'un aspirateur.
Beârk, c'est répugnant.
Et examiner un par un les dizaines de bouts de millimétriques papiers blancs préalablement ingurgités par la bête.

Tout en maudissant ma coupable faiblesse qui m'incite à fourrager dans ce tas d'ordure.
J'avais dit tant pis, c'était tant pis! J'aurais dû m'y tenir!
 Quel exemple déplorable pour mes enfants, aucune fermeté dans mes convictions.

Si tout le pays était aussi faible que moi et incapable de défendre ses idées, où irait-on?
On pourrait imaginer des socialistes dans un gouvernement de droite ou un ancien successeur de l'Abbé Pierre qui ne démissionne pas quand on lui vide de sa substance son projet de RSA.

Quel cauchemar...

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Soyons intelligents, dormons!

 

Mère-ma-soeur c'est terrible.

Tu sais à quel point sur ces pages nous défendons vaillamment l'image de la mère de famille (MDF pour les intimes).

Soutenant que, oui, elle peut le faire...

Elle peut être mode, et lorsqu'elle traîne dans les rayons, choisir ce jean à la coupe sympa et non celui à la coupe confort. Coupe confort consistant en une forme serrée aux chevilles, évasée aux cuisses, permettant de mettre à l'aise nos capitons généreusement fournis par Dame-nature pour assurer une grossesse en cas de diète.

Soit dit en passant, sympa de la part de la Nature d'avoir pris cette précaution, mais dans la classe moyenne française du 21ème siècle, cela paraît quelque peu superflu. Il serait temps que Mère-nature s'en aperçoive et fasse rapidement disparaître des réserves que nous ne sommes par prêtes d'utiliser si nous continuons à goûter avec un tel plaisir avec nos enfants.
Ce qui nous permettrait de ne plus avoir la tentation de remettre encore et toujours ce jean qu'on avait acheté un jour de déprime.

Car mère-ma-soeur, sais-tu que dans certaines contrées, ce jean confort est connu sous la détermination de "coupe-carotte"?
Ai-je besoin de continuer d'argumenter? Cette dénomination correspondant exactement au potentiel érotique de celle qui l'enfile, je ne saurais trop te déconseiller cet achat et porter ton dévolu sur un jean quelque peu plus fantaisistement coupé.

Bref, oui une MDF peut être sexy (attention, j'ai dit "peut", n'allez pas en tirer des conclusions hâtives sur mon potentiel bombesque).

Plus fort,
avec les amis qu'elle a invité à manger, elle peut boire un apéro sans les planter pendant une-demi heure pour lire une histoire au petit dernier.
Et prenant ce même apéro, elle peut ne pas parler de ses enfants. Au prix d'une volonté hors du commun sans doute, mais elle peut le faire.

Elle est en mesure de téléphoner sans laisser son interlocuteur soupçonner qu'elle est assiégée par une marmaille armée jusqu'aux dents de questions et sollicitations diverses et variées.

Elle est capable d'avoir une opinion pointue sur la politique. Incollable sur les goûts du plus haut représentant de l'état en matière de femme (grande brune, avec un prénom qui tient entre ces deux lettre C et A) et sur la manière systématique dudit grand chef et de son gouvernement de conduire une politique anti-sociale du plus bel effet.

(Pour ne pas paraître corporatiste, je ne parlerai pas sur ces pages de l'abolition de la carte famille nombreuse SNCF, qui va rendre le train encore moins concurrentiel que l'avion pour toute une catégorie de population dont je fais partie. Tout cela en contradiction totale avec les grands discours sarkozien sur l'environnement ou le pouvoir d'achat. Non non, je ne serai pas corporatiste, je n'en parlerai pas.)

J'abrège mère-ma-soeur, tu auras pu constater par toi-même à quel point ces modestes pages sont un lieu de combat citoyen pour relever la déplorable image de la MDF dans notre société.

Alors...
Alors!
Alors qu'avaient besoin ces chercheurs d'aller faire une étude sur le lien entre intelligence et sommeil? Et de prouver par tout une batterie de tests et d'expériences que moins on dort, plus on perd de neurones?

Comment vais-je pouvoir désormais argumenter que, bien que MDF, je ne suis pas neu-neu?

Avec toutes ces heures de sommeil à jamais perdues durant les années qui viennent de s'écouler, il est désormais scientifiquement prouvé que la neuneu-ïtude me guette!

Tout ça par leur faute!!

PS: Une profonde remise en question de la qualité de ces pages me pousse à réduire le rythme. Je viendrai seulement trois fois par semaine, lundi, mercredi et vendredi. Et si la qualité me laisse sceptique, je laisserai la charge de ce combat citoyen à d'autres mères blogueuses très talentueuses.

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Que leur dire pour qu'ils sachent se protéger?

 Petit texte totalement hors norme aujourd'hui, qui ne se veut pas humoristique et qui n'émouvra personne non plus. Mais pour une fois qui aura peut-être un peu d'utilité

J'ai participé hier (un peu par hasard, c'était proposé par l'école) à une réunion traitant de comment éduquer les enfants à se protéger eux-mêmes d'éventuels agresseurs. Un cours pour les enfants était organisé, c'était un peu l'explication de texte pour les parents.

Alors je ne vais pas faire un compte-rendu de réunion, beaucoup de choses dites tombaient sous le coin du bon sens, mais deux ou trois trucs m'ont frappée, les voici :

Evidemment, si vous n'avez pas le bon sens placé dans le même sens que moi, vous allez lire des trucs qui vos paraîtront évidents tandis que je passerai peut-être sous silence des trucs qui vous auraient intéressés. Désolée, mais il me fallait faire un choix.

Le premier truc où j'ai levé l'oreille (assez difficile anatomiquement parlant) c'était au sujet du dilemme : "Prévenir l'enfant, c'est lui dire que des horreurs existent et donc éventuellement le traumatiser".
Il est illusoire de croire qu'il échappe à la connaissance de la violence du monde. Dès le CP il déchiffre les manchettes des journaux, et bien avant il écoute la radio et la télé avec nous. Sans compter la cour de récré.
Donc parler avec lui de ces horreurs, c'est plutôt le rassurer que l'angoisser. C'est lui donner des clés pour "comprendre" ces histoires qu'il entend. Et surtout apprendre comment s'en protéger autant que faire ce peut.

Ces clés, la plupart sont connues de tout adulte.
Ce sont les habituels "Ne pas suivre un inconnu, même s'il dit venir de la part des parents", "ne pas ouvrir la porte à n'importe qui", faire apprendre le numéro de téléphone du père ou de la mère dès que possible, et surtout "personne n'a le droit de te toucher si tu n'es pas d'accord, tu dois dire non et même crier si besoin".

A cela, quelques petites précisions ont été ajoutées, les voici:

Tout d'abord, se contenter d'expliquer à l'enfant qu'il ne doit en aucun cas suivre un adulte n'est pas suffisant. Car les salauds tendent des pièges présentés comme une demande d'aide. Or nous avons appris à nos enfants à être serviables. Si l'enfant refuse de suivre une personne qui lui demande un service, il se sent coupable.
C'est pourquoi il faut expliquer très clairement qu'un adulte ne doit pas demander de l'aide à un enfant. S'il le fait quand même c'est l'adulte qui est impoli, et non l'enfant qui refuse. Un adulte intelligent sait qu'il angoisse un enfant par cette demande. Une aide se demande à un autre adulte.

Bref il faut déculpabiliser l'enfant de son éventuel refus d'aider un adulte.

Ensuite il a été dit que faire apprendre le numéro de téléphone par coeur est bien mais pas suffisant. Un enfant qui panique aura beaucoup de mal à s'en souvenir. Il vaut mieux que l'enfant l'ait toujours sur lui aussi par écrit.

Un petit truc en passant, également utile pour les vieilles personnes de notre entourage (ce blog va devenir universel si ça continue comme ça) : les policiers se déplacent toujours par deux et sont en uniformes. Sinon ce ne sont pas des policiers.

Et puis dans un autre registre, car on n'est plus dans la défense mais dans la parole: il est bon d'expliquer à l'enfant qu'il existe des bons secrets, ce sont ceux où personne n'a mal, et des mauvais secrets, ce sont ceux où une personne de l'histoire souffre.
Ceux-là doivent être répétés. Pas à la cantonade, mais à un adulte de confiance, qui pour la plupart des enfants, sera les parents. Leur dire que c'est la seule façon d'aider une personne qui souffre en secret.
S'ils sont confrontés à ce genre de dilemme dans leur classe, cela aidera.

Ah si un dernier truc : pour que l'enfant ose venir vers ses parents s'il est confronté à un problème qui met la sexualité en jeu, il faut que la sexualité ne soit pas un sujet tabou à la maison. Sinon il n'osera rien dire, se sentant coupable.

Voilà, c'est à peu près tout, si je ne vous ai rien appris je m'en excuse, moi j'ai enregistré ces petites infos là. Pas transcendantes, mais pas inutiles non plus.

Je ne suis pas parano, cette angoisse je l'ai comme tout parent mais pas plus que ça. D'ailleurs j'ai très peu "averti" mes enfants ils ouvrent la porte facilement, sortent seuls dans la rue et n'ont pas mon téléphone sur un papier.

Ce week-end je ferai malgré tout une petite mise au point.
Malgré tout...


PS: Pour tout ceux qui voudraient mettre un comm, je crois inutile de discuter sur l'horreur d'un pédophile et sa condamnation en justice. Cela dépasse de très loin le sujet du jour, et est extrêmement polémique.  Et je ne me sens pas la compétence pour gérer ce genre de polémique.

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Régression (c'est pas ma faute)


 Le problème quand on est mère, c'est qu'on retombe facilement en enfance.

On déserte Kusturica et les frères Cohen pour Walt Disney, on ne fréquente plus que le petit bassin de la piscine ce qui n'aide pas à remplacer ces quelques rondeurs plus ou moins gracieuses par du bon muscle tout ferme.

 Et les discussions interminables pour refaire le monde autour d'un expresso (consommation la moins chère pour étudiants fauchés) avec nos potes sont devenues des parties de bataille autour d'une grenadine (consommation toujours la moins chère pour mère de famille qui sait bien que la conso ne sera pas finie alors 3€50 dans un soda, ça fait mal) avec des personnes de petite taille qui ont une appréhension limitée des réalités géo-politiques.

Plus grave,  le bout de baguette et le chocolat du goûter, cessent d'être un joli souvenir nostalgique de notre enfance pour réapparaître soudainement dans notre alimentation. Justement quand on ne peut plus compter sur nos séances à la piscine pour l'utilisation des calories surnuméraires!
Et par décence pour ne pas tomber dans la volupté, je n'évoquerai pas sur ces page les cuillérées remplies de petits-suisses aux goût fruité, petit-suisses que mes enfants n'ont dégusté en totalité  qu'à partir du moment où ils ont su les déguster seuls. Irrésistiblement attirée par ces cuillérée régressives, je n'ai jamais pu m'empêcher d'en engloutir une ou deux au passage lorsque je les nourrissais encore à la cuillère. Sans compter tous les "débordements" qu'en bonne mère consciencieuse je léchais. En évitant soigneusement de racler la cuillère au bord du pot, malheureuse! J'en aurai eu moins...! Bref, le bambin en face de moi avait de la chance si la portion qui lui revenait in fine dépassait la moitié du pot...
Encore maintenant je fais des essais réguliers pour leur en piquer une ou deux cuillérées tandis que je mange raisonnablement mon yaourt nature, mais ces ingrats défendent leurs pots d'une manière honteuse. Laisser leur pôv vieille mère saliver face à leur dessert, quel manque d'éducation...

Oui réellement, la régression dans l'alimentation n'est pas l'aspect le plus enviable de la condition de mère. Surtout que cette régression est à géométrie variable. La règle d'airain d'absence de grignotage dans la journée (dérogation exceptionnelle pour des bouts de carottes crues en bâtonnets les jours de bombance) ne s'applique malheureusement pas à moi.

Résultat non seulement je me bouffe à l'insu de mon plein gré des tapées de petits-suisse saromatisés, non seulement je me fais un bon 4 heures plein de pain et de chocolat, mais en plus entre temps je grignote.
En cachette bien sûr, j'ai des principes.  

Au final, cette régression (partielle malheureusement) ne fait plaisir qu'à ma balance. Laquelle est toute heureuse de montrer toute la mesure de ses capacités et me faire découvrir des chiffres qu'elle passait jusque là pudiquement sous silence.

C'est pas ma faute à moi...

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Slightly Penibeul

 

Aujourd'hui c'est un jour de rediff. Le texte prévu n'est pas assez abouti et le temps me manque pour le retravailler.

Désolée pour celles et ceux qui ont déjà lu celui ci-dessous, et à demain pour un texte dont la fraîcheur ne sera comparable qu'à celle d'un poisson du jour qui débarque à la criée.

L'odeur en moins....

 

Il y a des jours, faut avouer qu'on regrette quand même un peu...
On maudit notre excellence, on se repend de notre perfection.

Et on se rend compte que l'incomparable éducation de notre descendance commence sérieusement à nous peser sur le coquillard.

Parce qu'il faut bien le dire, c'est humain, il y a des jours...

Des jours où il nous surprend à lire en mangeant.
Ou à nous curer le nez en lisant.
Voire tout cela à la fois (je sais c'est immonde mais c'est humain je vous dis).

-"T'as dit qu'on a pas le droit de lire en mangeant et en plus c'est que les cochons qui se curent le nez et en plus c'est idiot parce que les cochons ça a même pas un nez mais un groin et que..."

Là tout de suite comme ça, il ne vous fait pas penser à quelqu'un?

Ou alors il vient malencontreusement à passer devant la chaussette sale qui traîne dans le couloir et en voulant la rapporter dans notre chambre, il se rend compte que le bazar qui y règne rappelle très nettement les rayons des G*leries L*fayette au soir du premier jour des soldes, rayon vêtements femmes.

"T'as pas rangé ta chambre et toi tu me demandes toujours de ranger ma chambre parce que sinon on retrouve plus rien puis après tout est cassé et que toi tu veux pas racheter toujours des choses juste parce que j'y ai pas fait attention et en plus...."

Ça se confirme non, cette impression de l'avoir déjà vu quelque part?

Il est même capable de se souvenir que lorsque nous étiez dans la salle de bain ce matin il a distinctement entendu en parallèle le bruit de votre brosse à dents ET le bruit de l'eau qui coule...

- "T'as dit que fallait pas laisser couler l'eau, c'est du gaspillage et que si personne fait attention dans 20 ans  y aura plus d'eau sur Terre et que c'est pas bien de pas penser aux autres et de toutes façons..."

Là c'est bon, ça y est. Vous avez fait la relation?

Bon sang mais c'est bien sûr...

 Horreur, vous avez engendré Jiminy Cricket!

Himself.

Celui de Pinnocchio (revu et corrigé par Walt Disney, parce que je vous signale au passage qu'il n'existe pas dans la version originale. Vous pouvez vérifier dans Wikipedia si vous ne me croyez pas, ce blog ne fournit que des infos bétons je vous ferais dire)

Jiminy Cricket donc.

La voix de votre conscience;

Branchée en permanence.

Sans bouton on/off....

PS à l'attention de Chrystèle Igchrist et Maman-au-secours : Vos pseudos font systématiquement tomber vos comms dans la boite anti-spams. Et je les découvre tard en général. du coup j'y réponds totalement à contretemps.

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Mécanique d'antan


Une mère pas top, point de vue mécanique, ça se rapproche des belles automobiles de nos arrières-grand-papas.

C'est du moteur à explosion.

Avec une régulation de la mécanique qu'on ne peut pas qualifier de haute précision. Loin s'en faut.

Les explosions sont à déclenchement relativement aléatoires, d'une puissance qu'aucun vulcanologue spécialiste de la modélisation des secousses sysmiques ne peut modéliser, et d'une efficacité parfois aussi tangible qu'un joli pipi dans un stradivarius.

Bref, c'est imprévisible, pas fiable et ça ne sert souvent à rien.

Pourtant ça continue à être une mécanique trèèèès en service sous les cieux plafonesques de notre appartement familial.

Alors bien sûr, comme dans tous les moteurs à explosion, il y a une manivelle pour le démarrer.

Manivelle qui a un mode d'emploi. En quatre exemplaires. Si si, un mode d'emploi!
Le "Comment du pourquoi que le moteur parfois il part au quart de tour et que comment c'est super facile de pas le mettre en route si on est tout gentil".
En gros, tout ce qu'il ne faut pas faire si on ne veut pas me voir pousser une gueulante.

Le problème est que: si moi j'en suis restée au début du XXème siècle niveau progrès de la mécanique, mes enfants, eux, c'est carrément au début du XVème siècle qu'ils sont restés plantés.  Gutemberg ça ne leur dit rien.
En un mot comme en cent, ils n'impriment pas.

Le mode d'emploi de la manivelle déclencheuse des explosions, pour eux c'est aussi limpide qu'manuscrit latin travail de toute une vie d'un moine copiste.
Illisible.

Alors forcément, à force de ne pas en prendre soin, cette manivelle a des ratés.

L'appartement résonne donc d'explosions parfois justifiées, parfois pas, en tous cas jamais indispensables. Et régulièrement génératrices a posteriori d'auto-culpabilisation maternelle.

Surtout que reconnaissons-le, le mode d'emploi fait état de détails tels que "chiffre sur la balance" ou "courrier en retard pour la sécu" sur lesquels ils n'ont aucune influence.

Heureusement, les enfants sont des petits animaux c'est bien connu.

Les miens ont fait comme les pigeons parisiens, les mouettes dans les ports et les dauphins dans la mer (et par décence je ne rajoute pas les vautours sur l'autoroute dans cette comparaison).

Ils se sont adaptés au bruit.

Et ne se laissent troubler que très rarement par ce grondement de moteur rugissant.
Yes, une fois démarré, mon vieux moteur de De-Dion Bouton se transforme en effet en Ferrari dernier modèle et vrombit de toute sa puissance.

Pas top.

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Fait divers et internet

 Aujourd'hui ce ne sera pas drôle, désolée, j'ai beaucoup hésité à mettre ce texte en ligne.

Laisser passer l'info sans en parler, alors que j'ai pensé à ce blog, à moi et à vous qui le lisez, en lisant l'article, je le ressens presque comme une malhonnêteté.

Mais commenter un fait divers sordide, c'est un exercice que je ne prise que peu.

J'avais d'abord pensé écrire quelques phrases avec un peu d'humour. Puis l'humour n'est pas venu.

Logique, dans ce contexte...

Il s'agit de ce fait divers qui concerne le décès d'un enfant de quatre ans. Laissé à l'abandon par sa mère, il a fini par mourir de faim. Le procès a eu lieu la semaine dernière.

Il semble évident que cette femme est extrêmement perturbée psychologiquement et que sans doutes ces profondes failles viennent d'une enfance sans amour, où elle s'est par exemple entendue dire par sa mère après le decès de sa soeur ainée:
-"J'aurais préféré que ce soit toi qui meure plutôt qu'elle".
Mon but n'est pas de commenter cette histoire tragique.

Mais à cette atroce réalité, se rajoute une surréaliste caractéristique: cette mère était une "mère-modèle" sur le forum des mamans qu'elle fréquentait. Devenue une référente, source de bons conseils et de recommandations. Sollicitée par des futures ou jeunes mères pleines de questionnements sur l'éducation de leurs enfants, elle prodigait réponse et réconfort.

Tout en laissant littéralement mourir de faim son fils.

J'ai bien sûr été interpellée par les  mots "internet", "échanges entre mère", "éducation", "conseils" intervenant dans un tel contexte. Un parallèle s'est fait dans ma tête avec ce blog, puis a aussitôt disparu. Cette histoire est tellement extra-ordinaire, qu'aucune comparaison ne peut être utile.

Pourtant je reconnais un enseignement à ce fait divers, c'est le rappel de cette évidence: internet est un espace où toutes les personnes que nous rencontrons sont masquées. La seule manière de faire tomber les masques, c'est de se connaître dans la vraie vie.

Même si nous nous accordons mutuellement notre confiance, même si s'ouvrir à des "inconnus" est parfois plus facile que de s'ouvrir à des proches et peut permettre de progresser, on ne se connaît pas.

Garder notre esprit critique bien éveillé lorqu'on se promène sur la toile doit être un reflexe premier. Parce qu'on a que la bonne foi de celui qui a mis en ligne comme garant de l'honnêteté de ce qu'on lit.

Mais finalement, toutes ces réflexions en me rappelant que je ne vous connais pas m'ont donné encore plus envie de vous rencontrer.

C'est le paradoxe du blog, on se fait plein d'"amis", et puis on est frustrés de ne pas connaître nos amis.

Enfin en tous cas en ce qui me concerne.

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Etiquette


 Cela fait des années qu'on nous complimente sur son "talent d'artiste".
Cela fait des années que je me demande comment lui faire part de mon admiration lorsqu'elle m'apporte un dessin sans que, par un effet pervers, ces compliments ne développent dans la tête de ses frères et soeurs, un sentiment d'infériorité totalement injustifiée.

Cela fait des années que, confortée par tous ces avis extérieurs d'amis et de maîtresses qui l'ont vue passer, je me dit que cette enfant a sans doute une capacité de création supérieure à la moyenne. Ce qui lui permet de ne jamais s'ennuyer, créant, dessinant, composant des installations d'objets hétéroclites.

Cela fait des années que j'ai repéré son peu d'attrait pour les activités physiques.

Pas comme sa soeur jumelle. Incapable ou presque de s'occuper seule, et qui n'est jamais plus heureuse que dans le mouvement.

Alors, cet après-midi, devant ce nouveau cours de danse, lorsque ma petite dessinatrice a refusé, après avoir donné son accord pour faire une heure d'essai, d'entrer dans la salle avec sa soeur et les autres filles, je ne me suis pas étonnée.

La danse c'est pas son truc que voulez-vous. C'est une ââââârtiste...

Elle n'a accepté comme unique concession que de s'asseoir dans un coin de la salle et d'observer sa soeur et toutes les autres bouger avec tant de plaisir.

Je n'ai pas insisté. Je sais bien qu'elle n'est pas aussi sportive que sa soeur. Ses passions sont ailleurs.

Mais alors, maintenant que l'heure est finie...
Pourquoi pleure-t-elle? Pourquoi sort-elle de la salle en larmes? Aucune douleur apparente, pourquoi ce gros chagrin qui me saute soudain aux yeux ? Et ces sanglots dans la voix quand elle me répond:

-    "Ma chérie, mais pourquoi tu pleures? Ca ne t'a pas plu?"

-    "O -h- oh..., si-h-i"

-    "Tu n'étais pas contente d'être là?"

-    "O- h-oh .... si-h-i

-    "Alors finalement, tu voudrais en faire aussi de la danse?"

-    "Oh..... no-h-oh-oon"

-    "Mais pourquoi puisque tu dis que ça te plaît? Je ne comprends pas"

-    "Pa-h-rce-heu que... parce-h-eu que... moi... j'y arri-h-i-verai jamais... à faire si-h-i bien co-h-o-mme les autres".

Ma chérie, ma petite artiste, ma sportive, ma tendre beauté, laisse couler tes larmes afin que la gifle mentale que je me prenne soit encore plus grande.

D'où mes venue la stupidité de croire qu'il était "normal" que tu n'aies pas envie de faire de danse? D'où m'est venue cette passivité, qui m'a fait accepter sans plus de question que tu refuses d'y participer?
Parce que tu aimes dessiner? Parce que tous les adultes qui te croisent te collent cette étiquette d'artiste?

Comment ai-je pu accepter de te résumer à cette étiquette, ausi valorisante soit-elle?

Et comment, alors que je fais tellement attention à ce que ta soeur ne soit pas dans ton ombre, n'ai-je pas vu que c'est toi qui te sens inférieure à elle?

Pleure ma chérie, pleure.
Et regarde je pleure avec toi.
De honte...

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Aveux de mère


Je sentais qu'il ne fallait pas que je lise cet article de Marie-Claire (Avril 2008). Je le sentais. Le titre m'avait suffisamment prévenue: "Mères au bord de la crise de nerfs".

Je sentais que mes petits nerfs fragiles y seraient mis à rude épreuve... En général quand un magazine grand public parle des mères, ça me fait un effet presqu'aussi intense que quand mes enfants  me parlent tous à la fois alors que je téléphone au service client d'un opérateur de téléphonie mobile. Le genre d'appels où l'on se voit obliger de répéter à cinq personnes d'affilée exactement la même chose, le tout entrecoupé de très nombreuses minutes d'attente à 0,35 euro

La capacité de ces magazines à présenter des modèles de maternitude proche de Caroline Ingalls m'exaspèrent.

Ce qui donne un effet qui me rend aussi performante dans l'échappement de vapeur qu'une cocotte minute en fin de cuisson.

Pourtant, à mon grand étonnement, ça commençait bien. Très bien même.

L'une des premières phrases était:
    Imaginez des groupes de paroles sur le thème...: " Et si on disait du mal... de nos enfants".

Ça m'a sérieusement rappelé quelque chose... Dites, je rêve où ils parlent de nous?
Eh oui, vous vous rendez compte? Dans Marie-Claire ils nous demandent d'imaginer un groupe que c'est nous tout-craché sur ce blog! On est carrément before the tendance!!!

Gonflée de fierté et frémissante d'impatience; j'ai poursuivi toute guillerette ma lecture.

Malheureusement.
Car l'article continuait par des témoignages.

Et là, ce fut la chienlit de ma bonne humeur, le nettoyage au karcher de ma relax-attitude. J'ai lu des témoignages de mère abracadabrantesques.
(Au passage, vous admirerez la capacité que j'ai de faire référence, sans en avoir l'air, à nos présidents de la 5ème république. Me reste plus que deux citations à placer et j'ai la totale. Je reconnais cependant que ce genre d'exploit n'a aucun intérêt, la beauté du geste comme dirait l'autre).

Mais je m'éloigne  de mon sujet. Je voulais citer ces témoignages de mère, dont, j'imagine, le prénom a été modifié pour qu'elles ne soient pas reconnues dans leur quartier. Ces mères décrivent à quel point elles sont au bord de la crise de nerfs et se sentent entrer dans des abîmes d'imperfections maternelles.

Ainsi Clémence mère de trois enfants, qui nous fait cet inadmissible aveu:
 -"Je l'avoue, si je peux passer outre l'histoire du soir, je le fais"

Alors là Clémence, si je peux me permettre, euh... tu sais que tu n'as pas à t'en excuser?
Tu sais que tu n'as pas à en avoir honte? Tu sais qu'un enfant peut vivre et s'éveiller sans son histoire quotidienne? As-tu réellement besoin de présenter cela comme un aveu honteux???
Et vous charmants journalistes de Marie-Claire, en présentant ce témoignage comme un "phénomène", vous n'avez pas une très légère impression de contribuer grandement à cette pression de la perfection maternelle, élevant la lecture du soir comme une des conditions sine qua non pour être une bonne mère,  au même titre que de lui donner à manger et de l'amour?

La lecture du soir c'est bien. C'est beau. C'est un doux moment de partage. Mais c'est FA-CUL-TA-TIF Clémence! Et quand on n'a pas l'envie ou pas le temps, il me semble possible de la zapper sans se sentir coupable et angoissée d'engendrer  un traumatisme qui rendra nécessaire des visites chez un psy jusqu'à l'âge de 23 ans.

Et que dire à Anne mère célibataire, lorsqu'elle témoigne:
 -"Je rentre à 19 heures; elle se couche à 21 heures, j'essaie de lui consacrer ces deux heures. Le week-end est rien que pour elle aussi. Mais lorsqu'à 22 heures elle est encore en train de hurler qu'elle ne veut pas dormir [...] j'ai envie moi aussi de hurler [...] Cela nous ferait peut-être du bien de nous séparer un peu mais je n'ai plus mes parents et ma belle-mère, si elle garde ma fille, c'est pour la planter devant la télé"

Anne, ma soeur Anne, j'ai envie de te dire...
Non mais ça va pas la tête? ??? Tu crois que tu vas tenir combien de temps à ce rythme??? Et ta vie à toi là-dedans, elle est passée où? En quoi c'est un problème qu'elle passe son temps devant la télé quand ta belle-mère la garde, puisque justement ce n'est pas son mode de vie quotidien? Laisse-la regarder, laisse ta belle-mère s'en occuper bien ou moins bien et octroie-toi de l'air. Sans vouloir faire de la psycho à deux sous, c'est sans doute positif pour les deux.

Enfin bref, je ne vous fais pas une explication de texte niveau première- prépa bac grançais de tout l'article, ça serait fastidieux. Et puis ça me donne un côté donneuse de leçon que je n'aime pas trop.

Mais si on pouvait un peu moins se mettre la pression nous-mêmes, nous les mères...

Alors juste pour la fin, je rajouterai cette citation de Clémence:
-"Les autres femmes font semblant, jouent les mères idéales, celles pour qui tout roule".

J'aimerais lui répondre:

Pas toutes, Clémence, pas toutes....

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